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Même au nom de la liberté d’expression et de penser(pensée) ou celle de la presse, doit-on plus oser dire certaines vérités ? Evidemment non. Mais, cela dépend certainement d'un pays où l’on se trouve et vers quel interlocuteur on envoie le message ? Et cela pourrait dépendre aussi du sujet qu’on a abordé avec le correspondant. Ceci pourrait être valable, même dans beaucoup de pays occidentaux où la liberté de la presse ou d’expression est presque un acquis, malgré tout on risque tout de même d’être taxé de diffamateur et la justice prononcera une sentence sur vous si les faits sont avérés. Finalement on ne peut pas raconter n’importe quoi sur les réseaux sociaux. Voyez-vous à moins de trois jours, la RTBF a publié deux cas de poursuite judiciaire, dont l’un concernant un Pakistanais qui a été condamné à mort pour blasphème sur Facebook, ont indiqué samedi 10 juin 2017 ses avocats, une première condamnation de ce type fondée sur des accusations en provenance du réseau social. Et le second cas concerne un Thaïlandais qui a été condamné à 35 ans de prison vendredi 09 juin 2017 pour avoir publié des messages Facebook jugés diffamatoires pour la famille royale, recevant l'une des sentences les plus sévères jamais prononcées pour lèse-majesté dans le royaume. C’est qui est bizarre de ces deux cas de poursuite judiciaire, toutes les deux informations nous proviennent d’Asie, respectivement du Pakistan et Thaïlande. Là-bas au Pakistan, le blasphème est un sujet extrêmement sensible au Pakistan, pays musulman conservateur, où même des accusations non prouvées peuvent enflammer la population, entraînant des actes de lynchage ou autres phénomènes de violence.

Il faut donc bien apprendre sur les lois d’un pays sur la liberté d’expression ou de liberté de la presse avant de dire ce que l’on croit, veut ou pense. Sinon, vous risquerez une condamnation à mort pour blasphème sur les réseaux sociaux comme le cas de ce Pakistanais Taimoor Raza où le juge Shabbir Ahmad Awan a rendu son verdict à Bahawalpur, à quelque 600 kilomètres au sud d'Islamabad, considérant Taimoor Raza coupable d'avoir insulté le prophète Mahomet, a indiqué à l'AFP le procureur Shafiq Qureshi. Taimoor Raza s'était querellé sur Facebook au sujet de l'islam avec une personne qui s'est avérée être un membre du ministère pakistanais anti-terroriste, a indiqué à l'AFP l'avocat de la défense, Rana Fida Hussain. Le responsable en question a porté plainte contre Taimoor Raza en se basant sur les commentaires qu'il avait publié sur le réseau social. L’avocat a estimé que son client était innocent et qu'il ferait appel. S’agissant du second cas de condamnation sur Facebook ayant eu lieu cette fois-ci à Thaïlande, l’AFP mentionne que depuis l'arrivée au pouvoir des militaires après un coup d'Etat en mai 2014, les poursuites pour ce crime se sont multipliées et les sanctions alourdies. Une centaine de personnes sont derrière les barreaux pour lèse-majesté, d'après la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). « Il a été condamné à sept ans de prison pour chacun des dix postes Facebook. Au total, cela fait 70 ans mais la peine a été réduite de moitié puisqu'il a avoué », a expliqué à l'AFP Yingcheep Atchanont de l'ONG de défense des droits de l'homme « iLaw », à la sortie du tribunal militaire, où la presse était interdite.

Selon l’AFP, dont l’information a été reprise par la RTBF, l’organisation, qui assiste l'homme, a expliqué que ce dernier avait utilisé ce compte Facebook pour piéger un ancien ami avec lequel il est brouillé. Il avait posté sur ce faux compte des photos et des vidéos de la famille royale. Il n'a pas la possibilité de faire appel puisqu'il a été jugé par un tribunal militaire. L’AFP rapporte que ces dernières semaines, la police a procédé à l'arrestation de plusieurs groupes accusés d'avoir diffamé la famille royale. Fin mai, quatre jeunes Thaïlandais, dont un adolescent de quatorze ans, accusé d'avoir mis le feu à un portrait du roi défunt, ont été arrêtés, détenus plusieurs semaines dans une prison militaire secrète sans aucun accès à un avocat. Ils sont aujourd'hui en détention provisoire avant leur procès. Elle rapporte aussi qu’en début mai, un avocat thaïlandais spécialiste des droits de l'homme a été inculpé pour dix accusations de diffamation, le présumé coupable risque jusqu'à 150 années d'emprisonnement. Connue sous le nom d’ « article 112 », la très stricte loi thaïlandaise sur les crimes de « lèse-majesté » prévoit de trois à quinze ans de prison pour quiconque diffame le roi, la reine, son héritier ou le régent, pour chaque délit. Les rares médias, y compris internationaux, qui évoquent ces affaires ne donnent aucun détail des accusations, de crainte de tomber eux-mêmes sous le coup de la loi. Les arrestations et les condamnations peuvent être racontées mais pas les détails des accusations car cela peut être considéré comme une violation de la loi.Ahmat Zéïdane Bichara 

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