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Le second tour des élections législatives, très attendu a rendu son verdict au terme d’une campagne âprement disputée où les candidats en lice ont jeté tous leurs dévolus pour expliquer, convaincre les électeurs de plus en plus politisés et exigeants. Evidemment, le grand gagnant de la soirée électorale aura été incontestablement La République en marche (LEM) du nouveau président Macron qui a raflé la mise avec 317 sièges sans compter les 45 sièges de son allié le Modem de Bayrou, actuel ministre de la justice, viennent ensuite dans l’ordre les forces de la droite républicaine (LR, UDI, DVD) qui sauvent bien les meubles avec 131 sièges, le parti socialiste connaît un véritable désastre avec seulement 46 sièges suivi de ses alliés traditionnels de la gauche, le PRG, écologiste les verts, et DVG qui gagnent 14 sièges, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon semble être la révélation de ces législatives avec un score spectaculaire de 28 sièges remportés avec son allié le parti Communiste. Si les électeurs ont accordé une large majorité au parti LEM, il n’en demeure pas moins qu’avec 56,83 %, l’abstention atteint un score jamais égalé.

La tendance observée au 1er tour s’est largement amplifiée. Elle doit interpeller la classe politique sur les raisons de cette démobilisation grandissante de l’électorat. La victoire des candidats de LEM s’inscrit logiquement dans la dynamique de l’élection de Macron et des résultats très favorables au 1er tour. Les poids lourds ont tous été élus : entre autres Castaner, Ferrand et bien d’autres. La défaite la plus cuisante est celle du parti socialiste qui trouve aujourd’hui complètement en lambeaux au point de pousser son Secrétaire général à la démission. Il assure qu’il reste dans le parti pour apporter sa modeste contribution à la reconstruction du parti. Quelques figures emblématiques du socialisme ont été sèchement battues comme les anciens ministres de Hollande : Mme Vallaud Belkacem, Mme Touraine, Urvoas, El Komry. Le cas Valls a alimenté beaucoup de haine et de rancœur. Avec 50,3 % des voix, il espère remporter le siège mais c’est sans compter avec la jeune femme de la France insoumise qui revendique, elle aussi la victoire. Aussi morcelé en miettes, le parti Les républicains est traversé par des antagonismes et des positions très éloignées les uns des autres. Christan Estrosi a appelé à la clarification de la ligne du parti. Ce qu’approuve Eric Cioti qui s’en prend ouvertement à tous les républicains qui, par leur prise de parole contraire à la ligne du parti ont contribué à l’affaiblir.

Moussa T.Yowanga

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