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Dans ce royaume des « hors » la loi, les gens meurent finalement comme des mouches. Tantôt les médias internationaux nous apprennent la mort des gens par fusillades meurtrières et lâches, tantôt des migrants morts en plein désert à cause de faim et de soif et ainsi de suite. Et à quand la fin de cette liste macabre ? Selon notre confrère de l’AFP rapportant des informations qui lui ont été livrées le samedi 10 juin 2017 par des garde-côtes, au moins huit migrants sont morts et plusieurs dizaines étaient portés disparus au large des côtes libyennes alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Europe par la mer. Le chef des garde-côtes de la localité de Garaboulli (60 km à l'est Tripoli), le colonel Fathi, indique ce samedi 10 juin 2017 à l’AFP : « Ces huit corps font partie d'un total de 120 ou 130 passagers qui étaient sur le canot. »

 

L’AFP décrit clairement les conditions qui leur sont infligées : « les migrants interceptés ou sauvés par les garde-côtes libyens sont souvent détenus dans des centres de rétention en vue d'un rapatriement dans leur pays. Beaucoup se retrouvent cependant replongés dans le circuit des extorsions et des violences organisés par les réseaux de passeurs. Les trafiquants profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 pour faire passer chaque année des dizaines de milliers de migrants à destination de l'Italie, en leur demandant d'importantes sommes d'argent. Selon le Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), environ 61.250 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l'année, et 1.778 sont mortes ou portées disparues pendant la même période dans leur tentative de traversée de la Méditerranée. »

 

L’AFP revient sur la mort et la disparition ayant eu lieu le samedi 10 juin 2017, d’après le récit de leur reporter présent sur les lieux : « les corps des migrants étaient coincés dans les plis d'un canot pneumatique dégonflé, repéré à cinq milles marins (plus de 9 km) au large de la ville de Garaboulli, a constaté un journaliste de leur agence qui a accompagné les garde-côtes sur le lieu du naufrage. Le responsable libyen a estimé que si ce type de canot peut transporter jusqu'à 120 personnes, il y aurait donc plus d'une centaine de disparus qui se seraient noyés ou, dans le meilleur des cas, auraient rejoint la plage à la nage. » Dans un entretien avec l’AFP, le porte-parole de la marine libyenne, le général Ayoub Kacem, a indiqué ce samedi 10 juin 2017 que : « des patrouilles des garde-côtes de Zawia (45 km à l’ouest de Tripoli) avaient intercepté vendredi matin cinq canots pneumatiques et deux bateaux en bois transportant plus de 570 migrants clandestins. » Il ajoute pour mieux préciser son témoignage qu’au moment du repérage, les embarcations étaient escortées par cinq Libyens sur un jet-ski et deux hors-bords dont un a été neutralisé et trois des cinq hommes ont été appréhendés. Il cite finalement leurs nationalités:« les migrants sont bangladeshis, égyptiens, marocains et ont été livrés au centre de rétention à Zawia. »

Ahmat Zéïdane Bichara/Moussa T. Yowanaga

 

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