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La revue médicale américaine New England Journal Of Medicine a annoncé le lundi 12 juin 2017 une très mauvaise nouvelle à l’humanité, c’est-à-dire aux populations de la terre. D’habitude, les gens ont peur lorsqu’on annonce des mauvaises nouvelles relatives au VIH/Sida, au cancer, au diabète, au drépanocytose ou d’autres maladies génétiques. Mais cette fois-ci, loin de là. Il s’agit bien du nombre d'obèses qui a plus que doublé dans 73 pays depuis 1980 et a continué à augmenter dans les autres nations, entraînant un fort accroissement de maladies liées au surpoids, selon une vaste étude publiée lundi. Selon la revue médicale américaine New England Journal Of Medicine,dont l’information a été largement diffusée par l’AFP et la RTBF en 2015, 107,7 millions d'enfants et 603,7 millions d'adultes souffraient d'obésité dans le monde, ont déterminé les auteurs de ces travaux parus dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine et présentés à une conférence à Stockholm.

D’après les chercheurs, bien que la fréquence de l'obésité pédiatrique soit moindre que chez les adultes, son accroissement a été plus rapide pendant cette période de 35 ans, précisent les auteurs du rapport. Un indice de masse corporelle (IMC) élevé (le poids divisé par la taille au carré), supérieur à 24,5, signale un surpoids. Sous forme d’une précision, les chercheurs de cette enquête considèrent qu’à partir de 30 on parle d'obésité. Le surpoids a été lié à quatre millions de décès dans le monde en 2015, dont près de 40% chez des personnes non obèses. Plus des deux-tiers de ces décès ont résulté d'un IMC élevé, responsable de maladies cardiovasculaires dont l'augmentation est très notable depuis 1990.

Les résultats de cette étude, qui englobe 195 pays et territoires, montrent « une crise grandissante et troublante de santé publique au niveau mondial », soulignent les auteurs. Interrogé par l’AFP, le Dr Christopher Murray, directeur de l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) à l'Université de Washington à Seattle, un des co-auteurs de l'étude, met en garde les personnes qui ne font pas attention à un gain de poids le font à leurs risques et périls : ils risquent d'avoir une maladie cardio-vasculaire, du diabète, un cancer et d'autres pathologies mettant la vie en danger. En Belgique, 18,6% de la population âgée de plus de 15 ans était en surcharge pondérale en 2015, a rappelé un récent rapport de l'OCDE. Malheureusement, la revue médicale américaine New England Journal Of Medicine n’a pas donné assez des statistiques par pays afin que l’on sache sur la progression d’obésité en Afrique.La Rédaction

 

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