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Le torchon brûle entre la communauté internationale et la République démocratique du Congo qui vient de recourir à la loi de talion : œil pour œil, dent pour dent. Exaspérées par les sanctions très ciblées visant particulièrement les proches du président Kabila, l’envoyée spéciale permanente de RFI, Sonia Rolley vient de faire les frais de cette escalade médiatique et diplomatique. En effet, les autorités congolaises entendent par ce geste symbolique montrer à la communauté internationale qu’elles peuvent également riposter à toutes formes de pression extérieure. Beaucoup de sujets qui fâchent existent entre la RDC et ses partenaires internationaux. Il y a entre autres l’affaire Moïse Katumbi, les sanctions infligées aux officiels congolais proches du président Kabila par l’Union européenne et les Etats-Unis, le bras de fer remporté par le gouvernement congolais concernant une enquête internationale supervisée par la RDC. Echec de l’Union européenne et des Etats-Unis d’avoir voulu influencer le Conseil de droit de l’homme d’opter pour une enquête internationale indépendante concernant les massacres perpétrés au Kassaï suites aux affrontements entre des miliciens de Kamuina Nsapu et les forces gouvernementales.

 

C’est dans ce climat de défiance réciproque que la journaliste Sonia Rolley s’est vue refuser le renouvellement de son accréditation par les autorités compétentes congolaises. La réaction de Radio France Internationale ne s’est pas faite attendre car dans un communiqué rendu public le 22 juin, tout en critiquant cette décision, RFI précise que « près de trois mois après une demande de renouvellement d’accréditation de son envoyée spéciale permanente à Kinshasa, Sonia Rolley, la direction de RFI n’a toujours aucune réponse ». Malgré un courrier de relance adressé début juin au ministère en charge d’octroyer les accréditations, aucune réponse dans un sens comme dans l’autre n’a été donnée à l’envoyée spéciale permanente de RFI en RDC. La direction de RFI considère désormais « le silence des autorités congolaises comme un refus et regrette cette décision qui nuit gravement au pluralisme de l’information»..Quant au ministre des Médias, Lambert Mendé Omalanga « Une commission gouvernementale travaille sur les demandes de visas d’une catégorie de journalistes. Nous répondrons en temps voulu et cela ne veut pas dire qu’on a refusé le visa ».

Moussa T. Yowanga

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