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Malgré une campagne législative assez particulière, en raison du climat pollué par des attaques terroristes, à Manchester et précédemment à Londres, les électeurs se sont exprimés dans les urnes, ce jeudi 8 mai 2017. Ce qui semblait être, au départ comme une simple formalité pour le parti conservateur de Theresa May, s’est révélé être plus compliqué qu’elle ne l’avait imaginé. En avril dernier lorsque la première ministre britannique avait annoncé la tenue des élections législatives anticipées, les observateurs prédisaient une large victoire des conservateurs, le parti de Theresa May et une déroute électorale pour le parti travailliste de Jeremy Corbyn mais les réalités des urnes prouvent manifestement le contraire. Au soir de la journée électorale, les estimations Ipsos Mori accorderaient 314 sièges pour le parti conservateur, contre 266 sièges pour le parti travailliste de Jeremy Corbyn. Certes, le parti conservateur arrive toujours en tête, cependant, la victoire semble mitigée pour Thereza May, qui avait provoqué la tenue de ces élections anticipées dans le but de conforter sa majorité en vue des négociations du Brexit. Elle espérait gagner pour son parti 80 à 100 sièges sur 650 au total.Au contraire, selon les résultats officiels presque définitifs, le parti conservateur perd entre dix à quinze sièges par rapport à la précédente élection législative tandis qu’au même moment, les travaillistes en gagnent une trentaine.

 

Les résultats sont mauvais pour le parti conservateur qui perd la majorité absolue. Aucun parti ne récolte les 326 sièges légalement nécessaires pour avoir les mains libres pour gouverner seul. D’autant plus que le désastre électoral a touché également, les indépendantistes du Parti national écossais (SNP), qui dégringolent de 56 à 34 sièges sur l’ensemble de 59 sièges réservés à l’Ecosse. Les libéraux-démocrates passent de 8 à 11 sièges. Le grand perdant, c’est incontestablement le parti europhobe et anti-immigration de droite (Ukip) qui n’obtient aucun siège. Au terme de ces élections législatives qui ne donnent aucune majorité absolue à un parti, le plus dur commence. La formation d’une coalition capable de gouverner le pays reste le principal défi de Theresa May reconduite à son poste. Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission chargé de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni a annoncé que ces négociations débutent après le 19 juin. Par ailleurs, le gouvernement britannique doit faire face au climat d’insécurité suite aux attentats terroristes.

Moussa T.Yowanga

 

 

 

 

 

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