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Cela parait presque surréaliste que les médias internationaux soient souvent les premiers à donner l’information ayant eu lieu dans la plupart des pays africains. Toutefois, il faut tout de même admettre que le manque de moyens humains et matériels constitue un facteur assez limitant pour un grand nombre d’organes de presse, souvent incapables d'implanter un réseau des correspondants partout, notamment dans certains endroits stratégiques à la manière des grandes agences de presse occidentales. A cela s’ajoute des facteurs politiques qui freinent l’évolution de la liberté de la presse dans beaucoup de pays à travers la planète, notamment ceux du continent africain. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter le tableau de classement mondial et annuel de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières pour se rendre compte que dans certaines parties du continent africain, les journalistes en général et particulièrement ceux de la presse privée restent la cible d'un groupe de chefs d’Etats réputés intraitables envers les professionnels de la presse. Ce qui n'est pas du goût des organisations de défense des Droits de l’Homme qui dénoncent  vigoureusement de telles dérives via les réseaux sociaux ou d’autres moyens de toucher le public.

Classé au 121e rang du classement de la liberté de la presse 2017 de Rsf, contrairement à celui de 2016 où il occupait la 127e place, le Tchad reste tout de même parmi les pays africains où les journalistes semblent souffrir de plus en plus des violations dans l’exercice de leur métier, voir victimes d’intimidation mise en place par les autorités. En effet, dans un communiqué de presse, un responsable du bureau Afrique de Rsf avait  même affirmé que l’absence d’Etat de droit et la recrudescence de l’insécurité sur l’ensemble du territoire tchadien expliquent avec suffisance ce que vivent les médias, surtout ceux qui se distinguent par leur engagement. Ainsi,tout juste hier mardi 20 juin 2017, le correspondant de VOA-N’Djaména (Voix de l’Amérique) André Kodmadjngar eut rapporté que Beindé Bessandé Sylver, directeur d'une radio communautaire est poursuivi pour diffamation, outrage à magistrats et injures. D’après le correspondant de la Voix de l’Amérique, le directeur de cette radio commentaire basée au sud du pays a été condamné par le tribunal de grande instance de Moundou à deux ans d'emprisonnement ferme et une amende de 100.000 francs CFA. Son avocat, Me Mouandilnodji Boniface, se dit déçu de ce verdict et relève appel à la cour d'appel de Moundou pour irrégularité qui entache ce dossier.La Rédaction 

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