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Google, le géant d’internet américain  n’est pas en odeur de sainteté avec certains pays de l’Union européenne. Il est régulièrement accusé par des entreprises européennes de pratiques déloyales ou d’abuser de sa position dominante. Conséquence directe, une amende exceptionnelle d’un montant record de 2,42 milliards d’euros lui est infligée, mardi  par Bruxelles. Mais de quoi s’agit-il concrètement ? La lourde amende écopée par Google se justifie par un abus de position dominante dans la recherche en ligne en vue de favoriser son comparateur de prix « Google shopping ». La dernière fois où une amende aussi forte avait été décidée par Bruxelles, cela remonte en 2009 lorsque le géant américain des puces informatiques Intel avait été contraint de payé 1,06 milliard d’euros pour des motifs similaires à savoir abus de position dominante.  Google se dit être en désaccord avec l’amende qui lui a été infligé par l’UE. Il ne compte pas se laisser faire et envisage déjà de faire appel de cette décision.

 

 Ce n’est pourtant pas l’avis de la Commissaire européenne à la concurrence, Margreth Vestager  pour qui, « Google a abusé de sa position sur le marché des moteurs de recherche en favorisant son propre service de comparaison de prix dans ses résultats de recherche et en rétrogradant ceux de ses concurrents ». Elle enfonce le clou en affirmant : « Ce que Google a fait est illégal au regard des règles de concurrence de l’UE. Elle a empêché les autres sociétés de livrer concurrence sur la base de leurs mérites et d’innover. Et surtout, elle a empêché les consommateurs européens de bénéficier d’un réel choix de services et de tirer pleinement profit de l’innovation » Auparavant, le 30 août 2016, la Commission européenne sanctionnait un autre géant américain, Apple pour avoir bénéficié d’avantages fiscaux indus octroyés par l’Irlande. Bruxelles a enjoint à la firme américaine de rembourser à Dublin plus de 13 milliards d’euros. Par cette décision défavorable à une société américaine, cela risque d’envenimer les relations entre Bruxelles et Washington. Il est à rappeler que depuis l’arrivée de Donal Trump au pouvoir, les divergences sont nombreuses et réelles.

Moussa T. Yowanga

 

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