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Loin de retrouver la paix et la sécurité, le Burundi s’enfonce dans le désordre et l’incertitude. Selon des sources administrative et policière, rapportées par l’Agence Belgia, une explosion de grenade dimanche dans un bar de la province de Kayanza, dans le nord du Burundi a tué huit personnes et fait de nombreux blessés. L’annonce a été faite par l’administratrice de la commune, Dévote Ndayizeye « Des criminels non encore identifiés ont lancé hier vers 20h00 (17h00 GMT, ndlr), une grenade au milieu de dizaines de gens qui prenaient un verre assis devant un bar de la colline de Shinya, dans la commune de Gatara ».  Elle a donné d’amples explications sur le bilan : « Six personnes sont mortes sur le champ et 66 autres ont été blessées, dont dix qui sont dans un état grave ». Par ailleurs, elle a précisé que « la plupart ont été évacuées dans les hôpitaux de la région ». Enfin, Mme Ndayizeye a déploré le fait que :

« Deux autres personnes parmi celles qui ont été grièvement blessées ont succombé à leurs blessures alors qu’elles étaient déjà à l’hôpital ». Les chiffres continuant à évoluer, ce bilan était provisoire, dit-elle. Le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye a utilisé son compte Twitter pour confirmer l’information fournie par l’administratrice de la communique. « Une enquête est en cours pour identifier les coupables, mais aucune piste, qu’elle soit politique, foncière – comme c’est souvent le cas – ou autre, n’est privilégiée jusqu’ici », a en croire une source policière.Depuis de nombreuses années, régulièrement, le Burundi est le théâtre d’attaques à la grenade. Toutefois, ces attaques se sont multipliées avec la crise politique émaillée de violences récurrentes qui sévit dans ce pays depuis les élections controversées remportées par Pierre Nkrunziza alors que la constitution lui interdit de se présenter à un troisième mandat.  Toutes ces  violences ont déjà fait de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture, et ont poussé à l'exil plus de 400.000 Burundais.

Moussa T. Yowanga

 

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