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L’interminable conflit centrafricain depuis 2013 fait craindre au pays, la destruction de la grande faune directement liée à l’expansion du braconnage, d’après la teneur d’un communiqué d’organisations environnementales dont l’AFP a pu consulté hier lundi. La grande faune a été décimée en Centrafrique, pays en proie à un violent conflit depuis un certain temps qui favorise le braconnage, selon un communiqué d'organisations environnementales consulté lundi par l'AFP. La gravité de la situation de grands mammifères ne fait l’ombre d’aucun doute puisque le communiqué de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) et du programme Ecofaune+ de l’Union européenne, au terme d’un recensement aérien dans les réserves et parcs du nord du pays, indique clairement que « Toutes les espèces de grands mammifères affichent des populations en fort déclin en comparaison des données collectées en 2005 et 2006 ».

Au cours de ce recensement « Aucun éléphant, ni trace de présence n’ont été observés », ont constaté pour le déplorer les organisations qui rappellent que 35. 093 éléphants avaient été recensés en 1977, contre 68 seulement 2010. Malgré cette diminution drastiques des grands mammifères, il subsiste encore en petit nombre quelques populations de girafes de Kordofan, d’élans de Derby, de buffles, d’antilopes rouannes, selon le communiqué. Les  trafics en tous genres et le braconnage résultent de l’enlisement de la situation politico militaire qui défavorise la multiplication  de la faune sauvage. "Des braconniers lourdement armés, en particulier depuis les pays voisins du Tchad et du Soudan, avec l’appui de braconniers originaires de la zone", sont à l'origine de "ce déclin systématique, les périodes d’instabilité amplifiant le phénomène", s’insurge les auteurs de ce communiqué. Le texte se poursuit : "Au cours des trois dernières années, plusieurs groupes armés ont entrepris un ratissage systématique pour chasser le gibier et expédier, grâce à des réseaux bien en place, la viande vers le nord ou vers BanguiLa Centrafrique est en proie à des violences impliquant des groupes armés, qui se battent notamment pour le contrôle des ressources minières. Le pays a basculé dans les massacres en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion Seleka, qui a entraîné des représailles de groupes Anti-balaka. Ces violences provoquent le déplacement et la fuite des populations du centre et du nord du pays. DP

 

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