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Une fois n’est pas coutume si Regards d’Africains de France revient simultanément sur deux dimanches d’affilée sur l’actualité du continent américain. Le but de ce retour simultané est simplement qu’il y ait de la matière, c’est-à-dire de quoi à lire de Venezuela en passant par les USA, Brésil, Mexique, tout est en mouvement politique, sociale ou autres. Et de plus, les choses ne donnent pas l’air de s’arrêter là. Les Vénézuéliens semblent décidés d’aller jusqu’au bout et ne demander pas à Donald Trump l’heure et le jour où il s’arrêtera de lâcher des phrases politiquement incendiaires. Au Brésil non plus, la corruption, elle aussi pour sa part semble partie en grande vitesse pour briser les mœurs de ce « pays-continent ». Et la peur, oui cette peur provenant des actes cruels des narcotrafiquants qui visent les journalistes mexicains et tous ceux qui n’ont pas la langue dans la poche. Là aussi, ça bouche en mal et ces actes sanguinaires relevant d’un autre âge semblent atteindre le plus haut sommet de cruauté. La Rédaction vous invite donc à prendre connaissance des articles groupés de sa rubrique ci-dessous, un décryptage en filigrane de la situation politique et sociale qui prévaut dans cette partie de la planète. Bon dimanche à tous !
 
Venezuela : l'opposition défile pour soutenir la création d'une cour suprême parallèle (Source Belga). Des manifestants défilaient samedi en direction du Tribunal suprême de justice (TSJ) à Caracas, en soutien aux magistrats nommés par l'opposition vénézuélienne pour mettre sur pied une Cour suprême parallèle, dernière offensive en date contre le président Nicolas Maduro et son projet d'Assemblée constituante. La Table de l'unité démocratique (MUD), coalition de l'opposition, a appelé pour ce samedi à plusieurs rassemblements, dans la capitale et dans d'autres villes du Venezuela. Décidés à ne pas faire retomber la pression sur le gouvernement, les députés de l'opposition avaient organisé vendredi une session parlementaire dans la rue pour « nommer » 33 magistrats à la Cour suprême (TSJ). L'opposition estime que les 33 juges actuels ont été désignés de façon irrégulière par l'ancienne majorité chaviste - du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont Nicolas Maduro est l'héritier - et que l'institution est aux ordres du pouvoir. Le TSJ a mis en garde contre cette initiative prise par l'opposition qui constitue selon lui une « trahison de la patrie » passible de peines de prison. Parallèlement, les appels lancés au président vénézuélien à rétablir l'Etat de droit dans son pays se multiplient au sein de la communauté internationale. Réunis vendredi à Mendoza en Argentine, les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay, le Venezuela étant suspendu de cette organisation depuis décembre) ont ainsi adressé une demande en ce sens à M. Maduro. Le nombre des morts dans les violences liées à l'actuelle crise politique s'élève pour l'heure à 103 et le ton monte non seulement dans la région, mais aussi aux Etats-Unis et en Europe. L'opposition manifeste quasi-quotidiennement depuis fin mars pour dénoncer la gestion actuelle du Venezuela et réclamer une élection présidentielle anticipée. Les défilés ont souvent été marqués par des confrontations entre protestataires et forces de l'ordre.
USA : Des adolescents américains filment, hilares, un homme en train de se noyer. Un groupe d'adolescents américains a assisté passivement à la noyade d'un homme dans un étang, en Floride. Les jeunes, hilares, ont en outre filmé l'entièreté de la scène avec leurs portables. Le corps de la victime, âgée de 31 ans, n'a ensuite été découvert que cinq jours après les faits, qui remontent au 9 juillet à Cocoa, près d'Orlando. Les adolescents, dont l'âge va de 14 à 18 ans, ne pourront pas être poursuivis par la justice de leur Etat, la Floride ne disposant pas de loi qui punit la non-assistance à personne en danger. La police entend toutefois punir les jeunes pour un autre motif car ils auraient dû avertir les forces de l'ordre de ce qu'il s'était passé. Sur la vidéo, on entend quelqu'un traiter l'homme en train de se noyer de "junkie". Un autre lui dit : « personne ne va venir t'aider, pauvre type ! Tu n'aurais pas dû aller dans l'eau ». Et, lorsqu'un autre adolescent crie "il est mort", le reste du groupe se met à rire.
Mexique : le « SOS » des journalistes après la mort d'un 6e reporter(AFP).Des journalistes mexicains ont protesté mercredi à coups de « SOS » contre la mort d'un de leurs collègues, le sixième tué cet année au Mexique, l'un des pays les plus dangereux pour exercer cette activité. Des collègues de Salvador Adame ont peint sur le sol en lettres géantes "SOS Presse" à Mexico, ainsi que dans le Michoacan où le journaliste a été enlevé et tué, et dans six autres Etats du pays. « L'idée est d'éveiller les consciences sur la situation de vulnérabilité dans laquelle nous nous trouvons tous, photographes, cameramen, éditeurs, rédacteurs, tous journalistes », a expliqué Enrique Castro, qui a organisé la manifestation à Morelia, la capitale de l'Etat du Michoacan (ouest).« Au Mexique, tu ne sais jamais quand quelqu'un va venir pour te tuer ni pour quelle raison, si c'est à cause de ton travail, comme dans notre cas, ou s'il s'agit d'un crime au hasard ou d'une vengeance personnelle ».Environ 50 journalistes ont protesté devant le siège du gouvernement de cet Etat, une douzaine d'autres sur le Zocalo, dans le centre de Mexico.Les manifestants tenaient, en silence, des photos de Salvador Adame, 44 ans, qui dirigeait la chaîne locale Canal 6TV.« Le problème c'est qu'il n'y a jamais d'arrestations, jamais de condamnations. Ils continuent de nous tuer et de nous attaquer », dénonçait à l'AFP le photographe indépendant Victor Galindo.Salvador Adame a été enlevé par des hommes armés le 18 mai dans la localité de Nueva Italia.Les autorités ont annoncé lundi avoir retrouvé son corps carbonisé le long d'une route. Le procureur de l'Etat du Michoacan a avancé que le probable mobile était un différend « personnel ». La famille et les collègues du reporter ont condamné ces affirmations et demandé à ce que l'enquête se concentre sur l'hypothèse d'un crime lié à son activité journalistique. Le reporter avait été kidnappé au lendemain d'un discours du président Enrique Peña Nieto s'engageant à renforcer les mesures de sécurité pour les journalistes et mettre fin à l'impunité qui prévaut dans plus de 90% des meurtres. Depuis 2000, plus de 100 journalistes ont été tués au Mexique et 20 sont portés disparus. L’an dernier, onze reporters ont été tués dans le pays, un chiffre record. Le Mexique connaît une vague de violences depuis 2000 qui a fait plus de 200 000 morts ou disparus.
Brésil : Rude semaine et retour compromis pour Lula (Source AFP). Lula a une obsession : redevenir président du Brésil en 2018, un retour compromis tant le chemin jusqu'au palais présidentiel est semé d'embûches pour l'icône de la gauche qui a subi cette semaine une série de revers. A 71 ans, Luiz Inacio Lula da Silva, ex-président du plus grand pays latino-américain (2003-2010) qui jouit toujours d'une forte popularité mais est tout aussi détesté, est pris dans un labyrinthe qui pourrait le conduire à la case prison. Cette semaine, le jeune juge anticorruption Sergio Moro a ordonné le gel de quatre de ses comptes bancaires, de deux fonds de pension de 2,5 millions d'euros et la saisie de trois de ses appartements dans le cadre d'une affaire de triplex dans une station balnéaire. Lula est accusé d'avoir reçu cette « largesse » d'une compagnie du BTP en échange de son intercession auprès de Petrobras pour des contrats. Le magistrat a aussi convoqué jeudi Lula pour la mi-septembre dans le cadre d'une autre des cinq affaires dans lesquelles il est visé : l'acquisition controversée d'un terrain. Enfin, les manifestations auxquelles la gauche avait appelé jeudi « pour Lula et pour la démocratie » dans toutes les grandes villes du Brésil après sa condamnation choc à neuf ans et demi de prison par le même juge la semaine précédente ont fait pschitt.« L'étau se resserre autour de Lula, déclare à l'AFP l'analyste politique David Fleischer, professeur à l'Université de Brasilia. Voulant épargner aux Brésiliens le « traumatisme » de voir leur ex-président incarcéré, le juge Moro a laissé Lula libre en attendant le jugement en appel d'un tribunal de Porto Alegre (sud), qui aura le sort de Lula entre ses mains -- une procédure qui pourrait durer un an.Ces trois juges décideront d'ouvrir les portes d'une cellule pour Lula ou de nouveau celles du Palais présidentiel du Planalto où il a effectué deux mandats.« Lula essaie de garder une image positive en vue de l'élection de 2018, mais c'est de plus en plus difficile à chaque fois », dit M. Fleischer, au sujet de l'élection prévue en octobre 2018.Plus combatif que jamais, cet ancien ouvrier métallurgiste et leader syndical qui avait échoué trois fois à la présidentielle avant d'accéder au sommet a dénoncé un "procès politique", un « massacre » destiné à l'empêcher de remporter la victoire à la présidentielle que les sondages lui promettent.« Comme ils n'ont pas réussi à m'éliminer politiquement, ils veulent me faire tomber avec des procédures », a-t-il lancé de sa voix rauque lors de la manifestation de son Parti des Travailleurs (PT) à Sao Paulo, jeudi.« Si le parquet et le juge Moro ont la preuve que j'ai détourné cinq centimes, qu'on me la montre (...) et qu'on m'arrête », s'est-il écrié au milieu de ses partisans.« Lula veut maintenir le PT en vie et il sait que les conditions actuelles, avec plusieurs dirigeants écroués, font de lui le seul capable de le mettre en ordre de bataille », explique à l'AFP André César, analyste à Brasilia des consultants Hold.Le PT, qu'il a fondé dans les années 1980, n'est pas non plus au mieux de sa forme. Il reste sonné par la destitution l'an dernier de la présidente Dilma Rousseff (2011-2016), dauphine de Lula, qui a mis brutalement fin à 13 années de gouvernement de gauche. Les enquêtes de « Lavage Express » autour de Petrobras et la déroute historique du PT aux municipales d'octobre 2016 ont encore plus enfoncé le PT, qui ne voit plus qu'une seule issue : Lula. « Il a encore des cartes en main, mais peu. Il peut compter sur la base militante, mais elle se réduit, et sur une partie des classes défavorisées qui gardent une nostalgie (des années Lula) », dit M. Cesar. Les Brésiliens sont divisés entre ceux qui voient en Lula le brillant pilote d'un Brésil ambitieux qui a séduit le monde il y a une décennie et ceux qui l'identifient aux excès qui ont plombé ce pays émergent.« Je pourrais rester tranquille, mais la politique est un aphrodisiaque », a dit Lula dans un entretien à des journalistes cette semaine, faisant apparemment fi de tous les obstacles en travers de sa route.
Etats-Unis d’Amérique(USA) : Trump maintient son idée de mur à la frontière avec le Mexique, mais plus court que promis (Source RTBF et ses Agences). Le mur que le président américain Donald Trump veut ériger à la frontière de son pays avec le Mexique, une de ses promesses de campagne, sera bien plus court que ce qu'il avait promis. Au lieu de s'étendre sur environ 3.200 kilomètres, le mur sera construit sur une distance compris « entre 700 et 900 miles » (1.100 à 1.450 km), a annoncé le président à bord de l'Air Force One tandis qu'il volait vers la France, d'après une communication de la Maison blanche relayée par les médias américains. Cette réduction est due au fait que la nature remplit déjà la fonction de mur en de nombreux endroits de la frontière. Donald Trump pense notamment aux montagnes, rivières et aux régions « tellement éloignées que personne ne s'y aventure ». Le président américain veut également pourvoir le mur de judas afin que les gardes-frontières puissent voir si des criminels mexicains jettent des drogues par-dessus le mur.
Brésil : la justice bloque des comptes et saisit des biens de Lula (Source AFP). Le juge qui a condamné Luiz Inacio Lula da Silva à près de dix ans de prison la semaine dernière a ordonné mercredi le gel de comptes bancaires et la saisie de plusieurs biens, immobiliers notamment, de l'ex-président brésilien. Plus de 600 000 réais (165 000 euros) ont été bloqués dans des comptes de Lula et trois appartements saisis, une semaine après sa condamnation pour corruption, dont il a fait appel. La justice a aussi ordonné la saisie de deux voitures et d'un terrain appartenant à l'ex-président, selon la sentence obtenue par l'AFP. La décision de Sergio Moro, juge de première instance en charge de l'enquête tentaculaire « Lavage-Express », a été prise à titre de « réparation des dommages causés ». Lula, 71 ans, a été condamné à 9 ans et six mois de prison par ce magistrat pour avoir bénéficié de largesses à hauteur de 3,7 millions de réais (1,06 million d'euros) pour intercéder en faveur du groupe de bâtiment OAS dans l'obtention de contrats publics du géant pétrolier Petrobras. L’ex-chef de l'Etat a été laissé en liberté en attendant le jugement en appel. Le lendemain de sa condamnation il a clamé haut et fort « être toujours dans le jeu » et réitéré sa ferme intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2018.Lula, qui est visé par quatre autres procédures judiciaires, a toujours nié les accusations dont il fait l'objet.
USA : Washington va interdire les voyages en Corée du Nord. Les Etats-Unis vont interdire les voyages de leurs ressortissants en Corée du Nord, a-t-on appris vendredi à Pékin auprès de deux agences de voyages, un mois après le décès d'un touriste américain emprisonné par Pyongyang. Young Pioneer Tours, qui avait organisé le voyage de l'étudiant américain emprisonné, et Koryo Tours, deux agences basées en Chine, ont indiqué avoir été informées que l'interdiction entrerait en vigueur à partir du 27 juillet. Cette décision intervient un peu plus d'un mois après le décès le 13 juin d'Otto Warmbier, un étudiant américain rapatrié dans le coma quelques jours plus tôt aux Etats-Unis après 18 mois de détention en Corée du Nord. Condamné en 2016 par la justice nord-coréenne à 15 ans de travaux forcés pour le vol d'une affiche de propagande, Otto Warmbier souffrait de graves lésions cérébrales qui résultent d'ordinaire d'un arrêt cardio-respiratoire, selon ses médecins. Les origines de son coma profond restent mystérieuses. Sa mort a accentué les tensions déjà fortes entre Washington et Pyongyang, sur fond de course à l'armement nucléaire du régime communiste.
La sélection de la Rédaction,commentée par Ahmat Zéïdane Bichara 

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