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Continent asiatique ! Vous y débarquez à bord de votre rubrique hebdomadaire « Articles groupés ». Admettons avec Victor Hugo, « Lire c’est voyager. Voyager c’est lire ». La musique ou la lecture vous fait voyager au plus profond des cultures et des paysages des contrées de fois si lointaines, dont pour certains d’entre vous, il est financièrement impossible de s’y rendre. Peu importe si voyager en Asie pour vous s’avère délicat pour des raisons évoquées. Cependant, par la magie de la lecture d’actualités soigneusement choisies par la Rédaction de votre journal en ligne pour vous, vous effectuez le grand voyage à destination d’un continent si fascinant et à la fois intriguant à bien des égards. Les articles ci-dessous ont vocation de vous plonger sans y aller dans la société asiatique avec tout le suspens lié à la découverte d’un paysage absolument sublime et inconnu. Bonne lecture !  Moussa T. Yowanga           

Turquie : Erdogan s'en prend à la "marche pour la justice" de l’opposition (Source RTBF et AFP).Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé samedi le principal parti d'opposition de se ranger du côté des "terroristes" avec sa « Marche pour la justice » entamée le 15 juin pour protester contre l'incarcération d'un député. L’initiateur de ce mouvement, le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu, avançant sans insigne partisane et avec « Justice » comme seul mot d'ordre, a rallié une foule croissante, de plusieurs milliers de personnes ces derniers jours.La marche de plus de 400 km, qui est partie de la capitale Ankara, doit se terminer le 9 juillet par un rassemblement géant à Maltepe près d'Istanbul, devant la prison où est incarcéré depuis le 14 juin Enis Berberoglu, un député CHP condamné à 25 ans de prison pour avoir dévoilé des secrets d'Etat.« Si vous commencez des manifestations pour protéger les terroristes et ceux qui les soutiennent alors qu'il ne vous vient pas à l'esprit de faire des manifestations contre les organisations terroristes, vous ne pourrez convaincre personne que votre objectif est la justice », a lancé samedi M. Erdogan à l'adresse de M. Kiliçdaroglu, qu'il avait déjà mis en garde mi-juin contre une convocation par les autorités judiciaires.« La ligne représentée par le CHP (...) a dépassé l'opposition politique et pris une nouvelle dimension », a-t-il poursuivi, s'adressant à des représentants de son parti AKP à Ankara.« La route que vous avez empruntée est celle de Qandil et de la Pennsylvanie », a accusé M. Erdogan.Qandil est une zone montagneuse dans le nord de l'Irak qui sert de base arrière aux séparatistes kurdes du PKK, considérés comme des "terroristes" par la Turquie et ses alliés occidentaux. Et c'est en Pennsylvanie qu'est installé Fethullah Gülen, un prédicateur islamiste auquel le gouvernement impute, malgré ses dénégations, le putsch manqué de juillet 2015. « Sa colère contre nous est la preuve que nous avons raison de faire cette marche », a déclaré Kemal Kiliçdaroglu à l'AFP, à l'occasion d'une pause près de Sakarya, à moins de 150 km d'Istanbul. « Ces mots sont appropriés pour un dictateur », a-t-il ajouté. « Cette marche (...), c'est notre droit constitutionnel ». Cette initiative a redonné au chef de l'opposition une prestance politique, après une défaite de justesse au référendum du 16 avril sur l'extension des pouvoirs du président Erdogan, contre laquelle le CHP avait fait campagne. Au-delà des sympathisants du CHP, la marche rallie de nombreuses personnes préoccupées par ce référendum et par les purges effectuées depuis la tentative de putsch de l'été dernier, dans le cadre desquelles environ 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues de leurs fonctions. Samedi, le cortège réunissait plusieurs milliers de personnes - 10.000 selon le porte-parole de M. Kiliçdaroglu - qui défilaient en tenant un drapeau turc long de plusieurs centaines de mètres. Les militants, qui avançaient péniblement sous une température de 37 degrés, tentaient de scander un simple slogan : « Droits, loi et justice ».Afin d'éviter les heures les plus chaudes de la journée, les marcheurs ont observé une pause de six heures pendant l'après-midi, pour ne repartir qu'en début de soirée.M. Kiliçdaroglu a affirmé qu'il n'appelait plus à ce que davantage de militants rejoignent la marche, mais plutôt à une forte mobilisation le 9 juillet à Maltepe pour marquer la fin de cette manifestation, inédite en Turquie.

 

Chine : atteint d’un cancer, le prix Nobel de la paix Liu Xiaobo sort libre de prison (Source RTPF et Agences)De source digne de foi, rapport par l’Agence France Presse, le prix Nobel de la paix chinois, Liu Xiaobo atteint d’un cancer de foie en phase terminale retrouve sa liberté. Selon son avocat, il n’a aucun projet particulier sinon il reçoit un traitement médical en raison de sa maladie. Cette libération intervient quelques jours après le diagnostic effectué le 23 mai qui a conclu à la présence d’un cancer en phase terminale. Agé de 61 ans, le prix Nobel purgeait depuis 2009, une condamnation de 11 ans de réclusion pour « subversion ». A noter que c’est un enseignant de formation, intellectuel et dissident. Il était co-auteur d’une tribune prônant la démocratie en Chine. Ce qui lui a valu son arrestation et sa condamnation. Le prix Nobel de la paix lui a été décerné en 2010 alors qu’il était déjà incarcéré dans son pays. Symboliquement, la cérémonie de récompense, le 10 décembre 2010 à Oslo s’est déroulée en son absence, seule une chaise vide le représentait. La Chine n’a pas du tout apprécié l’attribution du Nobel à son concitoyen. Pour marque son profond désaccord et manifester sa colère, Pékin avait décidé de geler ses relations le plus importantes avec la Norvège. La conséquence directe, c’est la baisse vertigineuse des exportations de saumon norvégien en direction de la Chine, où Liu Xiaobo, militant des droits de l’Homme est considéré comme un criminel. La chine a fait l’objet de fortes pressions de la part de la communauté internationale amenée par les Etats-Unis et l’Union européenne. Jusqu’à la date de sa libération, il était le seul prix Nobel de la paix emprisonné.

 Hong Kong : Xi arrive à Hong Kong pour sa première visite en tant que président chinois. (AFP).Xi Jinping est arrivé jeudi à Hong Kong pour sa première visite en tant que président chinois, qui coïncide avec les cérémonies du vingtième anniversaire de la rétrocession de l'ex-colonie britannique. L’avion présidentiel s'est posé peu après midi (04H00 GMT) sur l'aéroport de Hong Kong, marquant le début d'une visite qui culminera samedi par l'investiture de la nouvelle chef de l'exécutif local, Carrie Lam.

 

 Taïwan : Washington autorise une vente d'armes de 1,3 milliard de dollars à Taïwan (Source RTBF).L’administration Trump a autorisé la vente de 1,3 milliard de dollars d'armement à Taïwan, a-t-on appris jeudi auprès du Pentagone. Cette décision promet de provoquer la colère de Pékin, qui avait mis en garde contre ce projet. Selon l'agence du Pentagone en charge de ventes d'armes, les armements vendus incluent notamment des bombes guidées, des missiles et des torpilles. Ils comprennent également des mises à jour d'armements déjà détenus par Taïwan, dont celle d'un radar de défense aérienne pour 400 millions de dollars et d'un système de guerre électronique. La décision doit encore être formellement soumise au Congrès, dont le soutien aux ventes d'armes à Taïwan ne s'est jamais démenti. Un responsable américain a pris soin de préciser, sous couvert de l'anonymat, qu'il n'y avait « pas de changement à la politique de longue date de Chine unique », selon laquelle Pékin interdit à tout pays d'entretenir des relations officielles avec des dirigeants taïwanais. Mais « depuis des décennies, et à travers les différentes présidences américaines, les Etats-Unis sont restés fermement engagés à satisfaire les besoins de défense » de Taïwan, a-t-il ajouté. La dernière vente d'armes américaine à Taïwan remonte à décembre 2015, et avait entrainé la colère de Pékin, qui considère depuis 1949, Taïwan comme lui appartenant et n'a pas renoncé à la réunification. Les tensions diplomatiques, atténuées sous le précédent gouvernement taïwanais, ont repris depuis l'arrivée au pouvoir l'an dernier du parti de la présidente Tsai Ing-wen. Mme Tsai a particulièrement agacé Pékin en réussissant début décembre à parler au téléphone avec Donald Trump, alors qu'aucun président américain n'avait plus adressé la parole à un président taïwanais depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine en 1979. 

 

 La Corée du Nord veut exécuter l'ex-présidente sud-coréenne Park. (Source AFP) La Corée du Nord a menacé mercredi « d'infliger la peine de mort » à la présidente sud-coréenne destituée Park Geun-Hye, l'accusant d'avoir ourdi un complot pour assassiner son leader Kim Jong-Un. Dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA, le ministère de la Sécurité et le parquet de Corée du Nord ont accusé Mme Park, actuellement incarcérée et jugée pour corruption en Corée du Sud, d'avoir donné son feu vert à un plan des services secrets sud-coréens pour liquider Kim Jong-Un. « Nous faisons savoir, chez nous et à l'étranger, que nous infligerons la peine de mort à la traîtresse Park Geun-Hye », affirme ce communiqué. Pyongyang a également menacé de tuer l'ex-directeur des services de renseignement sud-coréens Lee Byung-Ho. « A partir de cet instant, ils pourront faire face à une mort misérable comme des chiens n'importe quand, n'importe où et de n'importe quelle façon », avertit le communiqué. Pyongyang a exigé de la Corée du Sud qu'elle lui livre Mme Park et M. Lee en les accusant « d'infâme terrorisme d'Etat contre la magistrature suprême » de Corée du Nord. En mai dernier, le ministère de la Sécurité nord-coréen avait affirmé avoir découvert un complot fomenté, selon lui, par les services secrets américains et sud-coréens pour assassiner Kim Kong-Un à l'aide d'une arme biochimique. Mme Park a été destituée en décembre 2017 par l'Assemblée nationale sud-coréenne, et a vu son immunité levée en mars dernier. Elle a été incarcérée et est actuellement jugée pour 18 chefs, y compris corruption, coercition et abus de pouvoir. Elle risque la prison à Vie. En février 2017, le demi-frère en disgrâce du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-Nam, avait été assassiné dans l'aéroport de Kuala Lumpur par deux femmes qui lui avaient jeté au visage un agent neurotoxique, le VX, une version hautement mortelle du gaz sarin. Séoul avait immédiatement accusé Pyongyang d'avoir orchestré cet assassinat.

 

Bourse de Tokyo : faute de parachute réglementaire le groupe TAKATA dévisse de 70 % (Source RTBF).L'action Takata, qui vit ses derniers jours après le dépôt de bilan du groupe japonais, dévissait de près de 70% mercredi à la Bourse de Tokyo, dépourvue de tout filet en raison de la suppression du recul maximum autorisé par jour ("stop-yasu"). Le Tokyo Stock Exchange (TSE) a décidé de lever cette limite, laissant le marché déterminer librement la valeur du titre, ce qui l'a fait tomber à 34 yens (-69%). Déjà mise à rude épreuve depuis la révélation d'un scandale d'airbags défectueux il y a trois ans, l'action Takata a accéléré sa chute quand s'est précisé mi-juin le scénario d'une faillite, confirmée lundi. Elle valait avant ces rumeurs de presse 484 yens. Elle est désormais vouée à s'éteindre lentement, même si d'ultimes sursauts spéculatifs ne sont pas à exclure, d'ici à sa radiation de la liste des entreprises cotées qui interviendra le 27 juillet. Takata a enclenché lundi une procédure de redressement judiciaire, ployant sous plus de 1.000 milliards de yens (8 milliards d'euros) de dette, ce qui marque la plus retentissante faillite d'un industriel dans l'histoire du Japon d'après-guerre. Ses principales activités vont être transférées à KSS, un équipementier américain contrôlé par le chinois Ningbo Joyson Electronic, pour un montant de 175 milliards de yens (1,4 milliard d'euros).

 

 Pakistan : le bilan de l'incendie d'un camion-citerne grimpe à 190 morts(Source AFP). Le bilan de l'incendie au Pakistan d'un camion-citerne vers lequel des riverains s'étaient précipités pour récupérer de l'essence a grimpé à 190 morts, 16 personnes ayant succombé à leurs blessures, ont annoncé des sources hospitalière et officielles vendredi.« Le bilan des morts dans l'incendie du camion d'essence s'élève à 190 après le décès d'autres blessés », a déclaré Tahira Parveen, une directrice de l'hôpital Victoria de Bahawalpur. Ce bilan a été confirmé par un responsable de l'administration locale. Le camion-citerne qui transportait 40000 litres d'essence du port de Karachi jusqu'à Lahore, capitale du Pendjab, s'est couché sur l'autoroute dans le centre du pays dimanche. Le camion s'est embrasé au moment où des dizaines de riverains munis de seaux et de bouteilles récoltaient le carburant qui fuyait.

 

Fukushima : ouverture du premier procès d'ex-dirigeants de Tepco (Source AFP).Trois ex-dirigeants de la compagnie exploitante de la centrale de Fukushima mise en péril en 2011 par un gigantesque tsunami comparaissent vendredi devant un tribunal, premier procès pénal très attendu par les victimes. L’ex-président du conseil d'administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (77 ans), ainsi que de deux vice-PDG, Sakae Muto (66 ans) et Ichiro Takekuro (71 ans), sont jugés pour "négligence", six ans après le pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, un drame qualifié par une commission d'enquête de « désastre créé par l'homme ».L'absence de prises de dispositions supplémentaires face au risque d'un raz-de-marée dépassant les standards de construction initiaux est perçue par les plaignants, des habitants de la région, comme la cause première de la catastrophe. Une centaine de personnes avaient fait le déplacement, dont plus de 40 venus de Fukushima, pour ce procès qui s'est ouvert en début de matinée, à Tokyo. Parmi elles, Ruiko Muto, présidente de l'association à l'origine des poursuites. « Qui est responsable, quel enchaînement de faits ont conduit à cet accident, on ne sait toujours pas, et si on ne s'interroge pas sur les responsabilités, un tel drame historique risque de se reproduire », a-t-elle a déclaré à l'AFP.« La vie de nombreuses personnes a été bouleversée, et je veux que les prévenus prennent conscience de leur colère et chagrin », a-t-elle insisté. Les opérations d'évacuation conduites dans l'urgence, sans préparation, ont causé le décès de 44 personnes de l'hôpital de Futaba, à quelques kilomètres du site. Treize autres personnes (des militaires et personnels de Tepco) ont été blessées. Au début des débats, les trois ex-responsables de Tepco ont plaidé non coupable, arguant qu'il était "impossible de prévoir un tel accident", tout en présentant leurs excuses, selon des propos rapportés par les médias japonais.Une étude interne à Tepco datant de 2008, révélée ultérieurement, évoquait l'hypothèse d'un tsunami d'environ 15,7 mètres, « mais la diffusion de ce rapport s'est arrêtée à la direction de la division nucléaire et il n'est pas remonté jusqu'à moi », a assuré par le passé l'ancien président de l'entreprise, Tsunehisa Katsumata. « Assurément, les trois personnes visées ne sont pas les seules responsables, mais il est extrêmement important qu'elles aient à répondre sur le rôle qu'elles ont joué », a réagi Hisayo Takada, de Greenpeace Japon, cité dans un communiqué. Les autorités, elles, insistent sur le fait qu'aucun mort n'est directement dû aux radiations dégagées par les trois réacteurs entrés en fusion à la centrale Fukushima daiichi. Mais elles reconnaissent officiellement des "décès liés" aux évacuations qui s'en sont suivies.

 

La Mongolie, « oasis démocratique » où les yourtes sont des bureaux de vote (Source AFP) En pleine steppe, le fonctionnaire Sharkhuu Gerelt-Od ouvre l'accès d'une petite yourte aux électeurs venus lundi choisir leur nouveau président : un bureau de vote habituel en Mongolie, immense pays peuplé de seulement trois millions d'habitants, dont un tiers d'éleveurs nomades. Vêtu d'un « deel », un long manteau traditionnel, Gerelt-Od, 39 ans, est le fonctionnaire en charge du bureau de vote mobile qu'abrite la tente circulaire adapté à une population nomade déplaçant ses troupeaux de chèvres, chevaux et yaks en fonction des pâturages et des saisons.« Nous sommes obligés de nous adapter pour permettre aux éleveurs de voter. Il faut leur proposer des bureaux de vote accessibles --c'est leur droit constitutionnel », explique Gerelt-Od, qui a ouvert sa yourte à 7 heures pile, en vérifiant sa montre. Les Mongols étaient appelés aux urnes lundi pour désigner leur nouveau président, parmi trois candidats.D'autres assesseurs ont rejoint Gerelt-Od, tous habillés de tenues traditionnelles colorées, tandis qu'une haute pile de pains, morceaux de fromage et crème trônait au milieu de la tente.« Les électeurs sont nos hôtes » et il est de coutume en Mongolie d'offrir les meilleurs mets possibles à ses visiteurs, sourit Gerelt-Od, en accueillant les premiers électeurs de la journée: un couple d'éleveurs des environs. Les votants se voient également proposer une bouteille contenant une mixture d'herbes et de poudre de tabac, qu'ils prisent à tour de rôle : autre tradition locale. Les scrutins demeurent emprunts de solennité en Mongolie, une jeune démocratie née il y a près de trois décennies après avoir quitté l'orbite soviétique : les jours d'élection sont fériés et nombre d'électeurs s'habillent élégamment pour l'occasion. Entre la Chine et la Russie, deux régimes aux inclinations autoritaires, la Mongolie est une « oasis de démocratie qui se bat pour son identité tout en conservant ses grandes traditions », avait d'ailleurs lancé en 2016 le secrétaire d'Etat américain John Kerry.Mais derrière l'apparat et au-delà d'une campagne marquée par les scandales et accusations de corruption, c'est la préservation de leur environnement et de leur mode de vie qui préoccupait surtout lundi les électeurs d'Erdene Sum.« Cette année a été très sèche », s'inquiète Vanganjal Tsendmaa, une éleveuse sexagénaire qui a fait 13 kilomètres pour venir voter.« Le gouvernement peut aider les éleveurs en s'assurant qu'il existe suffisamment de puits, en particulier dans les zones isolées. L'eau, c'est essentiel pour les troupeaux », observe-t-elle. Le nouveau président, quel qu'il soit, devra faire des « questions de pâturages » une « priorité », abonde Sundui Nemekhtuya, 58 ans. « Si vous respectez l'environnement, la nature reprendra vie d'elle-même ».De fait, les éleveurs nomades --qui constituent un tiers de la population-- voient leur mode de vie menacé par les « dzuds », un phénomène climatique exceptionnel caractérisé par un hiver extrêmement rigoureux suivant des sécheresses l'été précédent. Ces « dzuds » déciment les cheptels par dizaines de milliers (la raréfaction des pâturages pendant l'été empêche les animaux de se nourrir suffisamment pour supporter ensuite des hivers à - 50 degrés Celsius) et leur fréquence accrue est imputée au changement climatique.Vers le milieu de la matinée, une cinquantaine de citoyens avaient déjà glissé leur bulletin dans la machine électorale avant de partager du thé au lait salé avec les officiels du bureau.Mais la plupart des 443 électeurs enregistrés sur la circonscription étaient attendus vers midi, lorsque les éleveurs ont fini de s'occuper de leurs bêtes. A la fermeture du bureau, passé le crépuscule, les urnes sont transportées en ville pour le dépouillement. Les résultats étaient attendus après 15 heures GMT.

 

Thaïlande : Les médecins Thaïs vont en guerre contre un plat de poisson cancérigène (Source RTPF avec AFP)Ce n'est qu'une fois à la faculté de médecine que Narong Khuntikeo a découvert la cause du cancer du foie qui a emporté ses deux parents: un plat de poisson du nord de la Thaïlande dont ils raffolaient. Comme des millions d'habitants de l'Issan, région rurale du nord-est du royaume, sa famille cuisinait régulièrement du "Koi Pla", plat traditionnel à base de poisson cru, de jus de citron et d'épices. Ce plat à l'odeur et au goût puissants se prépare rapidement et ne coûte pas cher, mais le poisson utilisé est souvent porteur d'un parasite à l'origine d'un cancer du foie, le cholangiocarcinome. Ce cancer agressif fait 20 000 morts chaque année en Thaïlande, un pays qui détient le record mondial de cette maladie, rare ailleurs dans le monde. Il touche 84 hommes sur 100 000 en Thaïlande, contre 1 sur 100 000 aux Etats-Unis, à titre de comparaison. En Thaïlande, la plupart des malades sont issus de cette région pauvre de l'Issan. Le parasite est fréquent dans les eaux du bassin du Mékong. Une fois ingéré, le ver peut vivre pendant des années dans le foie de l'individu, sans se faire remarquer, mais il cause une inflammation du foie dégénérant souvent en cancer. "C'est un grave problème sanitaire ici... Cela affecte des familles, mais aussi le développement socioéconomique", explique le Dr Narong Khuntikeo, que son drame familial a conduit à se spécialiser dans la chirurgie du foie. "Mais personne n'en a conscience, alors les gens meurent en silence, comme les feuilles mortes tombent des arbres", déplore ce médecin de l'université de Khon Khaen, fatigué de voir les habitants, souvent des riziculteurs peu éduqués, ne consulter qu'en phase terminale. Avec des collègues médecins et des scientifiques, il parcourt les villages de l'Issan afin de mettre en garde la population contre la consommation de ce plat. Mais changer les habitudes alimentaires dans cette région à la gastronomie largement basée sur ce type de mets à base de poissons fermentés et d'épices n'est pas facile. Certains estiment que la cuisson altère le goût du plat, d'autres invoquent le précepte bouddhiste selon lequel il faut se plier à son destin, et que si l'on doit mourir d'un cancer du foie, il est vain d'essayer d'y échapper.

 

 

 

 

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