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A quand viendraient les vraies solutions qui effaceraient les plaies de la crise post-électorale de 2010-2011, ayant fait plus de 3.000 morts en Côte d’Ivoire ? C’est nécessaire des vraies solutions pour un pays comme la Côte d’Ivoire qui joue parfois le rôle de leader du développement en Afrique de l’Ouest, voir ailleurs dans ce continent qui se cherche malgré d’énormes richesses naturelles et humaines. Malheureusement on a l’impression que les Ivoiriens avancent dans leur processus de réconciliation nationale, puis ils reculent de plusieurs pas mettant en doute leur bonne volonté.  Prenez par exemple cette information rapportée par l’AFP relative au procès de Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, pour « divulgation de fausses nouvelles » qui devait s'ouvrir vendredi à Abidjan et qui a de nouveau été reporté au 20 octobre prochain, a annoncé son avocat. Interrogé par l’AFP, l'avocat de l'inculpé, Me Ange Rodrigue Dadjé a expliqué que ce renvoi :« souhaité par l'avocat, en accord avec le parquet et le Tribunal », est dû aux « occupations professionnelles de l'accusé qui préside le jury du baccalauréat » et à l'absence du co-accusé Laurent Despas, « en France pour raison familiale depuis le 6 juin »

.D’après l’AFP, le procès de Michel Gbagbo et de Laurent Despas, directeur général du site d'information Koaci.com, initialement prévu pour le 23 juin, avait déjà été reporté d'une semaine, en raison d'un dysfonctionnement de l'appareil judiciaire. Les deux hommes avaient été inculpés le 26 mai 2016 mais laissés en liberté, par le procureur d'Abidjan, Richard Adou, à la suite d'une interview accordée par le fils Gbagbo à Koaci.com, publiée le 2 mai. Dans cet entretien révèle le reporter de l’AFP, Michel Gbagbo déclarait qu’« à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons » ivoiriennes et que « 300 personnes (...) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues ». L’AFP renseigne dans son commentaire que Michel Gbagbo, fils de l'ex-président Gbagbo issu d'un premier mariage avec une Française, avait été condamné le 10 mars 2015 à cinq ans d'emprisonnement pour « attentat à la sûreté de l'Etat ». Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo, purge elle une peine de 20 ans dans cette même affaire, après avoir été jugée pour son rôle dans la crise causée par le refus de son mari de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Laurent Gbagbo est écroué depuis la fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour « crimes contre l'humanité » présumés commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en Côte d'Ivoire. « Le parquet informe qu'il n'a été saisi d'aucun cas de disparition d'inculpés de la crise postélectorale », avait réagi Richard Adou, critiquant les déclarations « sans fondement et mensongères » de Michel Gbagbo.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

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