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Hier, c’était la dictature qui avait commandé et régné pendant des années dans ce pays. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. C’est la rue qui a décidé de prendre le dessus sur la dictature et de la commander sévèrement. Hier les Vénézuéliens auraient eu peur de Hugo Chàvez(28 juillet 1954-5 mars 2013) et de Nicolàs Maduro(23 novembre 1962) élu à la tête de la République le 14 avril 2013,mais aujourd’hui malgré que ce dernier assure encore la continuité de cette dictature mis sur pied par son prédécesseur,ils avaient donné l’impression dès le départ de n’avoir plus peur de personne. Et la rue semblerait être leur témoin oculaire et leur terrain de prédilection pour démolir tout ce mur politique et psychologique de la peur et de la honte construit dans leurs têtes à plus de la moitié d’un siècle par Hugo Chàvez et son système de gouvernance. En revanche, là où cette descente de la rue au Venezuela a son sens d’être, c’est lorsque l’on établit un lien moral entre le printemps arabe ou Maghrébin et la leur. Tous auraient décidé de vomir cette dictature que leurs gorges refusent d’avaler. Un ras le bol qui eut permis aux Tunisiens, aux Egyptiens et aux Libyens à se débarrasser respectivement de leur vieux démon, même si évidement pour d’autres la descente aux enfers continue. Serait-il le cas pour les Vénézuéliens ? En tout cas, seul l’avenir qui le dira.  Pour l’instant, leur lutte ne cesse de prendre de l’ampleur et justement en lisant ces articles ci-dessous exclusivement sélectionnés pour vous les lecteurs réguliers ou autres de Regards d’Africains de France, vous auriez certainement l’idée sur la détermination et la bravoure de ces Américains du Sud à affronter le bœuf par les cornes. C’est de la corrida politique, n’est-ce pas !

Venezuela : deux manifestants tués, un responsable à l'ONU démissionne (Source Belga). Deux jeunes manifestants ont été tués jeudi au Venezuela lors d'affrontements survenus au cours de la grève générale convoquée par l'opposition contre le président Nicolas Maduro, a annoncé le Parquet. L'opposition, qui mobilise des manifestations populaires quotidiennes depuis le 1er avril dernier, veut que le président renonce à son projet de modifier la Constitution et quitte le pouvoir. Les deux manifestants tués jeudi étaient âgés de 24 et 23 ans. L’un participait à un rassemblement à Los Tuques, une banlieue de Caracas, l'autre manifestait à Valencia, dans le nord du pays, a précisé le Parquet sans donner d'indications sur les responsables de ces décès. Il est indiqué en revanche que le manifestant de Los Tuques a été tué par balle. Une dizaine d'autres personnes ont été blessées au cours de ces affrontements. Les deux décès portent à 99 le nombre de personnes tuées en près de quatre mois de manifestations. Jeudi, des affrontements avec la police ont éclaté à divers endroits, notamment dans les banlieues de l'est et l'ouest de la capitale ainsi que dans les Etats de Zulia (nord-est), Aragua (centre) et à Isla Margarita, a constaté l'AFP. Dans plusieurs quartiers de Caracas et d'autres villes comme Maracaibo, dans l'ouest du pays, les rues étaient bloquées par des barricades depuis le matin en raison de la grève générale. A Los Ruices, à l'est de Cararas, les manifestants se sont opposés à coups de pierres aux employés de la télévision publique VTV. Le même jour, un haut responsable au sein de la mission vénézuélienne aux Nations unies a annoncé sa démission, pour dénoncer « la répression violente et agressive » menée, selon lui, par la « dictature » de Nicolas Maduro contre son peuple. Isaias Medina a indiqué renoncer à ses fonctions de ministre conseiller de la mission vénézuélienne, qu'il occupait depuis deux ans. Dans un entretien vidéo, il précise estimer que le gouvernement de son pays a « violé tous les droits humains possibles », parlant de « tueries » et appelant au changement. Les dirigeants vénézueliens doivent « se reprendre et de réfléchir à leur position » et « penser à l'importance du pays tout entier et à la place qu'ils occuperont dans l’histoire : ils sont, et seront considérés comme des meurtriers », ajoute-t-il. L'ambassadeur vénézuélien auprès des Nations unies, Rafael Ramirez, a réagi via son compte Twitter, indiquant « condamner la conduite d'Isaias Medina »

Venezuela : l'opposition met la pression sur Maduro avec une grève générale (Source AFP avec RTBF). Le Venezuela se réveillait jeudi affecté par une grève générale de 24 heures à l'appel de l'opposition, portée par le vote massif de 7,6 millions de personnes lors de la consultation symbolique contre le président Nicolas Maduro et son projet de modifier la Constitution. Le pays est perturbé depuis bientôt quatre mois par une vague de manifestations violentes qui ont fait près d'une centaine de morts, accompagnées de blocages de rues dans une économie au ralenti. La grève, qui devait commencer à 06H00 locale (10H00 GMT), marquera le début de « l'heure zéro », c'est-à-dire une montée en puissance des protestations qui ont débuté le 1er avril. Les antichavistes --du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont M. Maduro est l'héritier-- sont lancés dans un contre-la-montre : dans dix jours, les 545 membres de l'assemblée constituante seront élus avec pour mission de réécrire la Constitution.« J'ai sept ouvriers et je vais leur payer la journée. Peu importe de perdre une journée de travail quand on est en train de perdre un pays. Je rejoins la mobilisation pour essayer de sauver le peu qui nous reste, pour accroître la pression », a expliqué à l'AFP Omar, 34 ans, patron d'une petite entreprise de bâtiment au sud-est de Caracas. L’opposition a appelé à une grève générale doublée de blocages de rues. Confronté à une intense pression diplomatique, le chef de l'Etat socialiste assure que la Constituante continuera contre vents et marées « pour la paix et le redressement économique » du pays.« Elle continue, plus que jamais », a souligné mardi M. Maduro, en rejetant les menaces de sanctions économiques "fortes" de Donald Trump en cas de maintien du projet. La grève générale est soutenue par le patronat, les chambres de commerce et d'industrie, une partie des syndicats, les étudiants et les entreprises de transport. Certains secteurs économiques, accusés par le président de mener une « guerre économique » contre le pays, craignent l'instauration, via la Constituante, d'un modèle économique « à la cubaine » qui empirerait la situation économique du pays, selon eux.Mais le gouvernement, qui a menacé de sanctions les entreprises qui rejoindront la grève, a de son côté la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique qui compte près de trois millions d'employés.« Une grève dans un pays pétrolier où le gouvernement contrôle cette production revient à un bras de fer financier opposant l'entrepreneuriat et une population affamée et appauvrie à un gouvernement également ruiné, mais qui contrôle les maigres ressources du pays », estime Luis Vicente Leon, de l'institut Datanalisis.Marcela Maspero, coordinatrice de l'Union des travailleurs du Venezuela (UNETE) -une des principales du pays, a assuré qu'un grand nombre de travailleurs « sont soumis à des pressions », mais participeront néanmoins à la grève générale.« Ces jours-ci sont déterminants pour savoir si le gouvernement comprend qu'une sortie pacifique et démocratique de la crise, pour les travailleurs, cela signifie retirer la Constituante », a déclaré à l'AFP le dirigeant syndical Froilan Barrios. Frappé par une sévère pénurie d'aliments et de médicaments et une inflation galopante, le Venezuela, autrefois riche pays pétrolier, a perdu 70% de ses entreprises ces dix dernières années et celles qui restent fonctionnent à 30% de leurs capacités, selon le syndicat patronal Fedecamaras.« L'assemblée constituante n'est rien d'autre qu'une manière de déguiser la transformation du Venezuela en un Etat communiste », assure le président de Fedecamaras, Carlos Larrazabal.Si la tension se poursuit jusqu'à la fin de l'année, le PIB se contracterait de 9% en 2017, contre une prévision originale de -4,3%, a déclaré à l'AFP Asdrubal Oliveros, directeur du cabinet Ecoanalitica.Des blocages de rues spontanés ont eu lieu mercredi, à la veille de la mobilisation. Alors que 70% des Vénézuéliens rejettent l'assemblée constituante, selon l'institut Datanalisis, les analystes estiment que des actions comme celle de jeudi sont « nécessaires mais insuffisantes ». Seule l'armée, soutien inconditionnel de Maduro, pourrait faire pencher la balance, juge le politologue Luis Salamanca. Mais cela semble peu probable : mercredi encore, en écartant les menaces de Donald Trump, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a promis de défendre l'élection de l'assemblée constituante.

 Venezuela : l'UE appelle à la suspension de la Constituante (Source Belga). La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a appelé lundi le gouvernement vénézuélien à suspendre la convocation prévue d'une assemblée constituante, qui risque selon elle d'accroître les tensions et les violences dans le pays en crise. Cette Constituante, dont les membres doivent être élus le 30 juillet, vise officiellement à apporter paix et stabilité au pays. Mais l'opposition considère qu'elle servira à contourner l'Assemblée nationale, où elle détient la majorité depuis 2016.« La violence a déjà coûté de trop nombreuses vies et risque encore de s'accroître avant l'assemblée constituante », a mis en garde Mme Mogherini, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, après une réunion avec les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE qui portait sur d'autres sujets. La Haute représentante de l'UE a fait référence à la consultation populaire organisée sans l'aval des autorités par l'opposition vénézuélienne contre le président Nicolas Maduro, et à laquelle ont participé plus de 7 millions de personnes. « Une large majorité de la population semble clairement ne pas soutenir l'assemblée constituante », a-t-elle observé. Sa convocation « risque de polariser davantage le pays et d'accroître les confrontations », a argué Mme Mogherini. « Donc nous pensons qu'il serait utile que le gouvernement cherche des gestes politiques pour faire retomber les tensions, créer de meilleures conditions pour la reprise du travail vers une solution négociée » à la crise politique, a-t-elle ajouté. « Suspendre le processus de mise en place de l'assemblée constituante constituerait un geste important », a suggéré la diplomate italienne. Interrogée sur l'éventualité de sanctions européennes contre le Venezuela, Mme Mogherini a répondu que « toutes les options sont sur la table ».

Plus de 7,1 millions de participants à la consultation contre Maduro au Venezuela(source Belga).L'opposition vénézuélienne a voté dimanche, apparemment assez massivement, contre le président Nicolas Maduro et son projet de Constituante, espèrant s'appuyer sur ce succès pour exiger un changement de gouvernement, après bientôt quatre mois de violentes manifestations.Seul incident sanglant recensé en soirée,une femme de 61 ans a été tuée et trois personnes blessées quand, selon le parquet, des inconnus ont ouvert le feu à moto sur une une file d'attente qui patientait à Caracas devant l'un des quelque 2.000 bureaux de vote.Plus de 7,1 millions de Vénézuéliens ont participé à cette consultation populaire symbolique, légalement non-contraignante, a annoncé l'opposition, le chiffre portant sur 95% des bulletins dépouillés.Le Venezuela a ainsi « envoyé un message clair à l'exécutif national et au monde », a commenté Cecilia Garcia Arocha, recteur de l'Université centrale du Venezuela, précisant que près de 6,5 millions de votants l'avaient fait dans le pays et près de 700.000 depuis l'étranger.Les recteurs d'université étaient les « garants » du scrutin.D'après les projections de l'institut de sondages Datanalisis, quelque 10,5 millions de personnes, sur 19 millions d'électeurs, étaient prêts à voter à la consultation, soutenue par l'Eglise catholique, les Nations unies, plusieurs pays d'Amérique latine et d'Europe ainsi que par les Etats-Unis.« Nous avons dépassé les attentes », a assuré un dirigeant de l'opposition, Freddy Guevara, avant l'annonce des chiffres de participation.Par centaines de milliers, les électeurs, beaucoup vêtus de blanc ou aux couleurs du drapeau jaune, bleu, rouge du Venezuela, ont commencé dès dimanche matin à glisser leur bulletin dans des boîtes en carton installées dans des bureaux de vote à travers le pays par la coalition d'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD).« C'est une démonstration indiscutable et historique », a déclaré un des leaders de l'opposition, Henrique Capriles, dès avant l'annonce du chiffre de participation.Les bureaux de vote avaient fermé en début de soirée, bien après l'heure prévue, des électeurs faisant toujours la queue.« La communauté internationale doit maintenant demander l'annulation de cette Constituante putchiste », a déclaré le Bolivien Jorge Quiroga, l'un des cinq anciens présidents latino-américains venus à Caracas en tant qu'"observateurs internationaux" de la consultation.Parmi eux, l'ex-président mexicain Vicente Fox a été déclaré « persona non gratae » sur ordre du président Maduro, après son départ dimanche soir du Venezuela, a annoncé à la télévision le chef de la diplomatie de Caracas, Samuel Moncada. « Je manifeste mon mécontentement contre le gouvernement. Nous ne trouvons pas de médicaments, nous avons chaque fois moins d'argent pour acheter de la nourriture. Et eux, ils veulent juste rester au pouvoir, nous votons pour qu'ils le quittent », a expliqué à l'AFP Tibisay Méndez, 49 ans, dans un bureau de vote du sud-est de Caracas.De longues files d'attente s'étaient également formées à Madrid, Miami ou encore Bogota, où résident d'importantes communautés vénézuéliennes. Présenté comme un acte de « désobéissance civile », ce vote, qui se déroule sans l'aval des autorités, avait pour but de manifester le rejet par la population de la future Assemblée constituante, selon la coalition des antichavistes - du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013 - réunis au sein de la MUD.Selon l'institut de sondages Datanalisis, près de 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% dénoncent la gestion par M. Maduro d'un pays quasi paralysé et traumatisé par des manifestations au cours desquelles près d'une centaine de personnes ont été tuées depuis le 1er avril.Cette crise politique survient par ailleurs sur fond de chute des cours du pétrole qui frappe de plein fouet l'économie, dont 95% des devises proviennent de l'or noir.La Constituante, dont les 545 membres seront élus le 30 juillet, aura pour mission de modifier la Constitution pour assurer, selon M. Maduro, la « paix et la stabilité économique ».Les opposants y voient un moyen pour le gouvernement de rester au pouvoir, en contournant l'Assemblée nationale où l'opposition est majoritaire depuis 2016.« Il est tombé, il est tombé, ce gouvernement est tombé ! », chantaient des adversaires du président dans la capitale en agitant des drapeaux vénézuéliens, au milieu d'automobilistes qui jouaient du klaxon. Le chef de l'Etat a appelé ses adversaires au dialogue en les encourageant à « ne pas perdre la tête » après ce vote. Dimanche également, le gouvernement a invité les citoyens à venir tester les machines de vote qui seront mises en place pour élire les membres de la Constituante le 30 juillet.« C'est un moment historique, nous n'allons pas l'entacher de violences (...) le monde entier observe les deux camps », a déclaré Maria Canela, venue participer à ce test dans une école de Caracas.Vendredi, le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) a publié des chiffres de demandes d'asile déposées par des Vénézuéliens: 52.000 depuis janvier, soit plus du double de l'an dernier.

Sélection  et commentaire d'Ahmat Zéïdane Bichara 

       

 

 

 

 

 

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