Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

                         Le courrier des lecteurs 

Lecteurs et lectrices, cette page est la vôtre. Elle vous est réservée par la Rédaction et n’attend que vous l'animiez par les envois de vos réactions, de vos réflexions ou de vos contributions diverses et variées touchant tous les domaines : politique, économique, social, culturel, sportif ou autres. Que vous soyez de la majorité dans votre pays, de l’opposition, acteurs de la société civile, entrepreneurs, travailleurs ou simples citoyens, si vous avez de quoi à dire n’hésitez pas. La Rédaction publiera intégralement vos réactions sans en modifier un seul mot. Alors, pour tous vos envois, une seule adresse e-mail : raf.journal09gmail.com

Madame Laoukain Gisèle kourayo Médard dénonce les conditions de détention de son époux. « Depuis hier, j'ai apporté le repas et les médicaments à mon époux mais les policiers mon empêcher, ils disent qu'ils vont eux même lui payé du thé au bord de la route, effectivement ils ont fait mais mon mari a refusé de prendre il leurs a dit que le thermos ne vient pas de chez lui. Je suis contraint d'aller voir le procureur et c'est grâce à son intervention que j'ai eu accès. J'ai posé la question au procureur de savoir pourquoi on lui a refusé le repas et il m’a fait savoir que l'ordre vient d'en haut et qu'il aurait même demandé qu'on le met en garde à vue mais hélas. Selon le commissaire, c'est le gouverneur qui lui à demander de le mettre dans la cellule avec les autres prisonniers. Le Dieu de justice est au contrôle. Ce matin je suis parti avec le repas sur l'aide de ses avocats, Dieu merci il se porte bien. Normalement sa détention dépasse 48h comme prévue par la loi alors on devrait le mettre à la disposition du procureur mais comme le gouverneur dit que l'ordre vient d'en haut, on ne sait pas si c'est le président Deby ». J’ai un RV avec le procureur et Carine Frank de la RFI, je donnerais d'autres détails.

Christian Mawalé « Moundou: Dionadji Dionheur, le malheureux militant de la CTPD dans l’arrestation de Laoukein Médard…Enlevé et séquestré au lendemain des résultats de la présidentielle de 2016 au point de l’agonie, Dionadji Dionheur, membre du bureau exécutif du parti de Médard a frôlé encore la mort de suite de bastonnade après l’arrestation de Laoukein Médard ce 13 juillet. La scène s’est déroulée quelques minutes après que Médard ait été pris par les forces de sécurité à son domicile. Alors que tous ceux qui étaient dispersés plutôt à plusieurs mètres de là avant le raft, revenaient au domicile du Maire déchu, Dionadji a été pris à partie par un membre de la famille. « Ce sont vous-là qui l’avez vendu n’est-ce pas » lance-t-il avant de lui porter un bon coup, attirant l’attention et la fougue des autres membres de la famille et les jeunes du quartier. Il s’est donc retrouvé à terre, roué des coups et de morceaux de briques et cailloux. « Je ne pouvais rien faire d’autres que de protéger mon   visage, car ça venait de partout », explique-t-il. Pour les membres de la famille et certains proches, ce sont les cadres du parti et les conseillers municipaux au premier rang qui ont livré leur parent Médard aux autorités pour qu’il soit d’abord destitué de sa fonction de Maire de la ville, puis arrêté. Le Malheureux Dionadji ne pouvait à cet instant compter sur personne. Il a dû se tracasser, dit-il, pour s’amener lui-même à l’hôpital afin de recevoir des soins appropriés et reste encore sous traitement. Pourtant actif, farouche et déterminant militant du parti, Dionadji Dionheur, vient là pour la deuxième fois de subir des séquelles corporelles pour le parti CTPD. La première fois remonte il y a plus d’un an au lendemain des résultats de l’élection présidentielle du 10 avril 2016. De retour d’un département où il a assuré la direction locale de campagne, il avait été enlevé, séquestré, torturé par les agents de l’ANS avant d’être relâché dans un état agonisant. Il avait survécu après d’intenses soins médicaux à l’hôpital régional de Moundou. Cette bavure des proches de l’ex Maire laisse pour l’heure, la victime sans voix et suscite en lui, tant d’interrogations et d’inquiétudes. Reste à savoir s’il pourra publiquement s’exprimer un jour sur cette affaire en sa qualité de membre du bureau exécutif du parti. La photo en torche nue est celle portant les cicatrices de la torture des agents de l’ANS après son enlèvement il y a un an. »

Tahirou Hisseine Dagga :« Le Tchad de deux poids deux mesures…En démocrate libre et progressiste, je dois avouer que j'ai été désarçonné par la brutalité de l'arrestation de l'ancien Maire de Moundou, Laoukein Médard. En effet, il est un secret pour personne que le minima de la procédure judiciaire en la matière, n'a été respecté. On a assisté finalement à un schmilblick d'une rare violence aussi psychique que physique pour le désormais, prisonnier Médard qui, s'est vu littéralement traiter comme un vulgaire voyou. Il faut rappeler pour nos amis étrangers qui nous suivent, que Laoukein Médard était candidat aux élections présidentielles d'avril 2016, n'eût été le tripatouillage électoral, la 2éme place lui revenait d'office. C'est pour dire le poids qu'il a sur l'échiquier politique national. Il faut cependant comprendre les motifs de l'acharnement dont Il fait l'objet et qui sont pas du tout fortuits. Les chefs d'accusations qu'on lui imputent sont aux antipodes des réelles motivations qui sous-entendent cette chasse aux sorcières. Si réellement, il y a volonté de moraliser la pratique de la politique en s'attaquant aux voleurs de la républicaine, la cible Médard est somme toute marginale, dans la mesure où, le forfait dont on l'accuse est tout aussi marginal, comparé aux détournements abyssaux faits par les apparatchiks du régime qui, volent des centaines des milliards sans être inquiétés. Le deux poids deux mesures, s'illustre parfaitement dans cette affaire où l'on, s'en prend de façon extrajudiciaire à une personnalité qui a compté et qui peut encore compter dans la politique du pays. Toute la jeunesse consciente tchadienne exige sa libération et ce, sans délai. »

Adam Hassane Deyé : « Jeux politiques dans l'affaire Laoukein, beaucoup accusent le pouvoir de tirer les ficelles. Mais si Laoukein est populaire, est-ce qu'il attire que la jalousie du pouvoir ? Pourquoi n'est pas voir du côté de l'opposition ? Le poste de maire est donné à un autre membre de son parti. Donc élargissez votre champ de suppositions. La jalousie peut venir de l'intérieur. Ou bien un opposant ne peut pas être jaloux d'un autre opposant ? »

Mahamat Mahamat Alhdj :" Chers compatriotes, Médard est né à Moundou, moi ailleurs, mais ce qu'il subit me ronge à petit feu. L'injustice ne mérite pas notre silence, car on risque d'être complice des tortionnaires. Pour une fois, mettons de côté tous nos divergences ethniques et confessionnelles pour dire non d'une seule voix contre la force tyrannique qui s'abat sur l'ex maire de notre deuxième capitale économique. Il est inadmissible et écœurant de subir dans ton propre pays la barbarie des individus aux ordres des autres personnes sans foi ni loi tapis l'ombre pour faire usage les moyens de ce même pays afin de régler leurs comptes. Monsieur. Médard, un homme rigoureux et juste à l'égard de tous ses concitoyens à Moundou, même si on lui prêtait des mauvaises intentions ce ne sont que des délations politiques ou la vue des ignares. Il a apporté sa pierre à l'édifice dans cette contrée. Nous demandons simplement le respect de ses droits. Sa popularité et sa fierté lui vaut la jalousie et la méchanceté politique. Nous, jeunesse tchadienne devons se lever pour combattre ensemble, rang bien serré la gabegie de ce régime, tout comportement, discours ou attitude divisionnaire aux relents religieux ou ethniques afin d'unir nos forces et synergies pour un changement de nos mentalités chevauchée par les guerres fratricides d'alors. Le vrai combat contre la dictature et l'oppression doit commencer par l'éradication de nos mentalités et le discours incandescent de nos aînés qui nous ont divisés en nord et sud et musulman et chrétiens par pure égoïsme et le pouvoir. La prise de conscience de la jeunesse sur ce fléau qui tarde l'avènement d'une vraie démocratie dans ce pays est primordiale et nécessaire pour un vrai changement dans ce pays. D’aucuns se cachent derrière la religion ou région pour taire les injustices contre les autres, Médard est Tchadien, donc pas un autre septembre noir dans cette contrée encore. Il me semble aussi que le régime retombe dans les années 90 pour se pérenniser et se revigorer. On ne peut pas souffrir autant pour accepter d'autres souffrances plus abjectes et abominables .il est temps de changer, disons tous ensemble non à l'injustice et pas de recul dans les années sombres du MPS ! La jeunesse, l'histoire nous jugera demain ! Levons tous contre l'injustice partout où elle se dresse contre qui que ce soit. Petit à petit le régime nous décime tous. Au début de son avènement, nous avons été témoin de toutes les exactions contre nos compatriotes un peu partout dans ce pays. A chaque fois qu'une région est victime ou subit la barbarie, les autres régions sont restées indifférentes, mais presque toutes les régions du Tchad ont payé un prix fort par notre attitude égocentrique. Quand le régime foudroyait Faya, Guéra, Ouaddai, lac, N’Djamena, Moundou ,Sarh etc les autres régions sont restés passives et voilà que toutes régions ont eu leurs part de l'oppression. Maintenant ça recommence, on doit prendre conscience et dire non, sinon on va tous moisir dans cette tragédie ! Tant que nous nous laissions submerger par les subjectivités ethnico-confessionnelles, la dictature nous opprimera. Normalement, tous les Moundoulais sans distinction religion et ethnie se lever pour dire non à son arrestation dans ces conditions. La nouvelle génération doit combattre l'égocentrisme et l'étiquette religieuse pour unir nos forces et synergie pour faire face à l'ennemi de notre avenir et le destin de ce pays."

Partager cet article

Repost 0