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Comme un volcan en ébullition, l’Europe aura été marquée par des événements et des phénomènes aussi imprévisibles que surprenants tout au long de la semaine. Globalement, le vieux continent a traversé une semaine relativement difficile au regard des actualités enregistrées çà et là. La crise migratoire continue à faire parler d’elle tant que les pays de départ et ceux d’accueil ne se donnent pas la main pour résoudre cette question. En attendant, force est de constater que les organisations internationales et sous régionales sont aux abonnés absents dans la recherche de solutions durables et efficaces. D’autres préoccupations à l’échelle nationale mobilisent les populations et surtout les autorités comme les incendies qui ravagent des hectares de forêts en Espagne, Portugal et en France avec des conséquences lamentables sur les habitants proches de ces lieux. Le moral de la plupart des pays européens est loin d’être au beau fixe car les mauvaises nouvelles dominent le continent : le Brexit continue de polluer les relations entre la Grande Bretagne et l’Union européenne, les affaires de justice des personnalités politiques sont fréquentes, les accidents de route continent à endeuiller les familles sans oublier les agissements de certains agents de l’Etat qui usent de la corruption ou des pratiques douteuses pour obtenir des avantages comme le réseau de faux diplômes en Roumanie. Bref, la semaine dans le vieux continue est loin d’être rose cependant la Rédaction vous invite à regarder les choses plutôt du bon côté.

France:L’Assemblée nationale interdit les emplois familiaux pour les parlementaires(Source AFP).L'Assemblée nationale a voté jeudi l'interdiction de l'emploi de collaborateurs familiaux par les parlementaires français, une pratique qui avait choqué lors de la dernière campagne présidentielle, marquée par l'affaire Penelope Fillon. La femme du candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, ainsi que ses enfants sont soupçonnés d'avoir bénéficié d'emplois fictifs après avoir été rémunérés en tant qu'assistants parlementaires. Elle lui a également valu le 14 mars une inculpation, notamment pour « détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux ». L'interdiction votée jeudi à main levée par les députés était une promesse de campagne du président Emmanuel Macron, à la suite de cette affaire. Seront interdits les emplois familiaux « pour la famille proche » (conjoint, concubin, parents et enfants ainsi que ceux du conjoint ou concubin) sous peine de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Pour l'emploi de toute autre personne du second cercle (ayant un « lien familial », membre ou ancien membre de la famille), il y aura une obligation de déclaration, comme en cas d'emploi croisé (embauche d'un collaborateur de la famille d'un autre élu ou ministre).

Allemagne: le débat sur les réfugiés repart après l'attentat de Hambourg. Source (RTBF avec Belga).La polémique sur l'accueil des réfugiés en Allemagne redémarre après l’agression au couteau commise vendredi dans une rue commerçante de Hambourg par un demandeur d'asile débouté, un acte qualifié d'attentat par les autorités locales. Le bilan s'établit à un mort, un homme de 50 ans poignardé dans un supermarché, et six blessés, cinq hommes et une femme, dont certains grièvement. Alors que la police et le ministre de l'Intérieur de la ville-Etat hanséatique doivent faire le point sur l'enquête et les motivations précises de l'assaillant lors d'une conférence de presse à 12H00 (10H00 GMT), les dommages politiques collatéraux sont déjà visibles. Le maire de Hambourg, Olaf Scholz, a révélé en effet que l'auteur de ce qu'il a dénoncé comme un « attentat odieux » était un demandeur d'asile débouté. Mais qui n'avait pu être reconduit à la frontière faute de documents en règle. « Ce qui me rend encore plus en colère est que l'auteur est manifestement quelqu'un qui cherchait refuge en Allemagne et qui a détourné sa haine contre nous », a-t-il dit vendredi soir. « Il s'agit manifestement d'un étranger en instance de départ mais qui ne pouvait pas être expulsé parce qu'il n'avait pas de documents d'identité », a-t-il regretté. Politiquement, ce point est très délicat pour les autorités allemandes. S'il se confirme que l'attaque au couteau est un attentat à motivation islamiste, le lien sera inévitablement fait avec le précédent acte de ce type, l'attaque au camion-bélier contre le marché de Noël à Berlin en décembre (12 morts). Elle avait été commise par un Tunisien, Anis Amri, qui était dans une situation juridique identique : demandeur d'asile débouté, il n'en demeurait pas moins en Allemagne car sans papiers. La Tunisie, pendant plusieurs mois, n'avait pas reconnu qu'il était l'un de ses ressortissants. Le gouvernement allemand a depuis durci les règles, en facilitant les expulsions de migrants considérés comme dangereux par la police et en renforçant leur surveillance. Le maire de Hambourg a réclamé désormais un nouveau tour de vis. « Ceci montre à quel point il est urgent que ce type d'obstacles pratiques et juridiques aux expulsions soient levés », a-t-il dit. Le débat autour des migrants, qui a empoisonné Angela Merkel pendant des mois suite à sa décision controversée d'ouvrir les portes du pays aux réfugiés en 2015, risque donc de ressurgir, alors la chancelière conservatrice pensait en être débarrassée à l'orée des élections législatives du 24 septembre. Elle est du reste très nettement remontée dans les sondages ces derniers mois, à mesure que la question des migrants refluait dans les préoccupations de l'opinion, après l'arrivée de plus d'un million d'entre eux en 2015 et 2016. Son parti démocrate-chrétien (CDU/CSU) est en tête des sondages à 40%, loin devant les sociaux-démocrates. En perte de vitesse depuis des mois, la droite nationaliste allemande de l'AfD, qui dénonce l'arrivée de migrants musulmans dans le pays, s'est engouffrée dans la brèche après Hambourg. Une de ses responsables, Beatrix von Storch, a estimé que l'attaque « était liée à l'islam ». « Essayez enfin de comprendre », a-t-elle twitté à l'adresse d'Angela Merkel. L'auteur de l'agression de Hambourg est un homme de 26 ans originaire des Emirats arabes unis. Il vivait dans un foyer de migrants de Hambourg, qui a été perquisitionné vendredi soir par la police. Selon les médias allemands, il était connu des autorités pour ses liens avec les milieux islamistes. Mais certains soulignent aussi qu'il souffrait de problèmes psychologiques et se droguait. Ce qui laisse des zones d'ombre sur ses motivations.

Accident de train à Barcelone: 56 blessés dont trois gravement (Source RTBF & AFP).Cinquante-six personnes ont été blessées vendredi matin dans un accident de train dans une gare de Barcelone (nord-est de l'Espagne), dont trois grièvement, selon les services de secours. Les victimes seraient toutes espagnoles, à l'exception d'un Français et d'un Roumain. Les Affaires étrangères belges confirment n'avoir pour l'instant aucune « indication de la présence de Belges parmi les victimes de l'accident ferroviaire ». Elles suivent de près la situation. Parmi les blessés figurent un Français et un Roumain, tous les autres étant espagnols, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la protection civile. L'accident s'est produit à 7h15 quand le train régional a heurté la fin de la voie dans la gare de France, en plein centre historique de Barcelone, selon la compagnie nationale Renfe, qui opère ces trains. Le train était parti à 6h00 du matin de Sant Vicenç de Calders, au sud-ouest de Barcelone, dans la province de Tarragone, à environ 70 km. Il « allait à une vitesse normale, n'a pas freiné et a heurté le pilier en fer » au bout de la voie, a affirmé à l'AFPTV un agent de sécurité de la gare ayant souhaité conserver l'anonymat. L'avant du train complètement est complètement enfoncé sur près de deux mètres. « Au moment du choc, on a eu la sensation de vivre un tremblement de terre. Les gens tanguaient et se cognaient les uns contre les autres. Beaucoup étaient debout et sont tombés par terre, et j'ai vu plusieurs personnes avec des coupures à la tête et sur le visage provoqué par la chute », a déclaré au quotidien catalan La Vanguardia une voyageuse, Lidia, qui se trouvait dans le premier wagon. Des rues ont été coupées pour faciliter le travail des secours dans la gare, autour de laquelle on observait un ballet d'ambulances. Le train était parti à 6h00 du matin de Sant Vicenç de Calders, au sud-ouest de Barcelone, dans la province de Tarragone, à environ 70 km. Il « allait à une vitesse normale, n'a pas freiné et a heurté le pilier en fer » au bout de la voie, a affirmé un agent de sécurité de la gare. Selon les premières informations du gestionnaire du réseau, les balises relevant la vitesse des trains n'ont rien relevé d'anormal à l'approche de la gare. Une commission d'enquête sur les accidents ferroviaires a été saisie. Des images vidéo diffusées par des amateurs montraient l'avant du train complètement enfoncé sur près de deux mètres. De nombreux passagers étaient debout dans le train bondé au petit matin, ce qui aurait aggravé le bilan des blessés. Renfe a pour sa part déclenché son « plan d'assistance aux victimes et à leurs familles ». L'accident s'est produit en plein mouvement de grève dans les services ferroviaires espagnols, qui avaient prévu d'assurer environ 66% du trafic sur ces lignes catalanes aux heures de pointe. Le train, a précisé une porte-parole des services de secours, était en principe prévu pour cinquante personnes, mais on ignore combien de passagers s'y trouvaient réellement. Le président régional Carles Puigdemont s'est rendu sur place vendredi matin peu après 9h00. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a mis un instant de côté son conflit ouvert avec M. Puigdemont, indépendantiste, en lui téléphonant pour évoquer l'accident. L'accident s'est produit alors que l'Espagne commémorait cette semaine la tragédie qui avait fait 80 morts, le 24 juillet 2013, à Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce jour-là, un train arrivant de Madrid avait déraillé dans une courbe dangereuse, qu'il avait abordée à 179 km/h alors que la vitesse y était limitée à 80 km/h, dans le hameau d'Angrois, à quatre kilomètres de Saint-Jacques-de-Compostelle. Seul le conducteur avait fait l'objet de poursuites, mais sous la pression des associations de victimes, la justice a rouvert l'enquête pour se pencher sur d'éventuelles négligences en termes de sécurité de la part du gestionnaire du réseau.

Médecine en Belgique : les reçus-collés pourront passer en 2ème... s'ils réussissent l'examen d'entrée en 1ère année (Source RTBF).Dans le recours déposé par les étudiants de médecine contre les quotas de fin de première année, Le Conseil d'Etat a tranché mais ne s'est pas prononcé sur le fond du problème. Il a rendu un avis négatif, car il n’existe selon lui "pas d’extrême urgence" à ce stade. Conséquence : les étudiants en première année de médecine et dentisterie qui ont réussi leur année (et ont donc obtenu 45 crédits) mais ne se sont pas classés en ordre utile dans le concours de fin de première année, les reçus-collés, ne pourront pas passer en 2ème année. L'argument principal est que le gouvernement fédéral n'a pas fixé les quotas qui doivent servir de base à la FWB pour l'année 2016 - 2017. Pour les étudiants, ces résultats sont contestables puisque les quotas utilisés par la FWB n'existent pas. Mais il reste un moyen de passer en deuxième, selon le Conseil d'Etat, en réussissant une nouvelle épreuve : l'examen d'entrée dédié à ceux qui souhaitent intégrer la première année d'étude, organisé pour la première fois en septembre 2017. Une situation rocambolesque, les étudiants ayant réussi leur première année devant passer un test destiné à choisir les étudiants aptes à commencer des études de médecine... La saga des quotas INAMI n'en finit pas de rebondir, passant d'une situation absurde à l'autre. Olivier Mohin, étudiant reçu-collé, est dépité par la situation. « On est tous dans une situation de flou, d'incertitude. On ne sait pas trop quoi faire, on a l'impression d'être délaissé. Mais la seule solution à faire, c'est d'étudier cet examen d'entrée, on n'a pas le choix. » Et concernant cette nouvelle épreuve à passer : « On doit réétudier les sciences fondamentales, il faut surtout revoir les mathématiques. On doit étudier des matières de rhéto pour passer en deuxième. » Le conseil d'état estime qu'il reste une chance pour ces étudiants de passer en deuxième année. Ils doivent réussir l'examen d'entrée organisé pour les nouveaux étudiants, ceux qui arrivent en première année organisé en septembre Une situation complètement insensée pour Coralie Sampaoli, secrétaire générale de la Fédération des étudiants francophones : « On est dans un pays où on manque de médecins et où on se retrouve à les sélectionner. Aujourd'hui, les étudiants sont en détresse. Ils se retrouvent à devoir repasser un examen d'entrée après avoir passé un concours. Néanmoins, le Conseil d'Etat n'a pas tranché sur le fond donc les arguments que la FEF défend sont toujours valables et c'est une bonne nouvelle. » « Les arguments de fond qui disent que le fédéral et la fédération Wallonie-Bruxelles ont fait des erreurs n'ont pas été invalidés. C'est ce qui veut dire que dans la suite de nos actions, on pourra continuer à avancer ces arguments. » Prés de 400 étudiants seraient concernés ».

Migrants : Macron met la barre très haut (source Le Devoir & AFP).A Orléans en France, plus de campements de rue dès l’an prochain, des demandes d’asile examinées directement en Afrique : le président français, Emmanuel Macron, a exposé jeudi une politique ambitieuse pour régler la crise des migrants, mais son projet de centres d’examen en Libye dépend d’une sécurisation de la zone. « D’ici à la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois », a lancé le chef de l’État, lors de la visite d’un centre d’hébergement dans le centre du pays, en prônant un logement pour « tout le monde », des simplifications administratives et des procédures de reconduite aux frontières plus efficaces. Emmanuel Macron a aussi annoncé devant des journalistes vouloir envoyer « dès cet été » en Libye des missions de l’Office français pour la protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), pour examiner sur place les demandes d’asile.

Corruption en Espagne : Rajoy appelé à témoigner (Source Le Devoir & AFP).San Fernando de Henares -Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a assuré mercredi devant la justice ne rien savoir des finances du parti qu’il dirige depuis 2004, pourtant empêtré dans de nombreuses affaires de corruption. Un moment d’histoire pour l’Espagne, puisque jamais jusque-là aucun chef de gouvernement en exercice n’avait pris place dans un prétoire. Au sein du Parti populaire (PP, conservateur), « il y a une séparation claire et nette […] entre les affaires économiques et politiques », a-t-il dit d’entrée de jeu. M. Rajoy, au pouvoir depuis fin 2011, était appelé à témoigner dans le procès dit « Gürtel » sur des pots-de-vin versés à des élus et des responsables de son parti en échange de juteux contrats publics. L’affaire, qui compte 37 prévenus, est jugée depuis octobre 2016. Ses protagonistes sont Francisco Correa, un entrepreneur, et Luis Barcenas, ancien intendant et trésorier du PP, un temps proche de Mariano Rajoy.

 Pologne: Kaczynski accuse l'Allemagne de nier sa responsabilité pour la 2e guerre mondiale (Source RTBF &AFP).Le chef du parti conservateur au pouvoir en Pologne Jaroslaw Kaczynski a accusé l'Allemagne de rejeter sa responsabilité pour la 2e guerre mondiale et reproché à certains « savants » polonais « d'aller, avec insolence, dans la même direction ». Il a cité à ce propos le Musée de la 2e guerre mondiale de Gdansk, qu'il a taxé de « sorte de cadeau de (l'ex-Premier ministre, aujourd'hui président du Conseil européen) Donald Tusk à Angela Merkel ». Lors d'une longue conversation avec les auditeurs de la station catholique Radio Maryja, dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Kaczynski a évoqué une nouvelle fois la possibilité de réclamer à l'Allemagne des réparations de guerre qui, selon lui, sont toujours dues à son pays. Mais « pour une telle grande opération, il faut avoir une diplomatie efficace et loyale à l'égard de l'Etat », a dit le chef du parti Droit et Justice, laissant entendre que celle actuelle ne l'était pas et annonçant qu'une loi déjà prête pour la réformer devrait être votée en automne. « Tant que nous avons un appareil (diplomatique) un peu particulier, comme maintenant, ce sera difficile. Il s'agit de sommes gigantesques et aussi du fait que les Allemands depuis plusieurs années rejettent leur responsabilité pour la 2e guerre mondiale », a-t-il expliqué. « Cela va de plus en plus loin ». « Cela arrive aussi en Pologne. Il y a beaucoup de savants qui vont dans cette direction, avec insolence, disons le mot. Le Musée de la 2e guerre mondiale à Gdansk, ce n'est rien d'autre qu'une sorte de cadeau de Donald Tusk à Angela Merkel. C'est un musée qui s'inscrit dans la politique historique allemande », a poursuivi M. Kaczynski. « Et quand nous essayons de le changer, quand le ministre de la Culture le change, le défenseur des droits de l'homme porte plainte devant les tribunaux et ces derniers ordonnent de revenir sur ces changements », a-t-il dit encore, y voyant une nouvelle raison de poursuivre la réforme de la justice, freinée lundi dernier par un double veto du président Andrzej Duda. Le musée en question présente un vaste panorama international du conflit, concentré sur le sort des civils, les plus nombreux parmi les dizaines de millions de victimes. Le gouvernement nationaliste de Varsovie lui reproche un déficit de patriotisme, trouvant que l'héroïsme des Polonais n'y est pas suffisamment mis en valeur.

Diplôme de médecin contre pots-de-vin : un trafic démantelé en Roumanie (Source Belga).Huit professeurs de deux facultés roumaines de médecine sont poursuivis pour avoir aidé des étudiants étrangers à obtenir un diplôme en échange de pots-de-vin, a annoncé jeudi le parquet, précisant que l'enquête vise au total 36 personnes. Les enseignants sont soupçonnés d'avoir « fourni les réponses (des questions aux examens) par texto, modifié la copie ou les notes afin de permettre à des étudiants de passer des examens », en échange de sommes allant jusqu'à 400 euros par personne. En outre, plusieurs étudiants de dernière année ont acheté des thèses rédigées par leurs professeurs, pour des sommes allant de 500 à 600 euros, et obtenu ainsi un diplôme de fin d'études. « Une partie des étudiants ont passé des examens en roumain sans parler cette langue », ont souligné les procureurs. Selon eux, 350.000 euros ont été découverts lors de perquisitions menées chez les huit professeurs visés ainsi que chez des intermédiaires, dont deux informaticiens et plusieurs anciens étudiants. Trois étudiants étrangers, dont les nationalités n'ont pas été précisées, figurent parmi les personnes poursuivies. Selon les médias qui citent des sources judiciaires, les deux universités visées sont situées à Arad (ouest), tandis que les étudiants soupçonnés d'avoir versé des pots-de-vin sont notamment tunisiens, marocains, algériens, égyptiens et italiens. L'enseignement supérieur roumain a été secoué par plusieurs scandales de corruption ces dernières années : en 2015, l'Université de médecine de Iasi (nord-est) avait dû réévaluer les 951 dossiers d'inscription déposés par des étudiants étrangers, constatant que 94 parmi ces derniers avaient bénéficié d'une note surévaluée. A la suite de ce scandale, le recteur avait démissionné.

Portugal : légère accalmie sur le front des incendies dans le centre du pays (Source RTBF& AFP).Le Portugal connait ce jeudi une légère accalmie sur le front des incendies dans le centre du pays, après avoir réussi à circonscrire plusieurs foyers au cours de la nuit, mais 3200 pompiers restaient à pied d'œuvre pour éviter des reprises de feu. « Les conditions météorologiques sont toujours défavorables et nous maintenons notre dispositif en alerte même aux endroits où les incendies ont été maîtrisés », a indiqué une porte-parole de la protection civile, Patricia Gaspar. Le foyer le plus important, près de la ville de Serta dans la région de Castelo Branco, mobilisait toujours plus de 970 pompiers. A une trentaine de kilomètres plus au sud, à Maçao, l'incendie a été finalement maîtrisé après avoir atteint les portes de cette commune de 2000 habitants et détruit plusieurs maisons dans la soirée de mercredi. En fin de matinée, le calme était revenu et on n'apercevait plus de flammes ou de colonnes de fumée aux alentours. Plus de 15 000 hectares ont brûlé dans le district au cours des incendies ces derniers jours, selon Vasco Estrela, maire de Maçao. "Nous avons 40 000 hectares de forêt ici, c'est presque la moitié de la surface totale qui est partie en fumée", a-t-il déploré. Un autre brasier à Lorvao, dans la région de Coimbra, faisait l'objet d'une attention particulière avec plus de 500 pompiers mobilisés pour lutter contre les flammes. Les incendies obligeaient toujours les autorités à interdire l'accès à plusieurs routes à travers le pays. Néanmoins, les fermetures temporaires des autoroutes A23 et A25 ont été levées. Une femme au foyer âgée de 50 ans a été arrêtée mercredi par la police judiciaire, soupçonnée d'avoir été à l'origine du feu qui a dévasté la zone de Castelo Branco en allumant un briquet. Depuis le début de l'année, près de 8000 feux de forêt ont éclaté au Portugal et 65 incendiaires présumés ont été interpellés. « Nous allons certainement avoir d'autres feux de cette ampleur, car le risque élevé va se prolonger jusqu'à l'automne », a prédit mercredi le Premier ministre Antonio Costa. Les incendies ont déjà consumé 75 000 hectares de forêt depuis le début de l'année, un record en dix ans, et près de 80% du territoire portugais est en état de sécheresse sévère ou extrême.

Pays-Bas : la justice ordonne au gouvernement de financer un lycée islamique (Source RTBF & Agences).La justice néerlandaise a ordonné mercredi au gouvernement de financer un nouvel établissement scolaire islamique à Amsterdam. Le financement de l'école avait été refusé en 2014 par le ministère de l'Education après qu'un membre de l'encadrement de l'école ait exprimé son soutien au groupe djihadiste État islamique. Mais le Conseil d'État des Pays-Bas, plus haute instance judiciaire administrative du pays, a considéré qu'il n'y avait « pas de raison valable pour refuser le financement », notant que l'école avait pris ses distances avec les propos de l'homme ainsi qu'avec toute sorte d'extrémisme. L'homme en question a été exclu de l'encadrement de l'école, a ajouté le Conseil d'État dans sa décision. Alors que la nouvelle année scolaire commence à la fin du mois d'août, la justice a ordonné au ministère de l'Éducation de revenir sur sa décision et de trouver une solution de financement avant le 1er août. Aux Pays-Bas, la question de l'Islam et de ses influences sur la société néerlandaise est régulièrement source de débat, notamment en cette année d'élections législatives. Lors de la campagne électorale, le leader d'extrême droite Geert Wilders a fait de l'interdiction du Coran et des mosquées un élément central de son programme. Son Parti pour la liberté possède dorénavant le deuxième groupe parlementaire, après avoir conquis 20 sièges lors du suffrage de mars. L'établissement scolaire, qui deviendra le deuxième lycée islamique du pays, doit accueillir quelque 200 étudiant cette année. Le secrétaire d'Etat à l'Education, Sander Dekker, s'est dit frustré par la décision, ajoutant avoir des inquiétudes au sujet de « la qualité de l'enseignement » qui y sera dispensé. « Nous devons faire tout notre possible pour que nos enfants obtiennent l'éducation à laquelle ils ont droit, et apprennent ce que cela signifie de faire partie de la société néerlandaise », a-t-il dit à la radio publique NOS. Il a également demandé aux inspecteurs académiques de vérifier si l'établissement répond aux exigences éducatives du pays.

Brexit : le ministre britannique des Finances défend une transition de trois ans. Source (RTBF & Agences).Le ministre britannique des Finances Philip Hammond a défendu vendredi sa vision d'une période de transition de trois ans entre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et la mise en place d'une nouvelle « relation de long terme ». Les Britanniques « ne souhaitent pas une rupture brutale du jour au lendemain. Il faut donc qu'il y ait une période pendant laquelle nous évoluerons progressivement de la situation actuelle à une nouvelle relation de long terme », a affirmé le ministre sur la radio BBC 4. « Ce processus devra être terminé au moment des prochaines élections législatives (britanniques, ndlr) qui se tiendront en juin 2022. Cela représente donc une période maximale de trois ans » à partir de la concrétisation du Brexit, qui doit avoir lieu en mars 2019, a ajouté M. Hammond Au début de cette transition, les dispositions régissant les liens entre l'UE et le Royaume-Uni pourraient être « très similaires » à ce qu'elles sont actuellement. Elles devraient ensuite « progresser régulièrement » pour établir les normes de la relation future qui sera fondée sur « un nouveau traité ». Initialement, les biens pourront continuer à traverser la frontière entre l'UE et le Royaume-Uni « de manière comparable à ce qui se fait actuellement », espère le ministre. « Notre aspiration est de pouvoir continuer les échanges commerciaux ». Quant aux citoyens européens, ils « seront toujours autorisés » à se rendre outre-Manche mais devront « s'enregistrer auprès des autorités ». « Ainsi nous saurons qui entre et qui quitte le territoire », a-t-il dit. Les contrôles et d'éventuelles restrictions à l'immigration ne seront pas mis en place immédiatement après le Brexit, selon lui. « Ce n'est pas une question de choix politique mais une question matérielle, nous devons mettre en place de nombreuses infrastructures nouvelles », a-t-il prévenu. La mise en place d'une telle période de transition n'a pas encore été débattue avec Bruxelles. Le ministre des Finances, qui défend une sortie en douceur de l'UE, estime qu'un traité ne pourra pas être conclu avant la date limite de mars 2019. Les négociations du Brexit ont été entamées en juin sur trois questions clés : les droits futurs des citoyens européens installés au Royaume-Uni, le règlement financier du divorce, et la question de la frontière irlandaise. Mais selon des sources diplomatiques européennes jeudi, elles pourraient bien prendre du retard faute de "clarté" du côté britannique, empêchant probablement le démarrage des discussions sur les futures relations commerciales prévu initialement en octobre.

 

Sélection et commentaire de Moussa T. Yowanga

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