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Votre rubrique « Articles groupés » vous amène cette semaine à voyager à travers le vieux continent européen où il s’est passé beaucoup d’événements. A vous de les apprécier car la vie réserve parfois des surprises agréables ou désagréables !

 France : Donald Trump en "guest star" du défilé militaire du 14 juillet à Paris (Sources RTBF et Agences).La patrouille acrobatique de l'US Air Force et deux avions de chasse furtifs américains F-22 ont ouvert vendredi la parade aérienne, aux côtés de la patrouille de France. Le président français, Emmanuel Macron, a assisté au défilé en compagnie de son homologue américain, Donald Trump, isolé sur la scène internationale mais "ami" de la France. Le défilé à pied, qui coïncide avec le centenaire de l'entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, a débuté avec des "Sammies" -surnom des soldats de l'Oncle Sam engagés dans le conflit- en costume d'époque. Les deux présidents côte à côte dans la tribune officielle, avec leurs épouses Melania, vêtue d'une très estivale robe blanche à fleurs, et Brigitte, en tailleur bleu, se sont levés pour saluer les militaires américains. M. Trump, leur "commander in chief", s'est mis au garde à vous, puis tous les officiels sont restés debout et ont régulièrement applaudi les troupes. Plus de 3.700 militaires français à pied, ainsi que 211 véhicules dont 62 motos, 241 chevaux, 63 avions et 29 hélicoptères participaient à la grande parade sur la plus célèbre avenue parisienne, sous les yeux d'une foule de badauds. La musique militaire martiale était souvent couverte par le bruit de la parade aérienne. Cette année, les instrumentistes des armées innovent puisque, face à la tribune officielle, ils joueront notamment un étonnant pot-pourri des partitions électroniques du duo français Daft Punk. Ce défilé intervient dans un climat de tension entre le chef de l'État et les militaries, qui ont exprimé leur désarroi face aux coupes budgétaires qui vont, les toucher. Signe du malaise, la ministre des Armées Florence Parly a précisé vendredi matin que le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, assisterait bien au défilé aux côtés d'Emmanuel Macron. Le général qui s'était insurgé devant des députés contre une réduction des moyens des armées en 2017 s'est fait recadrer jeudi par le président. M. Macron a considéré qu'il n'était "pas digne d'étaler certains débats sur la place publique" et rappelé les militaires à leur "sens du devoir et de la réserve". Le matin même, le général avait estimé lors d'une audition à huis clos devant une commission parlementaire que financièrement, l'armée avait déjà "tout donné" et qu'il n'allait pas "se faire baiser" par le ministère des Finances.

Allemagne : 3000 demandes d'asile de la part de ressortissants turcs cette année (Source Belgia).L'Allemagne a reçu 3000 dossiers de demande d'asile de la part de ressortissants turcs depuis le début de l'année, selon des chiffres diffusés par le groupe média Funke vendredi. Depuis le coup d'Etat manqué, Turquie le 15 juillet 2016, 209 diplomates et 205 autres responsables ont demandé l'asile à l'Allemagne, selon les chiffres les plus récents du Bureau fédéral de l'immigration basé à Berlin. Les chiffres ont augmenté de manière constante au cours des dernières années. Le nombre de demande d'asile depuis la Turquie est retombé à 488 en juin, ce qui est au même niveau qu'à cette époque l'année passée. Cependant, les chiffres ont augmenté de manière constante au cours des dernières années de 1800 en 2014, à 4600 en 2015. En 2016, l'Allemagne a reçu environ 5700 demandes d'asile de la part de ressortissants turcs dont environ 4.400 de la part de Turcs issus de la minorité kurde. Depuis la tentative de coup d'Etat, le pays est sous le régime de l'état d'urgence, de larges purges ont été organisées dans la fonction publique, visant notamment des magistrats.

 USA: la pression monte sur le discret gendre de Trump dans l’affaire russe (Source AFP).La rencontre entre Donald Trump Jr. et une avocate russe a projeté le fils du président américain en première ligne d'un scandale explosif qui menace à son tour de happer le gendre du milliardaire, Jared Kushner, fidèle confident et conseiller de l'ombre à la Maison Blanche. C'est le visage de Donald Jr. qui s'affiche depuis plusieurs jours dans les grands médias américains. Mais l'opposition démocrate le proclame haut et fort: il est surtout urgent d'écarter du pouvoir Jared Kushner, également présent lors de la désormais célèbre réunion à la Trump Tower de New York. Alors que le fils aîné de Donald Trump, resté dans le monde des affaires, ne joue aucun rôle dans la gestion du pays, son gendre, figure incontournable de la sphère Trump, occupe une place de premier rang à la Maison Blanche, martèlent-ils. Même du côté républicain, des voix s'élèvent pour questionner la présence de Jared Kushner, 36 ans, et de son épouse Ivanka Trump, 35 ans, au côté du président américain. "Il me semble qu'il serait dans le meilleur intérêt du président de retirer tous ses enfants de la Maison Blanche", a ainsi déclaré jeudi un élu du Texas à la Chambre des représentants, Bill Flores, à propos de ces deux derniers. Héritier lui aussi d'une famille de magnats de l'immobilier new-yorkais, diplômé de Harvard, Jared Kushner oppose une discrétion extrême aux multiples sorties de son beau-père. Signe de sa profonde confiance, Donald Trump l'a chargé de lourds dossiers, dont, en priorité, la recherche d'une issue au conflit israélo-palestinien. C'est pourtant par lui que le dernier feuilleton de l'affaire russe semble avoir éclaté au grand jour: un formulaire qu'il devait soumettre à son arrivée à la Maison Blanche -pour être notamment autorisé à consulter des documents classifiés- a d'abord mené à la révélation de l'existence de la fameuse réunion. Puis, face au scoop du New York Times, Donald Jr. a publié cette semaine un échange de courriels, brandis depuis par certains comme l'indice le plus flagrant à ce jour d'une complicité entre l'équipe Trump et le Kremlin pour tenter de faire basculer l'élection présidentielle de 2016 côté républicain. Dans ces messages datés de juin 2016, Donald Jr. accepte avec enthousiasme de rencontrer une avocate russe, Natalia Veselnitskaya, dont on lui dit qu'elle a des liens avec Moscou et détient des informations compromettantes contre la candidate démocrate Hillary Clinton. "Parfait, il y aura certainement Paul Manafort (directeur de campagne), mon beau-frère et moi", répond le fils Trump. L'avocate russe a précisé depuis que Jared Kushner n'était resté qu'entre sept et 10 minutes. Et Donald Jr. comme cette dernière assurent qu'aucune information gênante concernant Hillary Clinton n'a en fait été échangée. Peu importe, ce rebondissement spectaculaire a replacé au premier plan de précédentes révélations sur des rencontres entre Jared Kushner et des responsables russes, en pleine campagne électorale, puis après la victoire de Donald Trump le 8 novembre. D'après le Washington Post, le gendre du président aurait ainsi proposé en décembre 2016 d'établir un canal secret de communication entre l'équipe Trump et le Kremlin en utilisant les équipements de l'ambassade russe à Washington. Toujours en décembre, Jared Kushner aurait rencontré Sergueï Gorkov, ancien membre des services secrets russes et président de la banque publique Vnesheconombank, visée par de lourdes sanctions américaines, pour un entretien dont la teneur reste inconnue. Les affaires et contacts de Jared Kushner intéresseraient d'ailleurs le procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection américaine et une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe Trump et Moscou, affirmait le Washington Post le mois dernier. Puis cette semaine, le groupe de presse américain McClatchy a affirmé que les commissions d'enquête du Congrès ainsi que le ministère de la Justice enquêtaient pour déterminer si l'équipe de campagne Trump a guidé des pirates informatiques russes afin qu'ils ciblent des circonscriptions déterminantes pour y divulguer pendant la campagne de fausses informations concernant Hillary Clinton. Ce alors que Jared Kushner a dirigé la campagne numérique de Donald Trump. On ignore pourquoi M. Kushner continue à avoir accès à des informations classifiées pendant qu'une enquête est menée Cela ne fait aucun doute pour les différents services de renseignement américains: Moscou a organisé une campagne de désinformation et de piratage afin de nuire à la démocrate et aider Donald Trump. Mais le président américain rejette fermement toute accusation de collusion avec le Kremlin. En attendant l'audition probable de Jared Kushner par la Commission du renseignement au Sénat, les démocrates exigent des mesures immédiates."On ignore pourquoi M. Kushner continue à avoir accès à des informations classifiées pendant qu'une enquête est menée", dénonçaient déjà en juin une vingtaine d'élus dans une lettre à la Maison Blanche.

 Pologne: les conservateurs veulent contrôler la Cour suprême (Source RTBF et AFP).Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne a lancé une proposition de loi visant à soumettre la Cour suprême (CS) à l'exécutif, projet dénoncé par l'opposition comme "l'annonce d'un coup d'Etat". La Cour suprême apparaît actuellement, après la mise au pas du Tribunal constitutionnel, comme le principal bastion des magistrats critiques à l'égard de certaines réformes lancées par le PiS. Le projet publié dans la nuit de mercredi à jeudi prévoit notamment que le jour de son entrée en vigueur les juges de la Cour suprême seront mis à la retraite, à l'exception de ceux indiqués par le ministre de la Justice. Le ministre aura également la charge de présenter les candidats aux postes des futurs membres de la CS.Le texte stipule que si le Premier président de la CS est mis à la retraite "ses devoirs et compétences sont confiés au juge de la Cour désigné par le ministre de la Justice". Selon le président de la Commission des lois au parlement, le député PiS Stanislaw Piotrowicz, le système actuel pêchait par l'absence de contrôle social de la justice. "L'annonce d'un coup d'ÉtatL'opposition a immédiatement dénoncé "l'annonce d'un coup d'État", selon les termes de Grzegorz Schetyna, chef de la principale formation centriste, la Plateforme civique. La Première présidente de la Cour suprême Malgorzata Gersdorf a estimé jeudi que cette réforme la transforme en "tribunal auprès du ministre de la Justice". Elle conduit "à une très grande dépendance du pouvoir exécutif, ce qui est très impropre", a-t-elle dit lors d'une rencontre avec la presse. Elle instaure aussi une "chambre disciplinaire" ayant compétence sur l'ensemble du corps judiciaire. Pour Malgorzata Gersdorf, celle-ci risque de devenir "un fouet aux mains du ministre de la Justice pour les juges en disgrâce". La magistrate a souligné que l'initiative - proposition d'un groupe de députés et non projet gouvernemental - a été lancée de manière à éviter des consultations. Elle-même en avait été informée seulement la veille. Mercredi, la chambre basse a voté autres projets de loi qui réforment le Conseil national de la Magistrature, désormais soumis au parlement, et le régime des tribunaux de droit commun, dont le ministre de la Justice nommera les présidents. Ces deux textes ont également été dénoncés par l'opposition comme un affaiblissement de la séparation des pouvoirs au profit de l'exécutif. Malgorzata Gersdorf a parlé de "mercredi noir".

 Espagne: 14 plaintes pour agressions sexuelles aux fêtes de San Fermin (Source RTBF, AFP).Quatorze plaintes pour attouchements et agressions sexuelles ont été déposées pendant les  fêtes de San Fermin à Pampelune, dans le nord de l'Espagne, et 64 personnes ont été blessées lors des lâchers de taureaux, ont annoncé les autorités samedi. Deux plaintes pour agression sexuelle - catégorie qui comprend les viols en Espagne - et 12 plaintes pour attouchements ont été déposées, selon le communiqué publié par la mairie de Pampelune au lendemain de la fin des huit jours de festivités. Onze hommes ont été arrêtés en lien avec ces plaintes. En 2016, 16 plaintes avaient été déposées, dont cinq pour viol. La ville a de nouveau mis en place cette année une campagne pour tenter de prévenir les agressions sexuelles. Par ailleurs, 64 coureurs, dont une femme, ont été blessés lors des lâchers de taureaux traditionnels organisés chaque matin dans les ruelles, en baisse d'environ 26% par rapport à 2016, selon un communiqué du gouvernement régional de Navarre. Le chiffre est toutefois nettement supérieur à ceux des éditions 2012 à 2015.Sept personnes ont été victimes de coups de corne, contre 12 en 2016. Sur l'ensemble des blessés, 12 ont été hospitalisés. Quinze personnes sont mortes depuis 1911 lors de cette cavalcade, le dernier décès remontant à 2009. Sur les 17.000 personnes ayant pris part aux courses, vêtues de blanc et d'un foulard rouge, plus de 40% étaient étrangères. Les Américains sont en tête des nationalités (20% des coureurs), suivis des Britanniques (4%), des Australiens et Néo-Zélandais (4%) et des Français (3%), selon le décompte de la mairie L'affluence à ces fêtes dont l'origine remonte au Moyen-Age a légèrement baissé, avec 1,45 million de visiteurs contre 1,5 million en 2016, selon la mairie, qui note "un recul du nombre de touristes et de visiteurs étrangers". "Les raisons sont triples": crainte des attentats, des agressions sexuelles et influence des mouvements anti-taurins, a estimé le président de l'association des agences de voyage de Navarre Juanchi Patus, cité par le quotidien El Pais. La mairie de Pampelune assure œuvrer pour redonner un caractère plus "familial" à la manifestation, marquée par des nuits où l'alcool coule à flot.

Crise des migrants en Italie: droit du sang ou droit du sol? (Source RTBF, AFP) Faut-il accorder la nationalité italienne à un enfant né sur le territoire, de parents étrangers ? Un projet de loi visant à appliquer le droit du sol fait l'objet d'âpres débats en Italie alors que le pays fait face à un afflux de migrants sans précédent. Un sondage publié ce jeudi révèle que 53,1% des Italiens se disent opposés au "ius soli" (droit du sol) contre 32,3% qui sont pour. Pourtant, ils étaient 41% à y être favorables (39% contre) dans un sondage équivalent réalisé en octobre. Un revirement de l'opinion lié à une plus grande connaissance du sujet par les Italiens ainsi qu'à un contexte d'arrivées de plus en plus massives de migrants sur les côtes italiennes, explique le quotidien romain Il Messagero, qui a publié le sondage. Débattue en Italie depuis une quinzaine d'années, la réforme du code de la nationalité vise à modifier la loi actuellement en vigueur basée sur le droit du sang ("ius sanguinis"), la nationalité italienne étant transmise par au moins l'un des deux parents. Après avoir été adopté par les députés, un texte défendu par la gauche (au pouvoir) qui prévoit l'adoption d'un droit du sol est à présent au sénat où il suscite des débats houleux, émaillées d'insultes voire d'échauffourées, comme l'Italie en a le secret. Le ius soli proposé, dit "tempéré", serait toutefois soumis à conditions, comme la néccessité qu'un des parents soit présent sur le territoire depuis au moins cinq ans ou que l'enfant accomplisse un cycle scolaire complet en Italie. Vent debout contre cette loi, la droite avec à sa tête la Ligue du Nord (anti-immigration), considère qu'elle est "une erreur culturelle" et que les jeunes étrangers nés en Italie doivent décider à leur majorité s'ils veulent ou non être Italiens. Opposé lui aussi au texte, l'ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi (Forza Italia), estime qu'il est un "mauvais signal" alors que le pays est confronté à un afflux massif de migrants. "Faire savoir qu'à partir d'aujourd'hui il est plus facile de devenir Italien va susciter des illusions et de faux espoirs en Afrique et rendra plus forte la pression migratoire", assure-t-il.L'Italie, qui se dit insuffisamment soutenue par l'Europe sur ce dossier, a accueilli plus d'un demi-million d'entre eux venus par la mer depuis 2014 dont 180 000, un nombre record, l'an passé. Selon l'Institut italien de la statistique (Istat), l'adoption du droit du sol donnerait aujourd'hui la nationalité italienne à quelque 800 000 enfants nés dans la péninsule et à 60.000 petits immigrés chaque année. "Les enfants nés en Italie sont Italiens et il est du devoir d'un pays civilisé de les accueillir", ne cesse de marteler le chef du gouvernement de centre-gauche, Paolo Gentiloni, ardemment soutenu par son prédécesseur Matteo Renzi. Ce dernier presse d'ailleurs pour que l'exécutif demande la confiance aux sénateurs sur le texte. À la méfiance d'une partie de la population face au ius soli, Paolo Gentiloni répond que la nationalité donne des droits mais impose aussi des devoirs. "A ceux qui agitent le spectre des menaces à notre sécurité, je dis que le seul moyen pour contenir ces menaces et en réduire les risques n'est pas l'exclusion mais le dialogue et l'inclusion", a-t-il déclaré au quotidien La Repubblica. Mais pour une majorité d'Italiens, ce débat n'est tout simplement pas d'actualité alors que le pays doit faire face à un taux de chômage de 11%, largement au-dessus de la moyenne de la zone euro (9,3%) - chez les 15-24 ans, il atteint même 37% - et que 8 millions d’entre eux vivent dans la précarité, selon les chiffres de l'Istat publiés cette semaine. "Il ne s'agit pas de racisme", explique le Messaggero, dont le sondage montre qu'une majorité d'Italiens (42,9% contre 22,9%) jugent le moment mal choisi pour voter un tel texte et préfèrent qu'il soit confié au gouvernement qui sortira des urnes lors des élections législatives de 2018. L’Italie est le premier pays européen pour le nombre de citoyennetés accordées (205 000 en 2016 contre 63 000 en 2012). En légalisant le droit du sol, elle se rapprocherait de la majorité de ses voisins européens comme la France, la Belgique, la Grande-Bretagne ou le Portugal où cette règle s'applique, sous des formes variées.

Rencontre entre Trump Jr. et une avocate russe: Lavrov dit ne pas être au courant (Source RTBF avec Belga).Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué ce mercredi après un entretien avec son homologue belge, Didier Reynders (MR), à Bruxelles qu'il ne savait pas avant mardi que le fils aîné du président américain avait rencontré un avocat russe en possession d'informations sensibles au sujet d'Hillary Clinton. "Je n'étais pas au courant. Je l'ai entendu hier à la télévision", a-t-il déclaré. Donald Trump Jr. a rencontré l'avocate russe Natalia Veselnitskaja car celle-ci était en possession d'informations potentiellement compromettantes sur Hillary Clinton. Lavrov s'est dit surpris par les accusations liées à cette réunion, s'interrogeant sur les menaces éventuelles que peut représenter une rencontre entre une personne et un avocat. "C'est un non-sens!" "Les chaînes occidentales continuent d'en parler. C'est incroyable comme vous pouvez faire d'une mouche un éléphant", a-t-il déclaré aux journalistes présents au Palais d'Egmont pour suivre la rencontre entre Reynders et Lavrov. Des questions concernant les accusations d'ingérence russe dans les élections présidentielles américaines ont également été posées au ministre russe. "C'est une question qui doit être posée aux Etats-Unis", a répondu l'intéressé. "Chaque fois qu'on nous pose cette question, nous répondons: avez-vous des faits? Il n'y en a aucun qui vienne confirmer ces allégations." Selon Lavrov, les accusations de Washington sont destinées à renverser le résultat de l'élection présidentielle. Didier Reynders a ensuite réagi avec une pointe d'humour, déclarant que la Belgique n'avait pour l'instant rien à craindre, puisqu'aucune élection n'était prévue avant 2019.Le chef de la diplomatie belge a reçu ce mercredi Sergueï Lavrov au Palais d'Egmont à Bruxelles pour une réunion bilatérale. Les deux ministres ont ensuite donné une conférence de presse, durant laquelle Didier Reynders a souligné l'importance d'avoir un "vrai dialogue". Tous deux ont abordé différentes questions internationales, comme la situation en Libye et au Moyen-Orient ainsi que les conflits en Syrie et dans l'est de l'Ukraine. "Nous n'avons pas le même point de vue sur toutes les questions", a ajouté Didier Reynders. "Mais il est important de maintenir ces discussions bilatérales." Le chef de la diplomatie russe s'est entretenu plus tôt dans la journée avec le Premier ministre, Charles Michel. "J'ai eu un dialogue direct avec Sergueï Lavrov. C'est vital pour la démocratie, la stabilité et la sécurité", a commenté Charles Michel sur Twitter.

 Russie-Occident: la silencieuse "guerre du gaz" dans les Balkans (Source RTPF avec AFP).La guerre du gaz dans les Balkans est silencieuse, mais cette lutte d'influence entre Russie et Occident pèse sur l'avenir de cette région fragile du sud-est de l'Europe, selon les experts. Moscou accumule les revers dans cette région. Slave et orthodoxe, le Monténégro vient de rejoindre l'Otan. En Macédoine, le nouveau pouvoir social-démocrate semble tenté et s'éloigne des penchants prorusses du pouvoir de droite précédent. Si l'Europe a clairement l'avantage en termes d'investissements dans les économies locales, la Russie dispose d'un atout: la carte énergétique. Le gaz représente un quart de la consommation énergétique de l'Union européenne. Or, en 2016, le géant russe Gazprom disait fournir le tiers du gaz consommé en Europe. Dans les Balkans, la dépendance au gaz est appelée à s'accroître avec la diminution de la production d'électricité par les centrales à charbon, exigée par l'Union européenne. La Croatie est déjà membre de l'UE, les autres pays aspirent à le devenir et sont à des stades plus ou moins avancés du processus. "Dans la problématique plus large de la lutte d'influence entre la Russie et l'Ouest, la question énergétique est un facteur de déstabilisation de la région", dit Timothy Less, patron du centre de réflexion Nova Europa, qui conseille les investisseurs étrangers dans la région. "En Serbie, en Bosnie, en Bulgarie et en Macédoine, la Russie essaie de transformer la dépendance gazière en dépendance politique, afin de faire obstacle à l'intégration à l'ouest", affirme encore l'expert. Pour le moment, l'influence russe est limitée par le manque d'infrastructure: faute de gazoduc, le gaz russe ne peut atteindre la plupart des pays de la zone, explique M. Less. Et les Occidentaux espèrent prendre Moscou de vitesse en soutenant des réseaux concurrents. Cette région "du sud-est de l'Europe est au carrefour des couloirs énergétiques reliant l'est et l'ouest", explique à l'AFP l'ancien ministre albanais des Affaires étrangères Paskal Milo. "L'intérêt de cette région ne vient pas de son potentiel économique mais de sa position de zone de transit vers d'autres marchés stratégiques et de zone de stockage de gaz." "Après plusieurs années durant lesquelles la Russie a semblé gagner la bataille de l'énergie, l'Ouest semble reprendre l'avantage", juge M. Less. Soutenu par l'Union européenne, le Trans-Adriatic Pipeline (TAP) prévoit d'amener à partir de 2020 le gaz azerbaïdjanais depuis la Turquie via la Grèce, l'Albanie puis, en traversant l'Adriatique, l'Italie. Les travaux ont commencé en Albanie. Ce projet "pourrait améliorer, même de manière minimale, la sécurité énergétique en gaz de l'Union européenne", dit Nicolas Mazzucchi, de l'Institut français de relations internationales et stratégiques (IRIS). Cela ne suffit pas aux Européens. Comme les Américains, ils travaillent sur un "périphérique gazier" des Balkans, l'Ionian-Adriatic Pipeline (IAP), qui approvisionnerait la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie et la Croatie. Couplé à un terminal de gaz liquide dans l'île de Krk, au nord de la Croatie, ce projet concurrencerait fortement le gaz russe. En mai, sept pays (Albanie, Bosnie, Bulgarie, Croatie, Kosovo, Macédoine et Monténégro) ont conclu, avec le soutien de l'agence américaine USAID , un accord prévoyant le développement du réseau de transport de gaz pour diminuer la dépendance vis à vis de la Russie. Seules la Serbie et la Roumanie ne font pas partie des signataires. Comment la Russie peut-elle répliquer? Le projet South Stream, qui devait amener du gaz russe jusqu'en Autriche, a été abandonné en 2014. Le projet de remplacement, le Turkstream, a fait l'objet d'un accord conclu en octobre 2016 avec Ankara, dans un contexte d'amélioration des relations entre les deux pays. En visite en Turquie cette semaine, le président serbe, Aleksandar Vucic, a souhaité que ce gazoduc soit relié à son pays. Mais les analystes estiment le projet techniquement délicat: il faudra aller à deux kilomètres de profondeur dans la mer Noire. Et surtout, il reste soumis à des aléas géopolitiques importants, selon Igor Dekanic, professeur à la faculté de géologie de Zagreb: "Cela est dépendant des relations entre la Turquie, la Russie et l'Union européenne, de la question des migrants, de la Syrie..."

 Gisements gaziers : Athènes soutient "les droits souverains" de Chypre (RTBF, AFP).Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a soutenu mardi "les droits souverains" de Chypre à l'exploitation de ses gisements gaziers alors qu'Ankara avait mis en garde la veille les compagnies internationales contre d'éventuels projets gaziers au large de l'île. "La coopération entre la Grèce et Chypre constitue l'axe crucial de la politique grecque des Affaires étrangères, ce qui concerne évidemment le soutien à la République de Chypre dans l'exercice de ses droits souverains dans sa Zone économique exclusive (ZEE)", a souligné Alexis Tsipras lors d'un débat au Parlement. En 2011, la firme américaine Noble Energy a été la première à découvrir du gaz au large de Chypre, dans le champ Aphrodite, dont les réserves sont estimées à 127,4 milliards de mètres cubes de gaz. Son exploitation n'a toutefois pas encore commencé. Chypre a lancé en 2016 un appel d'offres pour l'attribution des permis d'exploration de gaz et de pétrole offshore dans trois blocs, et les groupes Eni, Total et Exxon Mobil figuraient parmi les entreprises intéressées. Mais les richesses gazières de l'île sont l'un des principaux sujets de contentieux entre Nicosie et Ankara. Lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde les compagnies internationales contre la mise en œuvre de projets dans ce domaine, faute d'un accord entre les deux parties. Il a indiqué que ne pas respecter cette demande pourrait leur coûter "l'amitié de la Turquie", laissant entendre que les liens que ces entreprises entretiennent avec la Turquie pourraient en pâtir. Cette mise en garde intervient après un nouvel échec la semaine dernière des négociations pour la réunification de Chypre en Suisse sous l'égide de l'Onu. Les pourparlers ont achoppé sur le retrait des troupes turques du nord de cette île méditerranéenne ou le maintien d'un droit d'intervention par la Turquie, selon des sources diplomatiques. Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 par l'armée turque de son tiers nord, en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce. Depuis, seule la République de Chypre, qui occupe les deux tiers sud-ouest de l'île, est reconnue par la communauté internationale et est membre de l'Union européenne. "Chypre a le droit inaliénable d'exploiter ses gisements en vertu du droit international" et "ce choix a le soutien de la Grèce mais aussi de l'Union européenne et de la communauté internationale contre toute menace", a dit M. Tsipras.

JO: la lutte finale entre Paris et Los Angeles pour 2024... ou 2028 (RTBF, AFP).Paris, emmenée par Emmanuel Macron, et Los Angeles, candidates à l'organisation des JO-2024, passent mardi un grand oral devant les membres du CIO qui doivent valider le même jour le principe d'un double vote garantissant à la ville écartée pour 2024 de recevoir les JO-2028. "Quand on dispose de deux candidatures aussi solides, ce double vote semble la meilleure solution", expliquait lundi un membre du Comité international olympique (CIO), reprenant ainsi le credo de Thomas Bach. Le patron allemand du mouvement olympique milite depuis mars pour une attribution simultanée en septembre à Lima des JO-2024 et 2028. Objectif: conserver "deux excellentes candidatures" qui en cas d'échec dans la course à 2024 auraient pu renoncer à jamais. La ville qui n'obtiendra pas l'édition 2024 héritera alors à coup sûr des JO-2028. Certes Paris comme Los Angeles ne sont officiellement en lice que pour 2024 et tout leur dossier a été construit dans cette optique. Si Paris reste concentré sur 2024, pour des Jeux du centenaire (après ceux de 1924 déjà organisés dans la capitale française), le patron de la candidature américaine Casey Wasserman a été le premier début juin à évoquer la possibilité pour LA d'accepter 2028. "Pour parler clairement, la candidature de LA 2024 n'a jamais été uniquement à propos de Los Angeles et uniquement à propos de 2024", a-t-il expliqué. "Nous voulons convaincre les membres du CIO que Paris est la ville idéale pour accueillir les Jeux. Nous sommes très confiants", a expliqué la maire de Paris, Anne Hidalgo, lundi devant la presse internationale. Tout en rappelant que la candidature de Paris "est pour 2024", l'édile parisienne, pour ne froisser personne, rappelle que la candidature tricolore se place en "partenaire du CIO" dans les discussions sur la double attribution. "Nous travaillons très bien avec Eric Garcetti (maire démocrate de Los Angeles, ndlr) et nous pouvons sans doute ensemble aboutir à ce qu'il y ait trois gagnants", à savoir Paris, LA et le CIO, ajoute Mme Hidalgo. Si selon les observateurs Paris semble avoir une longueur d'avance pour obtenir 2024, l'ordre d'attribution, même s'il se négocie en coulisses, ne devrait pas être connu avant septembre. "On serait ravis qu'une autre ville soit ravie de prendre les Jeux-2028", confie encore un membre de la candidature parisienne. Dans ce jeu de dupes, un porte-parole de Los Angeles parle même devant quelques journalistes de 2028 comme d'un "better deal" ("meilleure affaire"). "Les contrats seront renégociés à la hausse tout comme la garantie offerte par par le CIO", qui, selon Paris, promet ainsi 1,7 md USD pour 2024 et probablement 100 à 200 M USD de plus pour 2028. Après un accueil formel des deux délégations lundi après-midi au musée olympique et un dîner lundi soir, auquel M. Bach a convié Emmanuel Macron, les deux villes auront droit mardi matin chacune à 45 minutes de présentation devant la centaine de cardinaux du CIO. Avant une ultime présentation le 13 septembre, jour du vote à Lima, l'équipe parisienne a particulièrement préparé ce grand oral lausannois. "Six personnes travaillent depuis plusieurs semaines à cette présentation, qui comprendra 10 minutes de vidéo", explique un porte-parole. Pour peaufiner cette présentation, l'équipe parisienne a passé deux jours à Clairefontaine, là même où l'équipe de France de football prépare ses rencontres. Si Paris garde le secret sur le nom et l'ordre des orateurs, M. Macron prendra la parole à coup sûr devant les membres du CIO. Le double vote à Lima, doit d'abord être validé mardi après-midi par les membres du CIO réunis en session extraordinaire, un vote qui s'apparente à une formalité.Paris pourra alors pousser un grand soupir de soulagement, elle qui garde encore au cœur le souvenir douloureux de ses trois échecs précédents, dont le dernier en 2005 à Singapour, quand Londres avait hérité des JO-2012.

 L'Autriche interdit une visite du ministre turc de l'Economie (RTBF, AFP).L'Autriche a interdit une visite du ministre turc de l'Economie Nihat Zeybekci qui entendait participer à un rassemblement marquant le premier anniversaire du coup d'Etat manqué en Turquie, a annoncé lundi le ministère autrichien des Affaires étrangères. "Il a été interdit d'entrée car sa visite ne fait pas partie d'un échange bilatéral, mais il s'agit d'une apparition publique lors d'une événement marquant la tentative de coup d'Etat" du 15 juillet 2016. Elle aurait représenté "un danger pour l'ordre public", a déclaré à l'AFP Thomas Schnoell, porte-parole du ministère. Les relations entre la Turquie et les pays de l'Union européenne se sont tendues en raison notamment des purges menées par le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan après cette tentative de putsch. Plusieurs autres pays dont l'Allemagne et l'Autriche avaient interdit des rassemblements pro-Erdogan avant un referendum en avril qui a permis au président turc de renforcer ses pouvoirs. Environ 360 000 personnes d'origine turque vivent en Autriche, dont 117 000 de nationalité turque. Parmi eux, nombreux sont ceux qui soutiennent M. Erdogan et ont voté pour lui lors de ce referendum. Vendredi, le gouvernement néerlandais a affirmé qu'une visite du vice-Premier ministre turc, Tugrul Türkes, qui comptait se rendre aux Pays-Bas mardi pour assister à une commémoration du coup d'Etat manqué, n'était "pas souhaitable". Depuis le putsch manqué, environ 50 000 personnes ont été arrêtées et plus de 100 000 limogées ou suspendues de leurs fonctions. Ces mesures ont suscité l'inquiétude d'ONG et de pays européens qui dénoncent une répression tous azimuts visant notamment les milieux prokurdes et des médias critiques.

                 La sélection de Moussa T. Yowanga ,Directeur de Publication 

 

 

 

 

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