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C’est probablement anodin pour certains et très important pour d’autres de demander la définition précise de l’ingérence aux affaires de n’importe quel pays indépendant et les frontières qui délimitent son champs d'action. Cela peut aussi paraître presque stupide de poser une telle question, lorsque l’on sait que ce terme est aussi vieux que le monde. Pourtant, depuis la fin de la traite négrière, celle de la colonisation et depuis le début des indépendances de beaucoup de pays africains et majoritairement les francophones, certains de leurs dirigeants ne cessent de dénoncer le néocolonialisme, l’œil curieux, la mainmise et surtout l’ingérence des pays occidentaux comme la France, la Belgique, le Portugal et bien d’autres. Certes il est difficilement impensable de rencontrer un malfaiteur qui avoue à l'immédiat ou fait tout de suite des aveux lorsqu’il est accusé d’avoir commis un ou des actes graves contre une personne morale ou physique, malgré qu’il soit surpris en flagrant délit comme cela arrive dans beaucoup de cas. Et accuser bêtement quelqu’un pourrait parfois se retourner contre vous si les faits ne sont pas évidement réunis. Aujourd’hui c’est presque pareil avec les anciennes mères colonisatrices telle que la France, la Belgique, le Portugal, l’Angleterre etc…. A travers leurs ambassades accréditées dans beaucoup de pays africains dont certains d’entre eux furent leurs colonies, ces grandes puissances citées paraîtraient n’avoir pas des limites dans leur diplomatie. Des mots sournois s’envolent et des liens louches amputant sur les bonnes relations qu’elles devraient entretenir avec les pays africains qui hébergent leurs représentants, partent parfois dans tout le sens. Ceci donne souvent la chance à certaines personnes de marteler que la colonisation règne toujours en Afrique francophone.

Ainsi, dans cette crise politique en République Démocratique du Congo(RDC), on n’y trouve de tout.  Inutile d’expliquer en détail ce qui se passe. Il suffit bien évidement de prêter l’oreille attentif pour comprendre ce qui peut être compris. Dans sa parution du samedi 22 juillet 2017, la presse Belga rapporte que l'ambassadeur de Belgique en République démocratique du Congo (RDC), Bertrand de Crombrugghe de Picquendaele, a donné, à l'occasion de la Fête nationale, une leçon de démocratie à un public belgo-congolais, en plaidant pour le respect de la Constitution - alors que les élections en RDC n'ont pas été organisées dans le délai prescrit par la loi fondamentale, permettant au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir. L’Agence Belga rapporte que dans son discours prononcé le vendredi 21 juillet 2017, l’ambassadeur de Belgique eut déclaré que :« Le 21 juillet nous commémorons la prestation de serment du premier Roi des Belges, Léopold Ier. C'était en 1831. Comme chacun de ses successeurs, il jura 'd'observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire', un serment qui ne fût jamais démenti. Nos Rois ont montré un respect infaillible pour la Constitution qui précise que tous les pouvoirs émanent de la nation, non pas du souverain.

Et cette nation s'exprime au moyen d'élections régulières qui assurent à intervalles réguliers que gouvernants et gouvernés demeurent en accord sur les lois et règlements qui les régissent », a-t-il déclaré lors d'un discours prononcé vendredi 21 juillet 2017. Ces propos interviennent alors que la RDC traverse aussi une crise politique depuis la réélection du président Kabila en 2011 lors d'un scrutin entaché de fraudes massives. La crise s'est aggravée avec son maintien au pouvoir au-delà de la fin de son mandat prévu le 19 décembre alors qu'aucune date n'a été fixée pour les prochains scrutins présidentiel et législatifs. « Ce principe nous a parfaitement servi. Gouverné dans l'intérêt de sa population, le Royaume de Belgique a prospéré et, ce qui a joué un rôle extrêmement important, a fait le choix d'être ouvert sur l'extérieur », a ajouté M. de Crombrugghe lors d'une réception donnée dans les jardins de sa résidence à Kinshasa, en présence d'un parterre de Belges et de Congolais, dont plusieurs ministres, selon le texte parvenu à l'agence Belga. 

Ahmat Zéïdane Bichara

 

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