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A travers un communiqué de presse parvenu le 18 juillet à notre Rédaction, Reporters Sans Frontières (Rsf) dénonce l’arrestation arbitraire, il y a maintenant une semaine du journaliste Sud-Soudanais Adil Faris Mayat. L’organisation appelle à sa libération immédiate. Adil Faris Mayat, directeur de la SSBC, télévision d’Etat du Soudan du Sud eut d’après Rsf passé déjà le septième jour de détention au secret sans que sa famille ou son avocat n’ait pu lui parler ou simplement avoir des nouvelles sur son état de santé et les conditions de sa détention. Selon cette organisation de défense de la liberté de la presse et des journalistes, aucune charge n’a été retenue contre lui depuis son arrestation le 10 juillet par des agents du service national de sécurité. La veille, alors que le pays célébrait le 6e anniversaire de son indépendance, la télévision dont il est le directeur, n’est pas parvenue, pour des raisons techniques selon Adil Faris Mayat, à diffuser en direct le discours de Salva Kiir.

Le président de la République et par ailleurs prédateur de la presse depuis 2011, selon les responsables de Rsf. Le Soudan du Sud a perdu 20 places depuis l’année 2015 dans le classement mondial 2017 de la liberté de l'information et de la presse établi par RSF et occupe désormais la 145e place sur 180 pays. Cléa Kahn-Scriber, responsable du bureau Afrique au sein de RSF, appelle à la libération immédiate du journaliste. Elle considère que « Ces mesures arbitraires perpétrées régulièrement par les services de sécurité et l’impunité qui les accompagnent sonnent le glas de la presse libre au Soudan du Sud et freinent le retour à la paix et la réconciliation nationale. » Depuis la reprise du conflit en 2013 pense Rsf, le Soudan du Sud, qui a acquis son indépendance en 2011, souffre d’une grave crise politique et sécuritaire dans laquelle les journalistes n’ont pas été épargnés. Détentions arbitraires, tortures, suspensions, harcèlement, et confiscations de journaux constituent le lot quotidien des professionnels de l’information, souvent forcés à l’auto-censure ou à l’exil. La Rédaction

 

 

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