Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un commentaire écrit et titré « Laoukein Médard, les raisons d’un déclin…. » par Gédéon Mbaikoubou depuis Moundou, une ville tchadienne située au Sud du pays, publié sur l’espace facebook d’Eric Mocnga Topona, le collaborateur spécial de Regards d’Africains de France et sur d’autres réseaux sociaux, dresse un constat amère sur cet ancien maire destitué par ses conseillers municipaux. Dès les premières phrases de son commentaire, Gédéon Mbaikoubou tient des propos assez durs envers le maire déchu en mettant en exergue une question fondamentale : « Mégalomanie, dictature, népotisme, amateurisme politique, Laoukein Médard Président de la CTPD finira-t-il comme son parent le défunt Naimbaye Lossimian ou l'actuel président du FAR et Député Yorongar Ngarledji ? » Selon le commentateur, au lendemain de sa destitution par les conseillers municipaux, le sujet fait la une de l'actualité à Moundou et demeure au cœur de toutes les conversations. Que ce soit en milieu profane, professionnel ou dans la rue. Des interrogations se font nombreuses parmi la population moundoulaise. Beaucoup d’entre les habitants n’en reviennent toujours pas sur ce qui est arrivé à celui que le « peuple Ngambaye » prend pour son espoir et sauveur. D’autres crient simplement au complot, d’autres encore sont dubitatifs et cherchent à démêler le vrai du faux. Mais les plus avertis en savent beaucoup de cette chute et ne cachent pas leurs confidences réclamant tous l'anonymat.

 

Le commentateur poursuit son commentaire en appuyant sur ce qui fait le talon d’Achille de l’ancien maire dépeint comme une personne egocentrique. Un sous-titre révélateur sur l’homme : « Mégalomanie : Pour ceux qui l'ont servi et même dans le rang de ses proches parents, Laoukein Médard c'est « le moi ». L'ego de celui qui ne voit que sa grandeur sans jamais se poser la question « qui sont ceux qui l'ont rendu grand ! ». Ses sorties médiatiques entachées de suffisance personnelle ont souvent fait l'objet de vives critiques de certains intellectuels. « Nous déplorons qu'un prétendu leader ne puisse pas avoir la notion de modestie qui fait la valeur d'un homme », confie un membre de la société civile. Le manque de respect envers certains de ses cadres dans le parti a déjà été un élément déclencheur. Pour la plupart, jamais Laoukein ne reconnaît et valorise les efforts de ses collaborateurs. « L’homme adore qu’on chante son éloge mais pas lui dire la vérité » témoigne une connaissance de longue date. Pour des personnes aguerries, au sein du parti comme à la mairie, Laoukein a toujours fait croire que personne ne peut le remplacer. ». Un autre sous titre « Dictature » permet de mieux comprendre la vraie personnalité de cet homme. L’auteur émet une  hypothèse simple : « Si Laoukein a beau fustigé Deby et d'autres tyrans, il serait peut-être pire, confie un membre de la famille. « Les décisions de Laoukein ne sont jamais discutables. Et il ne consulte personne », poursuit la même source. Dans le parti, l'homme est le maître absolu. « Rarement on a la libre expression dans ce parti CTPD dont il est le président fondateur pour parler même de la démocratie », explique un membre du bureau exécutif.

Selon lui, en prétendant toujours faire croire que c'est lui seul qui se sacrifie pour le parti, Médard tient compte rarement du point de vue des autres. « Le parti a débuté avec un grand nombre de personnes illettrées mais maintenant qu'il y a de plus en plus des intellectuels, cette gestion ne peut plus marcher », se lamente un ancien militant. Il fait comprendre que nombreux sont de nouveaux militants qui ont vite compris et qui se sont retirés en douceur. » Le reporter Gédéon Mbaikoubou ajoute dans cette partie qu’il a titré dictature : « A la mairie malgré qu'il faille pour de grandes actions passer par le conseil municipal, Laoukein en a fait fi à plusieurs reprises. « Nous avons énormément eu l'humiliation de la part du Maire qui nous a traités de tout et parfois devant des personnes minables », vocifère un conseiller. Et il ajoute qu'ils ont travaillé dur pour grandir cet homme qui leur tourne aujourd'hui le dos, en voulant les envoyer tous en prison. Faisant allusion au conseiller Nathan du parti UNDR qui croupit à la maison d'arrêt de Moundou depuis 3 semaines. Longtemps les conseillers sont convaincus qu'ils avaient plutôt protégé Laoukein sinon il devrait être épinglé très tôt. » Dans son troisième point titré Népotisme, Gédéon Mbaikoubou le reporter de Moundou pense que : « le visage de l'homme peut bien être contraire de sa nature. « Laoukein nous a prouvé qu'il ne pouvait rien faire plus que les Zagawa au pouvoir » remarque un observateur. En fait, pour cet interlocuteur, Médard voile la face et ce ne sont que ses proches qui ont les vrais avantages à la mairie. Le cas de l'ancien Directeur technique de la voirie est illustrateur. C'est lui, une des causes de la destitution du Maire, estiment certaines personnes.

Le Directeur technique a été surnommé « Salay Deby». Il ne reconnaît ni les Maires adjoints ni les conseillers mais seul son parent Laoukein. Selon les militants, ce proche de Médard a toujours dit haut et fort : « Je ne suis pas venu à la mairie par la politique ». Selon un ancien employé de la mairie, Laoukein a réussi à placer ses proches partout et d'autres mêmes émargent sans jamais travailler. » Ensuite, l’homme du média de Moundou commente le comportement de l’ancien Maire avec un quatrième qualificatif amateurisme politique où il croit : « Pour avoir occupé la 3e place aux dernières élections présidentielles, pour sa première participation, le Président de la CTPD, aux yeux de certains, a cru arriver au sommet de sa vie politique. Depuis lors et étant Maire de l'opposition dans la deuxième grande ville du Tchad, il pense défier le pouvoir à travers les autorités administratives régionales et départementales. Aujourd'hui les employés de la mairie courent 15 mois d'arriérés de salaire. « Je n'ai pas de solution miracle » a-t-il toujours dit pour accuser le MPS de vouloir lui tordre le coup dans cette crise. Cet argument pour la plupart des employés ne tient plus et on y voit plutôt son manque de volonté de résoudre cette crise et ses vraies limites comme un bon manager. »

Tout doucement ou lentement et sûrement, Gédéon Mbaikoubou termine son analyse sur le comportement de l’ancienne maire de Moundou en estimant cela proviendrait d’un manque de diplomatie. Il dit donc de ses propres mots : « Sachant qu'il est Maire de l'opposition, Laoukein a toujours considéré les autres autorités administratives et militaires comme des ennemis. Ses écarts graves de langage dans ses déclarations à l'égard de certains responsables n'ont fait que jeter de l'huile sur le feu. Et d'aucuns ont toujours murmuré de le faire payer très cher cette agitation. « Nous devrons collaborer avec le pouvoir pour avoir les moyens de notre politique mais sans cela nous irons tout droit à l’abattoir » ont toujours clamé certains conseillers mais en vain. Laoukein pense continuer avec sa méthode, mais face aux employés affamés, le ton s'est resserré sur lui. D'autant plus qu'il n'a pas personnellement les gros moyens comme les autres opposants, Wadal Kamougue entre temps et aujourd'hui Saleh Kebsabo. » Il soutient son commentaire en croyant que Laoukein Médard serait certainement bouleversé par une ambiguïté politique. Il affirme sèchement sous forme d’une conclusion à son constat médiatique : « Depuis la proclamation des résultats de la présidentielle, des observateurs ont trouvé ambiguë la position de Laoukein même parmi les autres Présidents des partis de l'opposition. Retrait de son parti du FONAC, cavalier seul, manque de visibilité dans les actions et décisions collégiales des partis politiques-société civile.

Tout cela au point de susciter la question sur sa vraie position pour les militants des différents partis de l'opposition. Mais toujours est-il que l'homme reste ce qu'il est, comme a dit Jean Paul Sartre « le cœur à sa propre raison que la raison ne connaît pas». Il révèle à l’opinion nationale et internationale qu’aujourd'hui dans le milieu Ngambaye, l'on ne cesse de comparer et se poser la question sur la politique et la vision réelle de Laoukein Médard à celles de son parent Naimbaye Lossimian. Car Gédéon Mbaikoubou demeure convaincu que Lossimian est mort avec son parti. Mais aussi une comparaison stricte avec l'actuel président du FAR Yorongar Ngarledji de plus en plus seul et au crépuscule de sa carrière politique sachant que tous ces trois politiciens font partie du « peuple Ngambaye ». Entre la destitution humiliante à la tête de la mairie de Moundou, signe de déclin d'un leader émergent et une issue de rebondir politiquement, Laoukein Médard est donc face à son histoire, a-t-il bouclé la boucle !

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0