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Il existe des choses qui se passent dans ce monde qui vous obligent à réagir, malgré que vous ne le vouliez pas ou naturellement que vous ne soyez pas près. On a l’impression que souvent la nature humaine se présente à vous tantôt sous forme clémente, tantôt sous forme agressive, violente ou injuste à tel point qu’elle vous amène ou qu’elle vous oblige à dire non ça suffit ! Trop, c’est trop ! La violence, l’agressivité et surtout l’injustice aucune personne dans ce monde n’accepterait volontairement de subir l’un des mots cités. Ne dit-on pas quelque part « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te le fasse ». Et justement sur ce point précis que souvent on est obligé de parler ou de refouler ce qui brutalise votre conscience, que l’on soit près ou pas. Certes, devant l’impossible nul n’est tenu. C’est vrai… En effet, lorsque la nature humaine vous met face à un injuste plus fort que vous, que feriez-vous ? Vous aurez beau réagir ou dénoncer  l'injustice qu'il produit et qui finalement avale tout devant elle, vous ne feriez rien ou n’arriveriez jamais à bouger les choses d’un cran. N’a-t-on pas dit en philosophie que « le plus fort restera toujours fort lorsqu’il n’a pas d’égal à lui ».

Dans cette chronique sur l’armée tchadienne publiée ci-dessous, le confrère Kébir Mahamat Abdoulaye pose en une seule question précise et pertinente le vrai problème d’injustice qui frappe aussi ce secteur de défense nationale de son pays. Ainsi, se demande-t-il : « comment comprendre qu'il existe trois généraux tous des frères d'un même père sans compter leurs autres parents proches alors qu'il n'existe aucun général actif dans une région ou plusieurs autres régions de milliers et millions d'habitants ? » L’injustice, c’est ce qui a mis le Tchad à genoux, ce pays cosmopolite qui n’en profite justement pas de cette chance surnaturelle ou divine qu’il a, presque plus que certains du continent. Si ailleurs sous d’autres cieux, la diversité ethnique est une richesse à la manière d’un arbre à plusieurs fleurs, au Tchad, c’est un vrai handicap. De l’armée nationale en passant par la fonction publique, le secteur privé, la police, la gendarmerie, l’éducation nationale, universitaire …. l’injustice circule partout dans les veines de fonctionnaires et surtout des dirigeants, grands et petits responsables et finalement elle paralyse le développement économique et social de façon réelle. Le collaborateur Kébir Mahamat Abdoulaye vient de faire là un constat amère fondamentalement irréversible. En lisant donc sa chronique sur la réforme des Institutions de l’Etat tchadien, vous saurez ces raisons à lui qui semblent nécessaires et urgentes.(Ahmat Zéïdane Bichara)

 

 La réforme des institutions de l'Etat pour un meilleur avenir, parlons-en, surtout de l’Armée Nationale Tchadienne (ANT). Voulons-nous une armée de guerre ou une guerre de développement ? Sinon comment comprendre qu'il existe trois généraux tous des frères d'un même père sans compter leurs autres parents proches alors qu'il n'existe aucun général actif dans une région ou plusieurs autres régions de milliers et millions d'habitants ? Par exemple la région du Kanem ou du Lac n'ont aucun général actif sauf un général retraité pour chacune de deux régions. Mais quels sont les critères objectifs pour devenir un officier supérieur d'une Armée Nationale comme un Général en dehors de l'instrument des décrets ? La réforme des institutions de l'Etat touchera-t-elle aussi l'ANT ou non ? Si oui comment ? Quand ? Entre une armée à vocation de guerre ou à vocation économique, le moment n'est-il pas venu de choisir, aussi d'entreprendre des réformes même si son efficacité et son utilité sont connues pour la stabilité du pays et de la sous-région en demeurant assez budgétivore ? Un rappel, d'après des estimations, le Tchad, son armée compte plus de 400 Généraux toutes les catégories confondues y compris les retraités. Officiellement sa masse salariale est estimée à 6 milliards de FCFA par mois hors les dépenses de fonctionnement, d'investissement... Les effectifs s'élèvent à plus de 40.000 hommes, les dépenses militaires étaient estimées à 2,06 % du PIB, estimé à 14 milliards de dollars $ en 2014 contre 9,6 milliards de dollars $ en 2017, une forte baisse en raison de la crise économique.  

Kébir Mahamat Abdoulaye, chroniqueur régulier.

 

 

 

 

 

 

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