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La corruption prend aujourd’hui des proportions inquiétantes qui affectent les économies de la plupart des pays du monde. Le Fonds monétaire international (FMI) s’en était déjà préoccupé lors de son rapport publié en mai 2016 où il avait estimé que la corruption engloutit chaque année 2% de la richesse mondiale et nuit au partage équitable de la croissance économique. L’impact de la corruption sur la croissance des pays ne laisse indifférent le FMI qui entend s’attaquer davantage à ce phénomène mondial. Entre 1500 à 2000 milliards de dollars en pots-de-vin sont versés chaque année à travers le monde. Ces chiffres ne sont pas loin du produit intérieur brut (PIB) français, selon le FMI. Les principales victimes de la corruption, outres les pays riches et en développement sont les populations défavorisées qui dépendent davantage de services publics plus coûteux à cause de ce phénomène.

Malgré tout, le sujet divise au sein de la classe dirigeante du FMI. Certains responsables de l’institution financière mondiale souhaitent limiter son rôle en la matière. Selon le contenu d’un communiqué rendu public, « ils ont le sentiment que le Fonds n’a pas l’expertise et les capacités d’évaluer la corruption d’une manière générale ». Ils font observer toujours dans ce même communiqué que la dépendance à des indicateurs, qui « ne sont pas totalement transparents, affaiblit la crédibilité du Fonds ». Après discussion, le comité de direction s’est mis d’accord pour s’attaquer à ce phénomène de corruption. Entre autres pistes avancées : « établir une meilleure méthodologie pour apprécier l’étendue de la corruption et son impact macroéconomique » ; « développer une politique plus concrète et détaillée pour aider des gouvernements à s’attaquer à la corruption » ; « fournir des évaluations plus réalistes sur le degré et le coût de la corruption quand elle mine la performance économique » et « assurer un traitement impartial de la corruption à travers les pays ».  Moussa T. Yowanga

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