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Depuis une semaine circule l’information selon laquelle le sperme des hommes occidentaux est de moins en moins bon. L’information est rapportée par nos confrères de la RTBF dans leur parution de cette semaine en cours. On observe une baisse régulière de sperme du point de vue quantitatif et qualitatif depuis le milieu des années 70. Il existe bel et bien des explications diverses et rationnelles à cette défaillance de sperme dont les conséquences sur la démographie occidentale sont évidentes. On peut commencer par mette en cause une mauvaise alimentation qui provoque de l’obésité et la mise en cause du chlore dans les piscines. Rien n’est fait pour endiguer cette tendance, bien au contraire elle s’amplifie. Cela entraîne des conséquences néfastes sur la démographie dans les pays occidentaux, selon Alfred Bernard, Toxicologue à l’Université Catholique de Louvain. « La conséquence est que la démographie du monde occidental diminue et que l’ensemble du monde occidental ne peut plus maintenir une démographie suffisante, il doit faire appel à l’immigration pour maintenir sa démographie. Le taux de renouvellement est en dessous du minimum nécessaire pour maintenir la population ».La très sérieuse revue spécialisée Human Reproduction Update d'Oxford s'est penchée à cette question importante liée directeur au futur de l'humanité.

 

Selon cette étude dont les résultats sont récemment connus,révèle que le nombre moyen des hommes dans les pays occidentaux aurait diminué de moitié en quarante ans. Cela pose la question des conséquences sur la fertilité masculine, quoique plusieurs spécialistes incitent à interpréter les conclusions de cette étude, avec beaucoup de prudence. Les causes de ce phénomène plus qu’inquiétant seraient liées aux perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques considérées comme nocives pour la santé. Les chercheurs se sont appuyés sur 185 travaux menés sur le sujet entre 1973 à 2011. Un total de 43 000 hommes originaires d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Australie et de Nouvelle-Zélande a constitué l’échantillon de cette étude au terme de laquelle la concentration en spermatozoïde est passée en moyenne de 99 millions par millimètre de sperme à 47 millions. En revanche, aucune baisse significative n’a pu être mise en évidence en Afrique, en Asie et en Amérique du sud où peu d’études ont été réalisées. Malgré tout, inutile de s’alarmer outre mesure puisque la baisse constatée se situe dans une fourchette « normale », arrêtée par l’Organisation mondiale de la sante (OMS)  et compris entre 15 millions à 200 millions de spermatozoïdes par millimètre. Plus rassurant encore, une concentration inférieure à 15 millions ne signifie pas forcément synonyme d’infertilité. Outre l’impact sur la fertilité, une moindre quantité de spermatozoïdes est annexée à d’autres problèmes de santé, qui pourraient être causés par des facteurs environnementaux comme les perturbateurs endocriniens, l’exposition aux pesticides, le stress, le tabac ou encore un régime alimentaire déséquilibré.

 

Depuis 1992 d’autres études menées ont aussi abouti à une baisse de la quantité du sperme. Cependant, elles ont beaucoup été critiquées pour diverses raisons, à savoir qu’elles portaient sur peu de personnes, qu’elles faisaient de comparaison entre des analyses à partir des techniques de laboratoire différentes, et enfin parce que les participants avaient été choisis dans des services de médecine reproductive et par conséquent, cet échantillon n’était pas représentatif de l’ensemble de la population. Dirigée par le Dr Haggai Levine, spécialiste de santé environnementale à Jérusalem,  cette étude évite ces inconvénients soulignent plusieurs commentateurs : elle a mis à l’écart les études dont les participants avaient été sélectionnés à cause de leurs problèmes de fertilité e  n’a retenu que celles utilisant la technique de l’hémocytomètre, plus fiable que les autres. La critique émise par le Dr Martin Blomberg-Jensen, du Rigshospitalet (Danemark), c’est que ce travail compare des analyses réalisées dans des pays et des laboratoires différents. Il se pose alors la question de la méthode pour confirmer une baisse du nombre de spermatozoïdes dont la meilleure méthode serait de suivre à long terme une cohorte d’hommes sains. Or une telle étude menée au Denemark entre 1996 et 2010 n’a pas abouti à ces conclusions, selon l’expert en fertilité masculine. En conclusion, Allan Pacey, professeur d’andrologie l’université de Sheffield (Royaume-Uni) avertit : « Cet article représente une avancée pour clarifier les données » disponibles, mais « il reste beaucoup de travail » pour confirmer le phénomène et en déterminer les causes. 

Moussa T. Yowanga

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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