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Cette information publiée le 9 août 2017 par l’AFP, selon laquelle le visa du correspondant de l’Agence de Presse Internationale Reuters n’eut pas été renouvelé par le régime actuel de Joseph Kabila Kabange, fera réagir probablement les responsables de Reporters Sans Frontières. Qualifié de prédateur des médias comme ses pairs Paul Kagamé, Pierre Nkurunziza, Yoweri Museveni, Joseph Kabila joue finalement sur le terrain de ceux qui malmènent la liberté de la presse dans leur pays : menaces, violences physiques, arrestations, détentions et même assassinats de journalistes. D’après Reporters Sans Frontières (RSF), l’internet est régulièrement suspendu par les autorités congolaises. Le fils adoptif de Laurent-Désiré Kabila cristallise les rancœurs de ses concitoyens et continue de s’enfonce dans l’autoritarisme et la confiscation du pouvoir. Depuis plusieurs mois, son pouvoir s’en prend de manière gratuite et injustifiée aux hommes des médias congolais et étrangers. L’information ci-dessous rapportée par l’Agence France Presse(AFP) est bien la conséquence du durcissement de ton envers les professionnels des médias. Placée 154ème sur 180 pays au classement mondial 2017 sur la liberté de la presse, la RDC est réputée être un pays  où il ne fait pas bon être un journaliste.

Ainsile visa du correspondant de l'agence de presse internationale Reuters en République démocratique du Congo n'a pas été renouvelé, a annoncé mercredi à l'AFP le média.« Le correspondant de Reuters à Kinshasa, Aaron Ross, a dû quitter le pays parce qu'il n'a pas pu renouveler son visa, qui a expiré le 5 août », a déclaré à l'AFP à Londres un porte-parole de Reuters.« Reuters travaille à l'intérieur et à l'extérieur de la République démocratique du Congo pour rectifier cette situation aussi rapidement que possible », a ajouté ce même porte-parole.« Reuters maintient son engagement de fournir une couverture précise et équilibrée des événements en République démocratique du Congo via son équipe qui reste sur place », conclut-il.« Une commission interministérielle examine tous ces visas de certains journalistes. Nous répondrons par oui ou par non. Il n'y aura aucune justification de notre décision", a indiqué le ministre de la Communication Lambert Mende joint par l'AFP.« Aucun pays au monde ne justifie un visa accordé ou refusé. Nous ne serons pas les premiers », a ajouté M. Mende.

Le 22 juin, Radio France Internationale (RFI) avait indiqué que la demande de renouvellement d'accréditation de son envoyée spéciale permanente à Kinshasa, Sonia Rolley, n'avait reçu aucune réponse au bout de plusieurs semaines.RFI avait considéré « le silence des autorités de RDC comme un refus et regrette cette décision qui nuit gravement au pluralisme de l'information ».Dans son point-presse hebdomadaire mercredi à Kinshasa, la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a constaté que « pour la seconde fois en quelques mois, un journaliste, correspondant de la presse internationale, n'a pas pu prolongé son séjour en RDC faute d'obtenir soit un visa soit une accréditation ».« Tout en respectant le droit à la souveraineté, en ce qui concerne les autorisations de séjour et les autorisations de travail, l'ONU soutient le droit des journalistes à informer et le droit des citoyens à l'accès à l'information plurielle et variée », a déclaré la porte-parole de la Monusco, Fabienne Pompey. 

Eric Mocnga Topona/Ahmat Zéïdane Bichara

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