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Hutus, Tutsis, en réalité si le développement d’un pays ne peut essentiellement se définir que sur le plan économique et infrastructure, au vu de ce changement réel opéré par l’actuel tout puissant président Rwandais Paul Kagamé, on peut dire que ce pays de Mille collines tourne radicalement le dos sur le passé génocidaire.Malheureusement, d’après les ethnologues, anthropologues, psychologues, philosophes, bref les grands fondateurs de la pensée, le développement d’un pays commence d’abord par l’esprit, les facultés intellectuelles et mentales.Si l’esprit d’un individu, d’un peuple, des ethnies partageant un pays est encore lié par des considérations infondées  comme le cas du Rwanda où les Tutsis se considéraient comme descendants d’Ethiopiens et se disent fiers de l’être et les Hutus seraient des bantous selon les documents historiques. Beaucoup de personnes croient toujours que les Hutus sont des cultivateurs condamnés à tourner cent fois la terre pour survivre, une forme de condamnation divine.Contrairement aux Tutsis qui seraient des pasteurs-éleveurs, des «bénis de Dieu» ! Ces considérations ethniques entretenues déjà depuis fort longtemps par des colons belges et certains pays furent l’une des causes du génocide. Pour ceux qui connaissent le Rwanda, ils ne diront pas le contraire. Et la page du génocide ne semble pas définitivement tournée avec ce qui se passe actuellement où le Front Patriotique Rwandais (FPR) majoritairement formé des militants Tutsis, qui eut pris le pouvoir en 1994, le dernier génocide du 20ème siècle. Un chercheur rwandais ne disait-il pas dans un restaurant parisien en 2015 que « Paul Kagamé a fait du Rwanda l’Ethiopie des Grands-Lacs où même dans les Eglises, c’est l’odeur des Tutsis qu’on se sert pour parfumer le corps ». C’est son avis. Et si dans certains pays occidentaux on savoure l’air pure d’une démocratie aussi vieille que le monde, présentement au Rwanda ce n’est pas encore le cas, d’après ce que disent Frank Habineza et Mpayimana, les deux opposants de Paul Kagamé. « On nous a dit qu'on ne pouvait pas mettre nos bannières ou drapeaux là où le FPR avait mis les siens, mais malheureusement le FPR a mis les siens partout ! » a regretté Habineza auprès de l'AFP. Finalement, on a l’impression que le Rwanda souffre d’un manque d’ouverture politique, social et paraissait ne pas respecter la liberté d’expression. Pire encore, si Kagamé se considère lui comme le président de tous les Rwandais, beaucoup de Tutsis voient en lui leur président d’abord, leur « Moise » ou « un protecteur irremplaçable ». Et c’est là où se trouve le danger. Un homme politique et prêtre belge disait en 2016 lors d’une conférence sur la littérature que : « depuis l’assassinat du président Juvénal Habyarimana Hutus de son ethnie en 1994, l’évènement déclencheur du génocide des Tutis, les Hutus cherchent toujours leur leader, leur « sauveur » ou leur « David » Dans la salle de la Médiathèque, après sa phrase ,le silence fut total.

 

Le Rwanda ,qui élit son président ce vendredi (Source RTBF), est dirigé par le tout puissant Paul Kagame, ex-chef de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) qui a pris le pouvoir en 1994, mettant fin au dernier génocide du 20ème siècle. Archi-favori à sa réélection, Kagamé est également salué par ses admirateurs pour avoir orchestré le développement de son pays. Ses détracteurs voient par contre en lui un despote inflexible, manquant d'ouverture politique et ne respectant pas la liberté d'expression...

Présidentielle au Rwanda vendredi : Paul Kagame en route pour un 3ème mandat (Source RTBF avec Belga).6,9 millions de Rwandais sont appelés aux urnes ce vendredi pour une élection présidentielle promise à l'homme qui tient fermement les rênes du pays depuis plus de deux décennies, le sortant Paul Kagame. Visionnaire pour les uns, despote pour d'autres, Paul Kagame est à 59 ans opposé à deux petits candidats approuvés par la commission électorale: Frank Habineza, leader de la seule formation d'opposition tolérée au Rwanda, le Parti démocratique vert, et le candidat indépendant Philippe Mpayimana.Mais la bataille semble perdue d'avance pour ces deux hommes quasi-inconnus des Rwandais, qui ont disposé de très peu de moyens pour faire campagne face au président, dont le Front patriotique rwandais (FPR) contrôle d'une main de fer toutes les sphères de la société depuis qu'il a mis fin au génocide de 1994.Les couleurs de Habineza et Mpayimana sont d'ailleurs quasiment invisibles au pays des Mille Collines, qui s'est en revanche drapé du rouge, blanc et bleu du FPR tout au long de la campagne débutée le 14 juillet, des ronds-points aux panneaux publicitaires en passant par les 4x4 rutilants sillonnant la capitale Kigali."on nous a dit qu'on ne pouvait pas mettre nos bannières ou drapeaux là où le FPR avait mis les siens, mais malheureusement le FPR a mis les siens partout! «, a regretté Habineza auprès de l'AFP, en marge d'un récent meeting politique dans le sud de ce pays de quelques douze millions d'habitants. Ce meeting, un peu plus d'une centaine de personnes y sont venues, dont beaucoup d'enfants attirés avant tout par la musique. « Je suis venu par curiosité, mais il (Frank Habineza) n'a aucune chance », assure Sabin Nkundukozera, 66 ans. « Tout ce que Kagame nous a promis il nous l'a donné, je vais voter pour Kagame, il n'y a que lui ». « C'est la première fois que je vois ce monsieur, je ne saurais même pas vous dire son nom », renchérit Sylvain Mutaimukunda, un cultivateur de 38 ans. « Pour gouverner ce pays il faut quelqu'un de fort, et lui n'est pas fort ». On est bien loin de l'impressionnant dispositif mis en place à chaque meeting de Kagame.Petits drapeaux et chapeaux en papier aux couleurs du FPR sont systématiquement distribués à des milliers de personnes rassemblées plusieurs heures avant l'arrivée du président. L’intéressé ne doute d'ailleurs pas de sa victoire, répétant à qui veut l'entendre que l'élection s'est déjà jouée en 2015 avec le plébiscite par référendum d'une modification de la constitution lui permettant de briguer un nouveau mandat de sept ans, et potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034.L'ex-général Kagame est l'homme fort du Rwanda depuis que le FPR a renversé en juillet 1994 le gouvernement extrémiste hutu ayant déclenché le génocide qui a fait 800 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi. Il a d'abord été vice-président et ministre de la Défense, dirigeant de facto le pays, avant d'être élu président en 2000 par le parlement. En 2003 et 2010, il est reconduit dans ses fonctions au suffrage universel avec plus de 90% des voix. Kagame est crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d'un pays exsangue au sortir du génocide, mais il est aussi accusé de bafouer la liberté d'expression et de réprimer toute opposition. Selon Robert Mugabe, un des rares journalistes rwandais ouvertement critique, les deux autres candidats ne sont qu'une opposition de « façade », destinée à satisfaire la communauté internationale.« La véritable opposition, les gens avec une vraie voix, n'est pas autorisée » à participer à l'élection, assure-t-il, en référence aux opposants emprisonnés ou poussés à l'exil. « Il n'y a pas d'élection au Rwanda, juste un couronnement ». Mais l'analyste politique rwandais Christopher Kayumba assure que Kagame demeure populaire car perçu comme garant de la stabilité. Il concède toutefois : « On peut dire que ce n'est pas une compétition, l'opposition sera battue. Cela ne fait aucun doute ». Les 2343 bureaux de vote ouvriront vendredi de 07H00 à 15H00 (mêmes HB).

Le MR propose de punir la négation du génocide rwandais (Source Belga). La proposition de loi du MR sur le génocide rwandais vise bien les massacres commis contre les Tutsis et les Hutus modérés, a tenu à préciser le député Gilles Foret (MR) à la suite de la réaction d'une association de rescapés. Une loi de 1995 sanctionne toute personne qui nie, minimise, justifie ou approuve le génocide des Juifs commis par les nazis durant la IIe Guerre mondiale. Le MR souhaite mettre en place un dispositif semblable pour l'un des deux génocides reconnus depuis lors par une juridiction internationale, à savoir les crimes de masse commis au Rwanda et en ex-Yougoslavie.Depuis 2009, les autorités rwandaises et des associations qui défendent les rescapés du génocide réclament l'adoption d'une loi réprimant la négation des massacres de 1994. En avril 2016, l'ambassadeur du Rwanda en Belgique avait répété cette demande, soutenu par le président d'Ibuka, Deo Mazina.Le texte de loi évoque le "génocide commis par le régime hutu power rwandais en 1994". Il n'évoque pas les victimes à savoir les Tutsis et les Hutus dits "modérés". Il faut en revenir aux développements de la loi pour en trouver la mention. L’association Ibuka a exprimé sa déception devant ce qu'elle considère comme un manquement notoire. Un crime contre l'humanité ne peut être défini sans en évoquer les victimes, a-t-elle fait remarquer.Le député a tenu à mettre les choses au point mardi en fin de journée. A ses yeux, sa proposition concerne bien les massacres des Tutsis et Hutus modérés (l'association Ibuka lui préfère les termes de Hutus qui se sont opposés au génocide ou ont refusé d'y participer). "Sinon, cela produirait l'effet inverse que l'on voudrait produire. Que les rescapés n'aillent pas s'imaginer que l'on est revenu en arrière. Ce n'est absolument pas l'intention", a-t-il déclaré.M. Foret a rappelé que sa proposition était ouverte à la discussion et pouvait être précisée.

Sélection et commentaire d'Ahmat Zéïdane Bichara

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