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France-Afrique :"complicité de la France dans le génocide des Tutsi 15 ans d'impunité", d'après l'assocation Survie.


Demain mardi 7 avril 2009 est la commémoration du 15ème anniversaire du début du génocide des Tutsi du Rwanda, qui a fait entre 800 000 et 1 million de victimes, massacrées sous le prétexte d’être tutsi ou pour s’être opposées à cette extermination.

Du fait de leur soutien aux génocidaires avant, pendant et après le génocide, les autorités françaises s’en sont rendues complices, selon le constat de Survie.

Quinze ans après, survie réitère ses revendications en termes de vérité, de justice, et demande l’instauration d’un véritable contrôle de la France en Afrique et précisément dans les pays francophones.

Survie déclare avec insistance que le pays de Sarkozy savait qu’un génocide pouvait survenir au Rwanda, mais elle a soutenu les génocidaires.

 
Plusieurs massacres à caractère génocidaire avaient été organisés sous la responsabilité des autorités rwandaises notamment en octobre 1990, entre janvier et mars 1991 et août 1992, janvier 1993. Ces tueries ont constitué des répétitions du génocide à venir.

 Survie soutient que Paris fut alerté dès l’automne 1990 par l’ambassade de France à Kigali du risque d’une extermination des Tutsi ce qui fit confirmé par la suite par des responsables d’ONG et des diplomates étrangers.

En janvier 1993, Jean Carbonare, alors président de Survie, était intervenu au journal télévisé de 20heures sur France 2 pour alerter l’opinion et dénoncer les massacres organisés, parlant déjà de « génocide ». Mais la France de l’époque Chirac ne fit rien.
 

 La nécessité de tirer les leçons de la complicité française dans le génocide.

Depuis 15 ans, les  citoyens français, réclament simplement la vérité, la justice, et que les leçons de ce drame soient tirées, ce qui doit induire un changement dans le fonctionnement de leurs institutions.
Afin que toute la lumière soit faite sur la question, les Français par la voix de l’association Survie demandent la levée du « secret défense » sur tout ce qui se rapporte à l’action de la France au Rwanda et au génocide, et la création d’une commission d’enquête parlementaire pour aller jusqu’au bout du travail entamé par la Mission d’information de 1998.

Survie réclame l’instauration d’un contrôle parlementaire permanent et effectif sur la politique étrangère de la France et demande aussi la fin du « domaine réservé » de l’Elysée dans la gestion des relations avec les pays d’Afrique, relations qui doivent être gérées normalement par le ministère des Affaires étrangères.


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