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Un rêve s'est réalisé:
 Le rêve du président de l’association des Tchadiens du Midi-Pyrénées, Oumar Amir Mahamat Dahab de voir son compatriote, le comédien, conteur et saxophoniste Doro Dimanta  vendre l’image positive du Tchad (pays sahélien très meurtri et fragilisé par d’incessants conflits civils et armés, la mauvais gouvernance ) devant un grand public toulousain, multiracial s’est bel et bien réalisé comme tout le monde l’avait souhaité, le 18 avril 2009 à 19heures dans la salle Cuvier, 130 Route D’Albi. Grâce à son professionnalisme, le Franco-africain Doro est devenu l’adversaire du défaitisme, amenant ainsi les gens à se nourrir d’espoir et même plus.


Des mots forts à partir des contes africains:

Il a introduit des mots forts comme le bien être, les droits  humains, le respect de la femme, le partage équitable des ressources naturelles d’un pays, la chaleur humaine, le respect de l’autre,  le vrai amour, la paix, la non-violence, la lutte contre le racisme ou la xénophobie, l’entreprenariat des africains de France, le pardon et l’unité du peuple africain et particulièrement Tchadien. Il s’est produit  de façon sobre, silencieuse, stratège et  avec une telle sagesse que l’auditoire n’avait même pas vu le temps passé. Il a cassé les barrières artificielles et fausses, installées par les inégalités sociales, les préjugés qui sont malheureusement devenus  un peu partout des  maux qui gangrènent la société et divisent le monde entre  noirs et blancs, forts et faibles, riches et pauvres, femmes et hommes. Soudain tout le monde s’est senti capable de réaliser des œuvres utiles et extraordinaires.


 
Doro a tenu en haleine les Toulousains:
On peut alors justement affirmer que là où les politiciens ont échoués, les artistes prennent le relais.  Sans arme, sans grands mots, sans démagogie, Doro, l’artiste polyvalent a tenu en haleine le public toulousain et  leur a donné l’envie d’aimer l’autre en lui disant qu’importe le pays d’où tu viens et le temps qu’il t’a fallu pour trouver le chemin et le goût à la vie.


Ce sont les cris du cœur qui compte pour Dieu. Ce n’est pas la couleur de la peau, ni des yeux  qui est la chose  importante pour nous aujourd’hui et maintenant. Et le président de l’association de lancer spontanément : « Je ne regrette rien de l’avoir invité. Par le biais de l’association des tchadiens du Midi-Pyrénées nous réaliserons des merveilleuses œuvres pour nous et pour nos enfants sans exclure personne. Nos enfants se sont réjouis comme nous d’être face de quelqu’un qui maîtrise bien  son métier ».
 

Oumar est satisfait :
Le président de l’association des Tchadiens du Midi-Pyrénées ne cache pas sa satisfaction en laissant clairement entendre : «Je suis fier de mon compatriote ». "Nous avons appris beaucoup de choses en peu de temps. Vraiment c’est incroyable Les enfants eux-mêmes ne regrettent  pas d’être venus ", avait affirmé la veuve Hourra, l’épouse du défunt diplomate et intellectuel tchadien Ehémir Torna


Mariam, l’épouse du président Oumar n’avait même pas des mots pour qualifier la réussite du spectacle. Bouche bée peut-être à cause des maux de tête dont elle souffrait, on ne lisait qu’à travers ses yeux sa satisfaction totale et surtout la fierté d’avoir enfin une image positive du Tchad. Et après une quarantaine de minutes, sa langue s’est déliée et elle a quand même fini par exprimer sa joie juste avec quelques mots, mais  en toute sincérité : « Ah ! C’était très bien passé. Nous avons aimé. Bébé en parlant de son amie, épouse d’un journaliste, a vraiment  raté cette soirée » Nanou, ne pouvait même pas parler. Il criait à haute voix au téléphone à tel point qu’il est très difficile de capter ses propos. C’est un mélange entre la  parole et les cris. On a quand même compris qu’il n’avait pas été déçu  par la prestation de  cet artiste franco-tchadien. 
Comme la plupart des gens, Nanou est rentré visiblement  heureux  et satisfait comme « un bon ange » chez lui.


Oumar remercie Jean Michel Fabre, le maire adjoint :
 
En conclusion, Oumar revient pour remercier l’adjoint au maire Jean Michel Fabre d’avoir rehaussé de sa présence cette soirée culturelle, « C’est un honneur pour nous, même si nous n’avons pu atteindre un grand public comme nous l’avions espéré. C’est déjà une réussite. » Doro Dimanti, disons-le clairement  est un artiste qui vit de son art.  Il fait preuve d’une rigueur  professionnelle, et  d’un  franc-parler, qui lui attirent la sympathie du public français notamment des enfants pour son imitation des cris d’animaux  (âne, cheval, vache, girafe), son attachement aux valeurs ancestrales africaines, sa bonne maîtrise des styles musicaux ,des jeux,  mais surtout l’art de la parole qui fait de lui un bon conteur.


Doro renverse la donne de la violence :
Doro renverse la donne de la violence semée par les politiciens, pour ne parler que d’un retour à la paix au Tchad et dans le reste du monde. Il a commencé cette carrière professionnelle de  conteur comédien  à partir de 1990. Marié et père de deux enfants, c’est un homme d’une cinquantaine, mais avec un visage relativement jeune et très rayonnant.  « J’aime parler de la création du monde. Sachons-le  car c’est un impératif ». Insiste-il  en ajoutant que les contes sont un patrimoine africain.


Ils détiennent un secret ethnographique. Il reprend le chemin du retour à Drome, là où il est installé avec ses enfants et son épouse française. Il vit  en France depuis 1976, trois ans avant la guerre du Tchad qui divisa les Nordistes musulmans et les Sudistes chrétiens et animistes. En scène, il n’hésite de se déguiser en tenue africaine pour mieux faire passer ses messages au public. Il rit constamment lisant apparaître ses dents de bonheur. Mais attention, ce n’est pas un fou rire.  Ce n’est que la gaieté du cœur.

 

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