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 Femme dynamique, entreprenante, débordante de générosité.

Quand on évoque le nom d’Amira Issa Moussa, la secrétaire générale des ressortissants tchadiens du Midi-pyrénées et présidente de l’amicale (union) des africaines de Toulouse, on voit défiler les images d’une femme dynamique, entreprenante et débordante de générosité. Elle affiche un amour fou pour les enfants sans placer aucune barrière. C’est un amour qui n’est pas flatteur, mais sincère. Amira entretient des rapports de fascination réciproque entre elle et les tous petits. On dirait un couple des pigeons. « Les tous petits sont très mignons et adorables », avoue-t-elle. Elle est toute joyeuse de discuter avec eux en tant que mère, grande sœur, tante et cousine. Elle dégage un sincère sourire qui vous saisit progressivement. C’est une qualité que peu de personnes en ont. Qu’il neige ou qu’il pleuve, ce large sourire est toujours là. C’est comme du sel donnant du goût à certains aliments.


Elle cache les talents d’une actrice comédienne.

La fille du défunt artiste Issa Moussa, semble cachée en elle les talents d’une actrice ou comédienne. Ces deux rôles lui conviennent très bien. Et elle aurait pu faire carrière dans un domaine comme de l’autre. Mais comme tout croyant le sait bien, notre avenir est toujours lié à une décision divine, on ne sait jamais si un jour elle le deviendra. Tout est possible tant qu’on est encore en vie. Les Historiens contemporains n’ont-ils pas déclaré que l’avenir appartient à ceux qui vivent et combattent sans arrêt les maux qui minent le chemin qui conduit chacun d’entre nous à la réussite totale de nos projets. La sagesse populaire vient renforcée cette assertion comme quoi l’homme est le boulanger de sa propre vie.

Les philosophes quand à eux n’ont même pas cherché très loin en résumant tout cela en deux mots tout simplement : « vouloir, c’est pouvoir. » La présidente de l’amicale des africaines n’exploiterai-t-elle pas un jour ses talents afin de devenir une comédienne ou actrice professionnelle comme celles que nous voyons sur les écrans. C’est le souhait de tout le monde, excepté les jaloux qui n’évoluent pas. L’Africaine Amira est douée d’une intelligence remarquable lui permettant d’être à l’aise dans les débats intellectuels et assumer pleinement les responsabilités qui lui sont confiées.


Présidente de l’amicale des femmes africaines

Mais comme elle sait faire preuve d’humilité et de discrétion envers tout le monde, elle se laisse tout d’abord entrainer par son interlocuteur pendant un moment avant de progressivement sortir sa tête comme une tortue de sa carapace, soit avec une blague, soit avec une simple phrase dosée d’une chaleur humaine pour rétablir le rapport de force. C’est également une des qualités qui lui vaut beaucoup d’admiration et de sympathie dans les milieux africains fréquentés par elle. Elle place tout le monde sur le même pied d’égalité. Et elle est toujours serviable, respectueuse envers tous. Justement cette disponibilité lui a valu la nomination à la présidence de l’Amicale des Femmes Africaines de Toulouse, réunissant des Camerounaises, des Béninoises, des Ivoiriennes, des Tchadiennes pour ne citer que celles là.


Seize femmes pour un début

Elles sont au total seize femmes actuellement. D’après la présidente, se sont-elles qui ont voulu limiter le groupe à cet effectif pour une question d’efficacité avant d’élargir à d’autres adhérentes. « Même si nous nous comprenons bien, il faut toujours dire que les rencontres de plusieurs personnes venant d’horizons divers n’est pas chose facile. Il faut à tout prix respecter la culture des unes et des autres, déceler leurs points forts ou faibles, leur façon de voir les choses etc. C’est inutile de demander qu’on soit pareil. Les diversités culturelles, ethniques constituent pour nous une richesse importante. De toutes les façons, nous sommes du même continent avec la même couleur de la peau. », Analyse-t-elle les choses. Selon elle, c’est déjà quelque chose de très important que les Africaines se réunissent autour d’une modeste organisation pour partager les difficultés, se donner des conseils afin de se réjouir lors des soirées dansantes où l’on partage de façon conviviale des plats africain. C’est une façon de démontrer à quel point on est capable de dépasser le cadre local en brisant les fausses frontières sombrant la grande Afrique dans des conflits armés meurtriers aux conséquences humaines et matérielles importantes. « C’est de la politique néfaste et très dangereuse », raisonne-t-elle.

Ainsi, dit-elle que pour arriver progressivement vers la création d’une union des africaines, partageant des valeurs cultuelles communes, elles se contentent d’abord d’animer leur amicale dans une ambiance festive.

 « C’est la seule façon d’oublier un tout petit peu nos problèmes financiers et sociaux dans un monde où les inégalités artificielles gangrènes la société  », pense Amira. Elle explique qu’elles ont établi un calendrier mensuel de leurs rencontres qui sont organisées de façon que chacune d’elle accueille le groupe une fois par mois, un dimanche, toute la journée.


Vingt euros pour s’éclater

Elle précise que l’hôte partage les dépenses de cette journée avec les autres membres moyennant une participation de vingt euros par mois afin que tout le monde se sente pleinement concerner. Par ailleurs, la présidente affirme que l’argent qu’elles cotisent ne va pas seulement à l’achat des nourritures. Mais elles gardent une partie pour assister un membre touchée par des difficultés sociales par exemple cas de décès dans la famille au pays ou sur place en Europe. C’est un point jugé très important dans la mesure où celles-ci ne veulent pas que la personne touchée d’un malheur ne se sente seule et abandonnée. « Nous faisons comme nos sœurs africaines restées au continent. C’est notre façon de vivre dont nous ne pouvons pas laisser tomber parce que nous sommes en Europe », raisonne-telle. Enfin, Amira révèle que son organisation à instaurer une petite pénalité de cinq euros pour celles qui parlent un dialecte lors des rencontres, une façon d’éviter toutes mésententes dans le groupe. « Nous avons retenu le français comme seule langue de l’amicale. D’ailleurs nous sommes toutes ressortissantes des pays francophones », martèle-t-elle en arborant un air optimiste pour son amicale. Elle espère qu’un jour la voir devenir une grande union des africaines de Toulouse voire de toute la France. Bref cette Tchadienne, épouse d’un Français, est une fervente musulmane tout comme son époux.

 

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