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L’abus d’alcool dans les milieux des adolescents africains pose un véritable problème de responsabilité à la société et surtout aux différents états qui constituent le continent africain. Des deux  Congo  en Côte d’Ivoire en passant par le Gabon, la république Centrafricaine, le Tchad, le  Cameroun, le Nigeria, le Niger, le Ghana,  le Mali, la jeune pépinière humaine s’enfonce tout doucement dans la déchéance  totale. Elle meurt lentement et sûrement. 

L’alcool affecte durablement les jeunes et  les choses se compliquent partout. Face à tout cela, les parents sont souvent mis au banc des accusés  face à leur incapacité d’apporter une solution fiable pour limiter, arrêter complètement ou interdire à leurs enfants  la consommation d’alcool. Ce qui paraît incroyable, c’est l’abus des parents eux-mêmes qui consomment jusqu’à la perte de conscience. Ils ne peuvent plus s’en prendre  à leurs enfants, puisqu’ils sont donneurs de mauvaises leçons.

Finalement c’est toute la famille qui sombre dans l’alcoolisme. Du point de vue des Etats africains les choses sont beaucoup plus compliquées dans la mesure où certains pays n’ont aucune loi interdisant  la consommation d’alcool à partir d’un certain âge et surtout chez les adolescents. Dans ce cas précis, les chefs d’Etats qui président à la destinée des nations africaines font preuve  d’une grande  irresponsabilité et  d’un manque  notoire de conscience.

Lors d’un colloque réunissant des intellectuels africains et étrangers autour d’un thème sur la jeunesse africaine, un évêque  catholique s’est demandé en ces termes : « Qu’est-ce qu’une jeunesse qui sombre dans l’alcoolique totale ? Qu’est-ce qu’une jeunesse dont aucun chef d’Etat n’a conscience de toutes les difficultés qui l’affectent ? » Tel est le défi que cet évêque a lancé à tous les conférenciers, malheureusement personne n’a réagi. Ni les autorités administratives représentant les Etat africains, ni les associations locales, ni même les jeunes n’ont été capables de donner une réponse satisfaisante à l’auteur de ces deux questions. 
 

C’est une grande honte. Tout le monde s’est senti coupable dans la dérive de la jeunesse africaine  qui manque tout simplement des repères dans la mesure où la plupart des présidents africains s’en fichent  complètement de l’aspect social des populations. Alors qu’en Europe et précisément en France il y a des outils  juridiques qui réglementent bien la consommation d’alcool chez les jeunes et en particuliers chez les adolescents. Tout le monde se sent concerner et agit  de façon responsable.

Les Africains seraient bien inspirés de faire autant  s’ils veulent une jeunesse responsable pour une société responsable. Il est vrai qu’il ya assez des maux qui minent la vie des populations africaines nécessitant des investissements colossaux pour apporter des solutions solides et durables, mais pour autant  la lutte sans merci contre l’alcoolisme sauvage devrait être gagnée. Car, derrière l’alcool, beaucoup des dangers  gravitent autour et affectent désespérément les adolescents, comme les maladies sexuellement transmissibles  au premier rang desquelles le Sida.
 

Et c’est le plus grand problème  de santé publique et de l’être humain aujourd’hui et c’est un devoir pour tout africain qu’il soit musulman, chrétien, animiste ou autre, de lutter efficacement contre ce terrible fléau source de nombreux malheurs dans les foyers africains. Les autorités politiques en premier ont la lourde et impérative responsabilité de protéger la population en prenant des mesures justes et efficaces pour endiguer ce phénomène aux conséquences désastreuses.

C’est avec raison que cet évêque s’est indigné en tenant ces propos : qu’est-ce qu’une jeunesse qui sombre dans l’alcool ? Qu’est-ce qu’une jeunesse qui manque des repères ?