Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 03:46

planete-jeune 0203 (8)

Vaut mieux regarder une photo  que garder de l'argent chez vous.Car, dès que vous regardez une ou plusieurs images,vous racontez aussitôt aux autres,mais votre argent quelque soit son montant, vous ne dites à personne ce que vous possédez.Sauf, si un jour vous êtes victime de vol ou d'incendie volontaire ou suicidaire.

Par Ahmat Zeïdane Bichara
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 03:42

flatte-copie-1

Par Ahmat Zeïdane Bichara
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 10:31

1974 0114 (9)

Par Ahmat Zeïdane Bichara
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 21:34

 

-La Françafrique est un caïman qui avale les frics de l’Afrique,

-Elle n’a rien de magnifique, d’autant plus que son regard colonial soumet tous les chefs d’Etats africains de façon infernale et diabolique,

-De manière absurde, ils vident les caisses de leurs pays et engraissent leurs maîtres blancs en sachant que c’est un comportement cynique,

-Pendant que les populations africaines périssent comme  des chenilles à cause des multiples souffrances, des grosses mallettes des billets de banques s’envolent du continent dans l’obscurité et rendent heureux certains diplomates et politiciens français qui se prennent pour des ayants  droits de l’Afrique,

-A qui revient la faute, même si les fils et les filles  de continent dénoncent là un comportement esclavagiste et machiavélique?

-Certains intellectuels africains  pensent que les enfants de l’Afrique sont des majeurs  en rougissant leurs yeux quand  quelques groupes des politiciens occidentaux les prennent pour des meneurs, mais il faudrait  tout simplement que les dirigeants du continent noir cessent  de jouer le rôle des éternels serviteurs, tels des animaux de cirque,

-Ils pensent que c’est l’unique voie pour se maintenir au pouvoir en réduisant leurs peuples au même rang qu’une bête. C’est ce qui explique la conception  de la dévastatrice Françafrique,

-C’est une pure servitude dont on a tout simplement sectionné ses différentes formes de traitement psychique,

-Un trafic d’influence qui tue le développement de l’Afrique de façon dramatique

-Elle est la sœur jumelle du colonialisme, mais la demi-sœur de la traite négrière atlantique,

-D’autant plus que la Françafrique n’est autre que la déportation des ressources naturelles et financières de l’Afrique vers l’Europe et particulièrement vers la France, mais les deux silhouettes présentent des sombres caractéristiques,

-Que tous les Africains du continent et de la diaspora renforcent leur militantisme politique pour exiger la fin de cette scandaleuse et infamante Françafrique de manière drastique,

-Que tant d’associations unissent leurs voix pour dénoncer ces malversations financières ou détournements des fonds de l’Afrique vers l’occident qui ne cessent de créer des sanguinaires nouvelles techniques,

-Cela ne changera à rien de l’actuelle forme de la Françafrique ou n’aboutira à sa mort définitive, si et seulement si  l’ensemble de ce groupe des chefs d’Etats africains ne soignent pas leur cécité intellectuelle pour déchiffrer mot par mot ses anomalies politiques dont ils font subir depuis longtemps à l’égard de leurs peuples respectifs de façon grotesque.


 

Par Ahmat Zeïdane Bichara
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 11:18

Amdifane 0033 (5)

Par Ahmat Zeïdane Bichara
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:33

 

-C’est la période où les pluies du mensonge tombent sur les têtes de nos populations en noyant la Vérité,

-C’est le temps où la bouche de la honte sort sa langue qui lèche la fraîcheur de la Sincérité,

-C’est là où les bras et les jambes de la haine tordent les côtes du pardon avec rancune et fausseté,

-C’est l’heure où les flammes de la paix s’éteignent au profit de la tornade de violence qui ballaie tout sur son passage sans aucune Authenticité,

-C’est le jour où le poison du racisme et de la xénophobie  paralyse les vaines d’une politique sincère en répercutant son odeur avec Dangerosité,

- C’est l’époque où les loups  de la démagogie dépouillent  les chèvres de la démocratie en enterrant  sumultanément les graines de la Réalité,

-C’est le moment où la grêle de la  jalousie tombe sur les toits  de nos cases et maisons tout en réveillant les silhouettes de la Pauvreté,

-Ce sont les minutes qui tuent les liens qui unissent les enfants d’un même pays et débrident les chaînes de la Méchancété,

-Ce sont les secondes qui permettent au désespoir de fermer les portes à l’espoir en assassinant fatalement  l’âme de la fraternité

-C’est l’année où les épines de la crise envahissent la chance de tout un chacun et piquent surtout les caisses des banques et de l’Etat  tout en abandonnant froidement les populations sans Activités,

-C’est l’occasion qui permet à l’obscurité d’étrangler la conscience nationale au profit des intérêts égoistes en plumant les ailes de la Sécurité,

 -C’est l’endroit malheureux qui pousse l’insensibilité  et la rapacité des politiciens en maltraitant les progénitures de la  Liberté,

- C’est aussi le sanguinaire voyage des idées obscures des militants qui entraînent désespérément leurs leaders vers des actes inhumains à l’égard de leurs adversaires en sachant pertinemment que cela causera du tort à l’Humanité,

-Ce n’est un secret pour personne qu’au sortir d’une campagne présidentielle africaine, le pays se divise et les âmes se regardent en chien de faience, les fleurs de la réconciliation se desséchent.Il n’ya plus de Moralité.


 

Par Ahmat Zéïdane Bichara/Prix Lorenzo Natali 2006
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 15:31

 

Syfia Grands Lacs/Burundi) Après des années de suspicion, des associations burundaises, qui défendaient les victimes de conflits de l'une ou l'autre ethnie, font cause commune pour rechercher la vérité et punir les coupables. Un nouveau pas vers la réconciliation.

 En octobre dernier, une dizaine d’associations burundaises ont scellé un pacte d’alliance pour unir leurs forces, sans aucune considération ethnique, dans la recherche de la vérité sur les crimes qui ont ponctué l’histoire du pays en 1965, 1972, 1988, 1993. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, Hutus et Tutsis – les deux principales composantes du pays- ont décidé de se comprendre mutuellement.Aujourd'hui, les ressorts de ces conflits longtemps considérés comme ethniques apparaissent autrement. Cette prise de conscience se remarque aussi au niveau de la configuration des partis politiques où les militants sont souvent des deux ethnies. "Avec le temps et les avatars du conflit, les uns et les autres ont finalement compris que le problème de fond n’est pas ethnique, mais que des hommes politiques font de l’ethnie un fonds de commerce. Il n’y a aucune ethnie faite uniquement de saints ou de criminels. La globalisation ne construit pas", explique sous couvert d’anonymat, un ardent militant des droits humains.

Tous pareillement victimes:"Nous comprenons leur douleur et leur détresse, ils comprennent tout autant notre blessure profonde et notre désarroi pour avoir perdu les membres de nos familles dans des conditions atroces et inhumaines, il est important que les uns et les autres se mettent ensemble pour demander que justice soit faite dans un cas comme dans l’autre et que seuls les coupables soient identifiés", expliquait le 5 novembre, Jacqueline Karibwami, présidente de l’Association des veuves et des orphelins pour la défense de leurs droits (Avod). Comme son nom l’indique, cette association regroupe les victimes des différents conflits qui ont épisodiquement endeuillé le pays depuis plusieurs décennies. Les plus en vu sont issues de l’ethnie hutue. Notamment, Laurence Ndadaye, veuve de l’ancien président de la République assassiné en 1993, la veuve de l’ancien Premier ministre, Pierre Ngendandumwe, assassiné en 1965 et la mère de l’actuel chef de l’État, Pierre Nkurunziza dont le mari fut emporté par le conflit de 1972…Le paramètre ethnique a longtemps été au centre de la création de certaines associations de défense des droits des victimes. "Initialement, l’association Avod était perçue comme cristallisant la conscience hutue, mais avec le temps, elle met de l’eau dans son vin et dénonce systématiquement les violences de toutes sortes ainsi que leurs auteurs quelque soit les victimes", explique André Ndayishimiye, défenseur des droits humains. Face à Avod, il y a AC-Génocide (Action contre le Génocide), initiée en 1997 et présidée par le professeur Venant Bamboneyeho. Sous le slogan "Plus jamais ça !", elle militait ouvertement pour la réhabilitation des victimes, tutsis pour la plupart, des massacres qui ont suivi l’assassinat du président Melchior Ndadaye en 1993. Mais pour les deux camps, le combat est désormais commun et sans exclusive. "Nous avons compris que les uns et les autres partagent la même douleur, c’est ainsi que nous décidons de partager le combat et le débat pour plus d’efficacité. Par ailleurs, ne dit-on pas que l’union fait la force ?", déclare le président de AC-Génocide.

 Conjurer ensemble le mal absolu.Pour honorer leur engagement et joindre l’acte à la parole, ces différentes associations ne font plus bande à part comme avant, selon leur sensibilité ethnique, notamment pour se souvenir de leurs proches emportés par les différents conflits sociopolitiques. "Le 21 octobre dernier, les représentants des associations initiées par des Hutus se sont joints aux leaders des associations montées par des Tutsis, autour du mémorial de Kwibubu (centre du pays, Ndlr) où furent brûlés de nombreux élèves tutsis à cette date en 1993. Ils avaient fait la même chose en allant s’incliner devant les dizaines de séminaristes de Buta (sud, Ndlr) mitraillés par les rebelles en 1997", témoigne Jean-Nepo Bironkwa, rescapé de l’attaque du séminaire de Buta et membre de ALM (Association lumière du monde à partir de Buta), une des associations engagées dans ce combat commun.Ce rapprochement s’observe au moment où le gouvernement s’apprête à mettre en branle les mécanismes de la justice transitionnelle, en l’occurrence laCommission vérité/réconciliation et le Tribunal spécial missionné pour juger des crimes graves avérés. La Commission sera mise en place début 2012. Ces associations s’unissent pour peser dans la balance et contribuer à faire éclater la vérité. "Nous voulons mettre fin à la globalisation qui tue, car tous les Hutus ne sont pas coupables, ni tous les Tutsis et la vérité que nous cherchons est celle qui nous permet de séparer le bon grain de l’ivraie pour aller de l’avant", conclut Jacqueline Karibwami, dont le mari a été emporté par la crise de 1993 alors qu’il était à la tête de l’Assemblée nationale.

 


 

Par Silvère Hicuburundi
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 15:11

(Syfia Grands Lacs/RD Congo) Ancien capitaine de l'armée ougandaise, Hadji Rachid a débarqué il y a 35 ans en RD Congo, pays de ses parents. Emerveillé par la nature, il est devenu, dans un village du Nord-Kivu, un ardent défenseur de l'environnement. Il soigne aussi les habitants avec des plantes. Portrait.

À l’entrée de la concession de Hadji Rachid, on respire à pleins poumons un air frais. Nous sommes à Kinyandonyi, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu du territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), dans une forêt constituée de gros arbres préservés avec soin. "Je n'en coupe pas un seul. Pour moi, ce serait détruire la nature", explique le propriétaire des lieux qui construit ses chaises et ses lits en briques de terre pour éviter d'avoir à couper du bois.Sur le petit sentier de brousse qui mène à sa résidence, des cris d’oiseaux vous accueillent. Et une dizaine de serpents grimpent tranquillement aux arbres qui encerclent trois maisons en tôles, presque englouties par la végétation. "Je me suis documenté et j'ai réussi cet élevage de serpents. Il est facile de vivre avec eux. Ils se promènent et entrent dans ma propriété. J'en ai 15  qui n'ont pas peur des gens, mais d'autres restent cachés. Tous ont compris que chez moi il y avait la paix. Ici, il est interdit ne serait-ce que de tuer un insecte !"Avant d'être un pacifique défenseur de la nature, monsieur Hadji était un militaire. Ancien capitaine de l’armée ougandaise, il a changé de vie quand il est venu habiter Kinyandonyi. Fils d’un Congolais originaire du Maniema et d’une Soudanaise, Rachid voulait rejoindre le pays de ses parents et fuir l'insécurité en Ouganda. C'était il y a 35 ans. "Quand je suis arrivé, c'était encore une véritable forêt. Plusieurs animaux étaient encore visibles. Emerveillé, j'ai voulu valoriser certaines espèces." 

 Protéger les arbres et guérir les malades:Avec le recul, le vieil homme de 73 ans explique sa radicale reconversion par la nouveauté qu’il voulait apporter dans son village d'adoption : "Je ne voulais pas reprendre les armes, il y en avait déjà trop au Congo ! Et puis, je voulais valoriser autre chose comme l'environnement. Avant, les gens coupaient et brûlaient les arbres, buvaient et se lavaient dans l'eau de la rivière, sans se soucier des conséquences. Je leur ai montré que certains arbres pouvaient nous procurer des médicaments. J'ai été bien accueilli. Ils se sont dit que je pouvais contribuer au développement du village. Aujourd'hui, je reçois en moyenne 10 visites par jour."Hadji utilise ainsi la grande partie des arbres de sa concession comme médicaments. "J’ai appris, à travers des livres donnés par un expatrié, à me servir de médicaments traditionnels grâce auxquels je soigne beaucoup de gens de mon village comme ceux que vous avez rencontrés chez moi. Plusieurs feuilles sont très importantes. Nous n'avons donc pas le droit de les détruire !", explique-t-il. Les villageois semblent avoir complètement adopté leur visiteur : "Il est un des nôtres maintenant ! Nous avons toujours recours à lui quand nous avons un problème de santé".Rachid profite de toutes les occasions pour encourager ses proches à respecter l’environnement, notamment quand il reçoit des étudiants d’universités de la place. Il essaie également de faire travailler une centaine d’ouvriers dans sa concession notamment dans l’entretien de jardins botaniques et le séchage de feuilles médicinales. Et, pour valoriser ses idées, il a créé une école primaire : "tukinge mazingira yetu" (Protégeons notre environnement). Agréée, cette dernière fonctionne depuis deux ans maintenant et compte près de 200 élèves qui, en plus du contenu pédagogique habituel, reçoivent des informations sur la protection de la nature.À l'avenir, Hadji Rachid souhaite rester et faire davantage connaître son petit paradis naturel. "En octobre dernier, j'ai reçu des visiteurs d'Amérique et, pas plus tard qu'hier, un Allemand. Je ne les fais presque pas payer pour l'instant, car ils promettent de me soutenir. Mais, dans le futur, je pourrais peut-être développer cette activité. Je compte en moyenne 30 touristes nationaux ou étrangers par mois."

 


Par Evariste Mahamba, Syfia Grands-Lacs.
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 22:48

 

Dirigée par son tout premier Chef d’Etat Salva Kiir Mayardit depuis le 9 juillet 2011, la jeune République sud-soudanaise commence à vendre des images négatives de sa mauvaise gouvernance  à travers des arrestations des hommes et des femmes des médias indépendants. Reporters sans frontières demande la libération de deux journalistes et la réouverture de leur quotidien.

 Dans son communiqué de presse du mardi 8 novembre 2011, les membres de l’organisation de défense des droits des médias, dénoncent la détention illégale des journalistes Ngor Aguot Garang et Dengdit Ayok, arrêtés par les forces de sécurité sud-soudanaises les 2 et 5 novembre 2011. Ils demandent leur libération immédiate et réclament la réouverture de leur quotidien, le journal anglophone Destiny, suspendu par les autorités."Ces détentions mettent en lumière les difficultés d'exercer le métier de journaliste au Sud-Soudan et les risques encourus par les professionnels des médias dans ce jeune pays où aucune loi ne les protège", a déclaré Reporters sans frontières. Ses responsables réclament au gouvernement sud-soudanais de libérer Ngor Aguot Garang et Dengdit Ayok sans délai et sifflent en même tant aux autorités sud soudanaises à adopter au plus vite des lois permettant d'encadrer le travail des médias et de mettre les journalistes à l'abri de telles violations de leur liberté. Ngor Aguot Garang, reporter pour Sudan Tribune mais également éditeur du quotidien anglophone Destiny, version anglaise du quotidien Al-Misier publiée à Juba, a été arrêté le 2 novembre par les services de sécurité. Son journaliste et adjoint Dengdit Ayok a quant à lui été arrêté le 5 novembre. Les deux hommes seraient détenus dans une prison près de Jebel Marra, à Juba. Aucun chef d'accusation n'a officiellement été retenu contre eux, ce qui, au regard de la loi sud-soudanaise, rend leur détention illégale.Le 1er novembre, Ngor Garang avait déjà fait l'objet d'une première convocation par la sécurité nationale à laquelle avaient également répondu l'éditeur en chef d'Al-Misier,Atem Simon, et le président du conseil d'administration, Dhieu Mathok. La détention de Ngor Garang et de son journaliste ferait suite à la publication, le 26 octobre dernier, d'un article signé par Dengdit Ayok critiquant le président Salva Kiir Mayardit. Le journal, ainsi que l'auteur de l'article, ont depuis lors été suspendus par le ministère de l'Information, malgré les excuses formulées par la rédaction. Cet incident relance le débat autour de la liberté de la presse au Sud-Soudan, plus jeune Etat d'Afrique après son accès à l'indépendance le 9 juillet 2011. Un peu plus tôt dans l'année, le journaliste du Sudan Radio Service  Mohammed Arkou avait lui aussi été arrêté et détenu pour avoir pris des clichés, sans autorisation du gouvernement, dans une zone pourtant non militarisée. Arrêté le 11 mai 2011, il n'avait été libéré que trois semaines plus tard.L'Association pour le développement des médias au Sud-Soudan a fait part de son inquiétude. Quant au journal Sudan Tribune, il a lancé une pétition en ligne pour la libération de Ngor Garang. 

 

Par Ahmat Zeïdane Bichara
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 13:15

 

Dans leur communiqué de presse du 4 novembre 2011, les responsables de l’organisaiton des Reporters sans Frontrières  attirent l’attention  du ministre de la justice togolais, Tchitchao Tchalim sur la lourde condamnation infligée, deux jours plus tôt, par le tribunal correctionnel de Lomé, à l’hebdomadaire privé L’indépedantExpress.Poursuivi par Madame Julie Béguédou, directrice générale de la Société Elisée Cotrane, spécialisée dans l’importation du riz à Lomé, le journal a été condamné à payer à la société 200 millions de Fcfa (environ 300.00 euros) de dommages et intérêts. Il doit par ailleurs s’acquitter d’une amende de 800.000 Fcfa (environ 1200 zeuros) et verser un franc symbolique à la plaignante. Dans ce courrier de presse, Reporters sans frontières reconnaît que le titre de l’article incriminé était particulièrement accusateur et de nature à porter atteinte à l’image d’Elisée Contrane ainsi qu’à celle de sa directrice générale.Ils ne constestent donc pas le fait que L’indépendantExpress puisse être condamné à réparer le préjudice subi par la société,mais ils estiment tout de même que le montant exorbitant demandé au journal risque d’entraîner sa faillite.L’organisation de défense des droits des journalistes affiche son inuquiétude pour l’avenir de cette publication indépendante. Au Togo, les poursuites judiciaires sont de plus en plus fréquentes contre les médias. Elles ne sont pas critiquables en soi, sauf si leur usage est abusif et surtout si leur but est d'intimider les journalistes, de les pousser à l'autocensure ou d'affaiblir financièrement les organes de presse. Conscients que la justice doit protéger les citoyens contre les délits que peuvent commettre certains médias, cet organisme français des défenses des droits des médiasdemande cependant de veiller à ce qu'elles ne mettent pas en péril l'existence de ces derniers. Dans sa parution n°177 du 16 août 2011, L'IndépendantExpress avait publié un article, illustré par une photo de Julie Béguédou, intitulé "Julie Béguédou va porter atteinte à la sûreté des consommateurs : Danger de mort : 190 000 sacs de riz toxique vont être déversés sur le marché". La plaignante a estimé faire l'objet de "calomnie", d'"accusations sans preuve" et de "sabotage" de ses activités commerciales. Le riz dit "toxique" avait ensuite été déclaré propre à la consommation après une contre-expertise réalisée par l'Institut togolais de recherche agronomique (ITRA). Les responsables du journal contestent les résultats de cette analyse.

 

Par Ahmat Zeïdane Bichara
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