Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
24 Septembre 2017
N'en déplaise aux détracteurs et autres bachi-bouzouks, la jeunesse africaine est plus jamais en branle, sur les problématiques ontologiques, devant aboutir à la marche en avant de nos pays respectifs. Sur le terrain politique, le combat d'avant-garde est mené essentiellement par la jeunesse consciente, qui n'accepte plus d'être l'objet des questions fondamentales qui achoppent sur la bonne gouvernance et la démocratie, mais elle s'est imposée par sa pugnacité comme étant, le sujet de sa propre destinée, en réussissant tant bien que mal, à imprimer sa vision dans la façon dont les choses doivent être conduites, nonobstant la réfraction des certains régimes bien engoncés dans leurs convenances. De cette dynamique globale, paraissant parfois échevelée, ont émergé des véritables figures de proue, capables par leurs auras et charismes, de mobiliser un nombre considérable des jeunes, aux problématiques sociétales de premier plan.

Comme un effet domino, ceux-là, par leurs implications, arrivent à en conscientiser d'autres, et petit à petit, l'on observe très clairement un intéressement sans précédent des jeunes africains sur des thématiques telles que : la souveraineté de l'Afrique en général et de façon plus circonscrite sur les problématiques de leurs propres pays. Il faut noter et reconnaître par ailleurs, que ce travail essentiel de prise de conscience, n'aurait pas été possible sans la démocratisation de l'Internet et son accessibilité.
Même s'il faut déplorer qu'après le printemps arabe, beaucoup des régimes d'obédience totalitariste, comme le nôtre pour ne citer que cet exemple : ont développé une phobie de l'Internet surtout en période électorale. D'autres font tout, pour que le débit soit lent, voire même en connivence avec les opérateurs d'Internet, incitent à la hausse de prix en faisant fi de ne rien voir. Mais toutes ces stratégies ont fini par montrer leurs limites et les jeunes africains sont de plus en plus connectés et voient ce qui se passe dans le reste du monde croyant ainsi une émulation et un appétit sans cesse grandissant à la liberté et à l'alternance démocratique.
De telle sorte qu'aujourd'hui, une petite action ou manifestation est relayée à l'instant, dans le monde entier et les réactions parfois dépassent de loin, le résultat escompté. Rien qu'en prenant le cas précis du Tchad, on se rend rapidement compte de l'impact de la conscientisation sur nos compatriotes qui, bien évidemment restés quelque peu frileux, quant aux questions politiques à cause de la peur de la trique, mais ils n'en sont pas moins intéressés par cette question. Ils sont réceptifs et plus que jamais éveillés sur ce qui se passe chez nous.
Rien que ça, dénote du capital engrangé par les différents acteurs qui œuvrent sur ce terrain de l'éveil des consciences. La prise de conscience n'est pas un concept creux, c'est une évidence qui se mesure à la force de persuasion par le discours de vérité et de responsabilité, quel qu'en soit le spectre que certaines situations peuvent générer. Il faut pour réussir ce combat de la conscientisation qui en est qu'à ses prémisses, rester constant et fidèle dans sa vision. Il faut éviter d'être évasif car le fait d’être vague appelle l'impertinence et ce dernier induit forcément des questionnements susceptibles de rendre le discours qu'on porte inaudible.
Tahirou Hisseine Dagga