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13 Octobre 2017

Ce communiqué de presse signé depuis le lundi 09 octobre 2017 du Réseau International « Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique » et parvenu le mardi 10 octobre 2017 dans la Rédaction de Regards d’Africains de France grâce à Eric Mocnga Topona, son collaborateur spécial depuis Bonn en Allemagne, exige clairement que François Compaoré, le propre frère de l’ancien président Burkina Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par son peuple, soit arrêté par les autorités françaises. Ce communiqué de presse du Réseau International rapporte que François Compaoré, le propre frère du dictateur Blaise Compaoré chassé par son peuple à l'issue d'une formidable insurrection populaire vient d'accorder une interview dans l'hebdomadaire Jeune Afrique n°2959 du 24 septembre 2017, dans lequel il nargue son peuple. Pourtant, d’après le réseau international « Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique », François Compaoré est inculpé dans l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo, aussi populaire parmi le peuple burkinabè, que Thomas Sankara.
Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international, ce qui signifie, selon les accords internationaux, qu'il doit être arrêté dès qu'il foule le sol français. Dans l'interview, réalisée en France, il ne cache pas qu'il réside dans ce pays. L’Etat français persiste, comme le gouvernement précédent, à protéger la famille Compaoré. On se rappelle que Blaise Compaoré avait été soustrait à la justice de son pays grâce à son exfiltration vers Côte d'Ivoire par les troupes françaises du COS (Commandement des opérations spéciales). Les autorités de ce pays, grand ami de la France, se refusent à procéder à son extradition. Le 15 octobre 1987 marque le 30ème anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara. A cette occasion, nous invitons une nouvelle fois aux autorités françaises à honorer le respect des engagements pris par le gouvernement précédent, de se plier à la demande du juge burkinabè en charge de l'affaire Thomas Sankara, à savoir mettre en place une commission rogatoire et lever le secret défense.
Le réseau international « Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique », rappelle qu’à l'approche de la visite prévue en novembre prochain par Emmanuel Macron, cette interview, ressentie, par son contenu, comme une provocation par la population burkinabè, risque d’entacher sérieusement son séjour dans ce pays. Le peuple burkinabè a soif de justice et éprouve de l'impatience à ce que soient jugés les dignitaires de l'ancien régime de Blaise Compaoré. La vérité et la justice sur les assassinats de Thomas Sankara et de Norbert Zongo sont des affaires particulièrement sensibles au Burkina Faso. L’Etat français doit cesser de protéger la famille Compaoré. Elle doit arrêter François Compaoré sans tarder et œuvrer à ce que Blaise Compaoré soit extradé de la Côte d'Ivoire vers le Burkina. On ne peut se proclamer pays des droits de l'homme et protéger des criminels. Il faut bien souligner que ce communiqué de presse est signé par les membres de ce réseau international « Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique », qui résident à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Paris, Bruxelles, Ottawa, Berlin, Turin, Montpellier, Ajaccio, Barcelone, Las Palmas.
Ahmat Zéïdane Bichara