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10 Octobre 2017
La politique migratoire de la France va connaître de changements significatifs dans les toutes prochaines semaines. Mais dans l’immédiat l’annonce faite ce lundi 9 octobre par le président Micron vise à confirmer le démarrage « dans les prochaines semaines » des missions au Niger et au Tchad pour identifier des personnes susceptibles de bénéficier du droit d’asile, sur des listes proposées par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés (HCR).
Les missions seront effectuées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Elles visent aussi à « mieux prévenir la situation depuis le Niger et le Tchad pour prévenir un afflux de migrants économiques » non éligibles au droit d’asile, a précisé le président, après avoir rencontré à l’Elysées le président du HCR. Il faut comprendre qu’au final, le France « ouvrira sur les deux prochaines années 10 000 places » pour les réfugiés « réinstallés » depuis le Niger, le Tchad mais par extension, d’autres pays comme la Turquie, le Liban et la Jordanie, selon les propos tenus par le président français. Le quota de 3 000 réfugiés soit le tiers du total indiqué viendra des « des missions de protection avancées » de l’OFPRA au Niger et au Tchad, a indiqué le ministre de l’intérieur Gérard Collomb dans un communiqué.
L’installation en Libye des centres d’accueil n’est pas possible pour l’instant à cause de l’insécurité sur une bonne partie du territoire national. En revanche, les autorités assurent que la France sera « beaucoup plus rigoureuse » pour les expulsions des migrants économiques. Emmanuel Macron a par ailleurs déclaré que la France compte rapprocher sa politique d’organisation de l’asile avec celle de l’Allemagne à travers des « modifications législatives et règlementaires », réformes auxquelles « le HCR sera associé ». Pour le président français, la France voulait mieux accueillir ceux qui ont le droit d’asile, mais aussi être « beaucoup plus rigoureuse dans la reconduite aux frontières » des migrants économiques, qui eux, ne peuvent prétendre à ce statut. Enfin, le président Macron a annoncé une augmentation substantielle d’un montant de 10 millions d’euros, une contribution de la France au HCR et à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), dans le but d’appuyer leurs actions en Libye en vue de la protection des personnes « au plus près des zones de conflits ». « L’Europe doit construire un espace commun de protection et de solidarité en créant un Office européen de l’asile et un programme commun d’intégration et de formation des réfugiés », a résumé le Chef de l’Etat. Moussa T. Yowanga