Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
26 Novembre 2017

Cette inconnue et incompréhensible vie, vers quelle direction veut-elle conduire le monde des humains ?Il est certes impossible de pouvoir trouvé des réponses tangibles ou naturellement exactes aux questions qu’on se pose. Mais il faut tout de même oser, car comme dit une citation populaire : « le monde ne serait pas seulement détruit par ceux qui produisent le mal, mais aussi par ceux qui le voient passer sans rien dire ou rien agir ». Car, dans ce monde d’aujourd’hui, il est parfois inacceptable de fermer les yeux devant un événement qui se passe sous vos yeux ou même juste des choses que vous voyez ou découvrez souvent accidentalement à travers les réseaux sociaux. En effet, depuis hier samedi 25 novembre 2017, l’Agence France Presse(AFP) rapporte que neuf femmes défigurées par de l'acide ont défilé ce samedi soir lors du premier événement de haute couture réservé aux survivantes du fléau que représente ce type d’agressions en Inde.
Cette information relayée par la RTBF et d’autres médias a été rendue possible grâce à une ONG qui aide les survivantes à reconstruire leur vie et, dans de nombreux cas, leur visage que ces femmes ont eu ce privilège de prendre part ce défilé de haute couture. « Les gens diraient qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? Personne ne t'épousera ou avec un visage déformé tu n'es pas belle », mais je suis fière de moi et j'ai confiance en ce que je suis. Je veux que les gens sachent que le visage n'est pas ce qui te rend beau, c'est ton cœur ». Explique l'une des victimes. Des centaines d'attaques à l'acide sont signalées chaque année en Inde, mais Tania Singh, vice-présidente de Make Love Not Scars, croit qu'il s'agit plutôt de milliers d'attaques. Selon elle, les gouvernements locaux ne rapportent pas tous les cas. De plus, certaines femmes meurent avant qu'une enquête criminelle ne soit lancée et certaines choisissent de rester avec des familles violentes.
Selon cet article de l’AFP, publié par la RTBF,ces femmes, presque toutes victimes de leurs maris ou d'un parent proche, ont défilé dans des robes réalisées par les meilleurs designers indiens. Aucune n'a couvert son visage. « J'étais très nerveuse », a déclaré Meena Khatoon après son aventure sur le podium. Mais cette mère d'un jeune fils, originaire de New Delhi, qui a été attaquée par son ex-mari, a insisté sur le fait qu'elle avait quelque chose à prouver. « Les gens détournaient souvent le regard quand je sortais dans la rue. Ils changeaient de direction quand ils me voyaient. Je devais faire face à beaucoup de problèmes », a-t-elle reconnu à l'AFP. Elle a été aidée par Make Love Not Scars, qui organisait le défilé samedi. La Rédaction