Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
1 Novembre 2017
Hier mardi 31 octobre 2017, dès 7h du matin, on suppose qu’après avoir lu l’article de la Rédaction de Regards d’Africains de France titré : « Alerte rouge… Quand docteur Djiddi Ali Sougoudi réveille le démon du tribalisme et de la haine ! », portant la signature de notre correspondant spécial au Canada ,l’ancien DP du journal tchadien « Notre Temps, Nadjikimo Benoudjita, le Coordinateur National du Programme de Lutte contre le paludisme au Tchad , docteur Djiddi Ali Sougoudi eut persisté en injectant une fois de plus son venin du racisme et de la haine dure à supporter dans le corps du peuple Tchadien , sous forme d’un droit de réponse publié dans la page Facebook du journal Tchad Actuel Akhbar.
Nos confrères du journal Tchad Actuel Akhbar n’ayant pourtant pas publier l’article de Regards d’Africains de France signé par Nadjikimo Benoudjita, sont allés tout de même plus loin dans la violation de la déontologie et l’éthique du journalisme en publiant un droit de réponse qui n'est pas le leur, écrit involontairement et inconsciemment par un médecin, poète et responsable d’un grand projet de lutte contre le paludisme, dont la majorité de ses patients proviendraient du sud du Tchad qu’il nomme Kirdis. Et cela n’est un secret pour personne. Il suffit de se rapprocher auprès des statisticiens du ministère de la Santé publique tchadien pour sortir avec un chiffre des patients souffrant du paludisme majoritairement des «Kirdis» comme les nomme docteur Djiddi. Et c’est très dangereux, voir impensable que le ministère de la Santé publique du Tchad puisse accepter de confier un projet de lutte contre le paludisme à un médecin qui porterait des sérums remplis du venin du racisme, de la xénophobie, de la haine, ne mesurant pas ses propos qu’il adresse souvent sans se gêner de rien à toute une population du Sud. Là où le bât blesse, depuis plus de trois jours, l’Etat tchadien comme d’habitude ne s’est pas encore prononcé dans cette affaire dite « dérapage volontaire du Coordinateur National du Programme de Lutte contre le paludisme au Tchad » s’attaquant aux "Kirdis" et surtout aux journalistes tchadiens afin de mettre fin à sa stratégie de la haine. Arrêtons là ! Un journaliste qu’il soit de n’importe quelle partie du Tchad et de n'importe quelle Rédaction, acteur-défenseur de la liberté de la presse et de l’information a l’obligatoire de dénoncer ce qu'il a devant lui de façon libre ,surtout quand il estime nécessaire.Disons-le simplement, il agit selon la déontologie et l’éthique du métier de journalisme. S’il déborde, ce n’est pas normalement à un certain médecin raciste, xénophobe, poète troubadour ne chantant que la louange du désert et des armées tchadiennes et dans les cérémonies du mariage à répondre à la place du HCC (Haut Conseil de la Communication).
Evidemment, comme docteur Ali Sougoudi n’est pas du métier, il ne saura pas les raisons pour lesquelles certaines personnes deviennent-elles journalistes?. En d’autres termes, il est temps que Tchad Actuel Akhbar achète le sérum du savoir pour l’injecter dans le corps du Coordinateur Djiddi en charge du projet de lutte contre le paludisme, afin qu’il sache désormais faire la différence entre les Hôpitaux et les médias, entre le ministère de la communication et celui de la Santé Publique, entre l’amour de la haine et du tribalisme, voire celui de la xénophobie et du racisme avec celui du patient. Certes, vue la haine et l’esprit bourré du tribalisme que porte docteur Djiddi Sougoudi, la tâche de le guérir de cette maladie aussi dangereuse que le paludisme qu’il soigne n’est pas mince, mais la Rédaction reste convaincu en lisant le droit de réponse qu’il a adressé aux deux correspondants spéciaux de Regards d’Africains de France, l’Etat tchadien par la voix de son ministère de la Santé publique et celui de la communication s’occuperait de son cas, ce médecin qui bouleverse les bonnes journées de travail et de réflexion des Tchadiens.
Encore ce matin du mercredi 1er novembre 2017 beaucoup de gens passeraient une mauvaise journée par ce droit de réponse qui est le suivant : « Droit de Réponse de Dr Djiddi à Eric Topona et au correspondant spécial au Canada de Regards d’Africains de France, Nadjikimo Benoudjita : vous n'avez pas le monopole des écrits incendiaires !! (Dr Djiddi). Les deux journalistes depuis leurs bulles occidentales se proclament apôtres de la paix et cherchent à me clouer au pilori comme si ces deux tribalistes sont si saints. Eric Topona trouve la corrélation de consanguinité entre moi et un ministre afin de trouver à dire sur ma fonction actuelle. L'exilé par "persécution auto-préparée", rejeton de Célestin Topona qui l'a nourri du colostrum sectariste, n'a jamais bronché quand les journaleux de son acabit caricaturent nos origines et la couleur de nos peaux. Oui, il n'a rien dit, ce petit bougre en mal de sensation, lui qui s'en est pris à Padaré, son oncle tribal, afin justement de se retrouver persécuté et exilé doré. Le hic dans la réaction de ces deux Kirdi inconsolables, c'est qu'ils n'ont rien dit ni dénoncer les dérives des journaux animés par leurs semblables. Des plumiers condescendants, complices par leur silence de tous les écrits haineux des journaux, trouvent à dire quand un doum se déchaîne et revendique le respect de la couleur de peau des siens. Je reviendrai amplement sur ces deux hommes de clivage qui ont choisi et défendent leur camp. Je serai surpris de les voir déblatérer autrement que de glapir comme les autres renards du même terrier. (À bientôt) ! Par Dr Djiddi Ali Sougoudi (via facebook) »
En réponse de ce que docteur Djiddi a injecté comme parole, beaucoup de Tchadiens ont réagi, dont la première réaction est évidement celle du correspondant spécial au Canada de Regards d’Africains de France et plusieurs d’autres lecteurs. Comme d’habitude, il a privilégié le sérum de la sagesse qu’au sérum de la haine, du tribalisme comme le très habitué docteur Djiddi Ali Sougoudi.
Nadjikimo Benoudjita a dit : « Docteur ? Dans toute approche intelligente, il y a ce minimum d'écoute et de discernement qui autorise l'échange entre les interlocuteurs. Lorsque l'approche se crispe autour d'à priori et de préjugés pris comme postulats, toute discussion intelligente est compromise. Les réseaux sociaux nous permettent d'interagir pour nous construire. Tout celui qui prend son ignorance comme argument de débat me semble négligeable et à négliger. Quand je rentre chez moi, je veux dire, dans mon village, je suis reçu comme étant le fils du terroir. Je doute que certains se targuent du même accueil chez eux, dans leur propre terroir où ils doivent baisser le regard et se mettre à genoux devant des individus de leur propre terroir. NAFI: Noir africain et fier, je suis. Devrais-je dire Nasfi? Noir africain Sara et fier ? Oui ! »
Louis Debalbet a dit : « N'entre pas dans le jeu de Djiddi Sougoudi. En le faisant, vous lui offrez exactement ce qu'il recherche, L'attention. Il cherche à attirer les regards sur lui et ça se voit qu'il ne rate aucune occasion pour le faire. La preuve, pour un seul article de Avenir De La Tchiré, il a envoyé une dizaine de répliques et ce, avec acharnement alors qu'il lui suffit tout simplement de saisir la justice s'il se sent aussi offensé que ça. Résultat, tout le monde parle de Djiddi partout maintenant. Ce type n'en vaut pas la peine et même ses proches le témoignent. Circulez, il n'y a rien à discuter.
Adam Erdi Betchi (via facebook) a dit : « Tu as dit Kirdi ? (Adam Erdimi). Quand il t’enseigne à l’école et ouvre ton esprit au savoir, tu ne l’appelle pas « Kirdi » ;
Quand il te soigne à l’hôpital et te sauve la vie, tu ne l’appelles pas « Kirdi » ;
Quand il défend ton cas au tribunal et t’épargne la prison, tu ne l’appelles pas « Kirdi » ;
Quand il règle la circulation routière afin que tu puisses circuler en sécurité en ville et en campagne, tu ne l’appelle pas « Kirdi » ;
Quand il signe ton arrêté d’intégration à la fonction publique, tu ne déchires pas le papier et tu ne l’appelle pas « Kirdi » ;
Quand il signe tes diplômes et certificats de fin d’études que tu conserves bien, tu ne l’appelles pas « Kirdi » ;
Quand il vient réparer ta climatisation, ton électrification, ta plomberie, etc, il l’appelle Djim, Jean, ou paul mais jamais tu ne l’appelles « Kirdi » ;
Quand il conduit tes enfants à l’école et les ramènes en sécurité à la maison, tu ne l’appelles pas « Kirdi ».
Dis-moi, à partir de quel moment le tchadien non-musulman originaire de la zone méridionale devient « Kirdi » ?
Non, cessons avec ce mot méprisant pour désigner une frange de la population tchadienne. Si ta référence est la religion musulmane, eh bien au Tchad, il y a beaucoup des musulmans qui ont le comportement de mécréants et il y a beaucoup de non-musulmans qui ont le bon comportement décrit par l’Islam. Souvent Islam et Musulman ne riment pas ensemble. Si ta référence est la consommation de l’alcool, il faut juste se demander pourquoi les bars de Moursal, de Kabalaye, Chagoua, Dembé, etc, sont déserts pendant le mois du Ramadan.
Évitons les mots méprisants vis-à-vis de certaines communautés. Évitons les stéréotypes. Le mépris globalisant amène la haine et la déchirure au sein de la communauté tchadienne et met en mal le vivre-ensemble.
Bien sûr il y a des brebis galeuses qui insultent, sèment la division et la haine entre les tchadiens et les communautés mais il faut les confronter individuellement et le combattre sans merci au lieu de globaliser en s’attaquant à leurs communautés, religion, familles etc. Les actes sont individuels et il faut les traiter comme tels. La haine appelle la haine, la violence appelle la violence, et in fine, c’est le Tchad et son peuple qui en pâtirons.
Le Tchad deviendra ce que nous voulons en faire. Par notre comportement, notre verbe et notre action, nous pourrons transformer le Tchad en havre de paix et en paradis sur terre. L’inverse pourra transformer notre beau pays en enfer sur terre. C’est à nous de faire le bon choix sinon, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer. »
Clarie Mbaïdoum a dit : « Le Mot Doum et Kirdi. Ces mots n’avaient jamais causé des problèmes entre les Tchadiens, car ces mots traduisent juste notre mode de vie. Le Doum employé par le Kirdi celui qui portent les boubous chez l’homme et le voile chez la femme, Celui qui fait ses ablutions avant la prière et on dit souvent celui qui baisse sa tête en contact du sol pour prier. Le Kirdi employé par le Doum pour signifier celui qui porte pantalon, chemise à la peau chez homme, pagnes, jupes, pas de voile chez les femmes. Ceux qui sont sédentaires, qui vont à l’église ou prient leurs dieux ancestraux. Avant nous disons à l’école : ma copine est « Ngone doum » ou « Oulaïd kirdi ». Cela n’a choqué personne, ni nos parents. Ce sont des termes pour différencier des groupes de population dans notre langage. C’est la marginalisation qu’en fait l’homme politique pour l’ancrer dans la tête des jeunes qui devient un problème. En politique on utilise nos différences pour nous diviser pour leur intérêt et leur soif de régner, alors que ces différences nous les avons harmonisées et elles font notre diversité et notre richesse. De nos jours la différence de mode de vie surtout dans l’habillement commence à disparaître. Nous nous mélangeons et dans les villes on entend maintenant musulman et Chrétien. Par l’instruction. Dans le monde rural ces termes disparaîtront aussi par instruction. Notre problème c’est le degré d’instruction faible aussi qui cause des problèmes. Merci. »
Ngaro Helta Noura Espérance a dit : « Notre oncle maternel S. Kebzabo qui est pratiquement notre père hier en nous donnant des conseils par rapport à comment un comportement peut influencer sur les plus petits si nous adoptons la médisance, le dévergondage, le vagabondage et autres nous a rappelé ce qu'il dit souvent en politique je cite « si vous passez votre temps à répéter que celui-là est habit, Sara, Kirdi, Doum... à longueur de journée, ce qui est sur l'enfant qui grandit avec vous le capte et le répétera aussi forcément en grandissant et que c'est très dangereux ».Je m'étais fait le sermon, la promesse de ne jamais faire plaisir à un individu ou un groupe d'individus qui sur Facebook se croient supérieur et sont de la race pure pour traiter les autres de kirdi, habit et autres, mon sermon et m'a promesse restent car Abel Maina Zusâane Kəmay Eric Mocnga Topona Blaise Dariustone Tahir Mahamat Fadil Abdoulaye Dor Brahim Brahim G. Dadi Hisseine Ngaro Brungos Magnifik Oohoh Keiyang Alkerim Bouïla Mahamat Kally Ismail Youssouf Ndodjo Klein Mamadjibeye De Nako Kebir Mahamat Abdoulaye avec plein d'autres savent déjà le faire très bien chacun avec une intelligence sans précédent même si certains parfois utilisent des mots très durs (que je sais exprès pour faire prendre conscience).Les écrits d'un compatriote que j'ai lu un peu partout ce matin sur certaines pages m'ont rendu triste simplement parce-que comment un humain qui est aussi mortel peut-il se croire supérieur des autres en les traitant de kaffres et habits parce qu’il sont pas musulmans? Nous nous retrouvons sur 1.284.000km avec plus de 250 ethnies confondues est ce notre faute ? Vas-y mon frère et t'en prendre à celui qui est au-dessus de nous tous et qui a voulu cette situation c'est aussi simple. Bon je suis kirdi parce-que sudiste et je l'assume, je me plains pas de ma morphologie, moins encore de mes ethnies et encore moins de mon appartenance religieuse et surtout encore de ma nationalité car je me suis pas créée moi-même, jamais les autres ne seront un frein à mon épanouissement même si de leur narine sortent les diamants chaque seconde et jamais je ne serai leur cauchemar parce-que mieux nantis que moi en tout. A chacun de s'accepter et accepter les autres pour un monde meilleur sinon que ceux qui ne peuvent pas vivre avec les kirdi, les doums, les habits, les pauvres aillent créer leur monde c'est encore possible car y a un adage Mundang qui dit ceci « les bœufs de riches ne se mélangent pas aux bœufs de pauvres ». Pauvres enfants du Tchad, à quand ton changement de mentalité ? »
La Rédaction