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27 Décembre 2017
Dans un article qui ne date que de cette semaine de Noël 2017, le journaliste camerounais J. Rémy NGono publie une alerte d'assassinats en séries qui se préparent actuellement en France, sous d’autres cieux et dans son pays le Cameroun contre les journalistes engagés farouchement opposés au régime actuel de Paul Biya, l’un des plus vieux présidents du continent africain, surtout de la zone Afrique centrale. Cette alerte est suivie par une forte lettre ouverte en guise d'un soutien au journaliste Rémy J. NGono, qui lui a été adressée par docteur Modestine Carole Tchatchouang Yonzou.

Le journaliste et chroniqueur J. Rémy NGono : « Par lettre circulaire N°352 du 20 octobre 2017, le ministre camerounais de la Justice Laurent Esso donne l'ordre aux magistrats« d’engager après leur identification précise par les services de sécurité, des poursuites judiciaires contre toutes personnes qu'elles résident au Cameroun ou à l'étranger, et qui recourent aux réseaux sociaux pour propager les fausses nouvelles ». Aussi débile eût -il été, un vieux ministre d'État, de surcroît magistrat hors hiérarchie comme Laurent Esso, n'aurait jamais imaginé que la justice camerounaise serait dotée de super pouvoirs pour poursuivre les journalistes et cyber activistes Camerounais d'un bout à l'autre de la planète. Mais derrière la fanfaronnade et l'enfumage de cette circulaire, les plans criminels du régime Biya avancent masqués. En fait, il s'agit d'envoyer en mission les agents secrets camerounais à l'étranger pour aller repérer les domiciles des journalistes et cyber activistes, les épier, les exploiter, et les éliminer. Depuis 35 ans, Laurent Esso a géré tous les postes clés du régime : Défense, Relations Extérieures, Cabinet civil, Secrétariat Général de la Présidence, et maintenant la Justice pour jeter tous les candidats potentiels à la présidence en prison.
Dans les moments de crise, à la manière d'un corbeau, cet obscur personnage surnommé « le cœur du pays », se pare de ses habits de Dracula, enfile ses gangs pour protéger la citadelle de son Jupiter Biya. Tous ses plans se terminent dans le sang. C'est lui qui est responsable de l'arrestation et de la mort du journaliste Bibi Ngota tué en prison le 22 avril 2010. En juillet 2013, Charles Ateba Eyene a hurlé sur les ondes des radios privées : « Laurent Esso a tué Bibi Ngota . Il voulait me recruter dans les sectes ». Un mois après, il a commencé à tomber. Opéré des amygdales et essoufflé, il est mort avec des poumons noircis par le poison le 21 février 2014. Bien avant Ateba Eyene,Alfred Zibi Ngamba, directeur de publication du journal L' Indic, avait été tué en mai 2013, après avoir cité le nom de Laurent Esso dans les pratiques sataniques. Plusieurs réunions nocturnes avec les pontes du régime se tiennent depuis des mois dans le domicile de Laurent Esso au quartier Mvan à Yaoundé́ dans une fugacité́ de complots macabres, et un buffet d’un drôle de viande saignante servie par Suzanne M. Un seul sujet à l'ordre du jour : dresser la liste des journalistes et cyber activistes susceptibles d'influencer la crise anglophone et l'élection présidentielle 2018 afin de les éradiquer. Juste avant l'arrivée de Paul Biya en France pour le sommet du climat, Laurent Esso a dressé une liste qui a été transmise à la DGRE (Direction Générale à la Recherche Extérieure). Parmi les gibiers à abattre figurent mon nom, ainsi que ceux de Patrice Nouma , Boris Bertolt, Junior Zogo,Seme Ndzana Zogo, Modestine Carole Tchatchouang, Kenedy Ejacha, Ivo Tanku. La deuxième liste a été confiée aux hackers pour bloquer ou détourner les comptes des activistes des réseaux sociaux. Plus le temps avance, plus les momies du régime Biyamerounais rebondissement du sarcophage pour assassiner les journalistes et activistes en utilisant leurs vieilles méthodes.
Le 25 octobre 1988, ils ont liquidé Joseph Mbassi, directeur du journal L’Effort. Le 12 juillet 2010, ils ont suivi Pius NJawe, fondateur du Messager, jusqu’aux États-Unis, ont saboté sa voiture et ont envoyé un camion l'écraser sur une autoroute en Virginie où il était en panne. Le 4 novembre 2011, ils ont saboté le véhicule de Jules Koum Koum, directeur du Jeune enquêteur, et ont chargé un militaire d'aller l’écraser avec un camion grumier alors que son véhicule était aussi tombé en panne. De la même manière que Jean Lambert Yene Abega, agent secret camerounais se tapait la poitrine d'avoir participé à l'assassinat de Jules Koum Koum pour « l’intérêt supérieur de l’Etat » lors d'une interview accordée à Cameroon-Info. Net, les tueurs à gage du régime Biyamerounais ont déjà commencé par aller saccager le véhicule de Modestine Carole Tchadtchouang, envoyer, envoyer des menaces anonymes, s'attaquer à nos pages FACEBOOK, au point où je n'ai plus d'accès pour publier sur mon mur Rémy NGono officiel depuis la nuit du 24 au 25 décembre. Qu’importe ! Je vais continuer à publier sur Remy NGono officiel 1, en attendant mon exécution et celle de mes compagnons qui dont la condamnation à mort a été́ prononcée par le ministre d’État, Procureur et président des juges de la Cour de la tyrannie. Comme le disait John Milton : « Mieux vaut la liberté en enfer que l'esclavage aux cieux. Ce type est très dangereux. Ne regardez pas ses yeux ».
Voici la lettre ouverte ou de soutien de docteur Modestine Carole Tchatchouang Yonzou au journaliste J. Rémy NGono, exilé politique en France.

Docteur Modestine Carole Tchatchouang Yonzou:« Mon cher Rémy, c’est avec une tristesse profonde que j’ai appris ce matin tes déboires avec le régime dictatorial et sanguinaire de Yaoundé. Dès ta tendre jeunesse, tu n’avais qu’un rêve, pratiquer le journalisme dans les règles de l’art. Ton émission radio de l’époque était alors la plus suivie, car tu disais les vérités dérangeantes. Bien que je ne fusse encore qu’une enfant, ta voix résonnait au plus profond de mes entrailles. A cette époque, tu étais déjà une idole pour des milliers de jeunes camerounais qui voyaient en toi un homme à la droiture irréprochable épris de justice. Tes vérités dérangeantes pour l’autocratie en vigueur dans notre pays te value de faire la prison et te força à l’exile. Malgré l’oppression, tu refusas de baisser la culotte pour rendre justice à ton peuple. Un proverbe bien connu dit ceci : « La justice est le réseau de l'araignée, qui prend les petites mouches et laisse échapper les grandes. Rends justice à ton prochain, si tu veux qu'il te la rende ». Même en exile, tu es resté égale à toi-même. Les multiples tentatives d’assassinat n’ont pas eu raison de ta détermination à œuvrer pour un monde meilleur, épousant ainsi la doctrine qui dit : « La justice rendue pendant une heure vaut mieux que cent années de prières.
Mon cher Rémy, le monde se maintient par trois choses : la vérité, la justice et la concorde. Sans ces trois composantes, nous basculons dans le règne animal. L’essence caractérielle de l’homme libre c’est d’agir selon sa conscience, se tenir debout pour la justice peu importe le prix à payer. Et comme le dit si bien cette citation de John Milton que tu as très bien su reprendre à ton compte : « Mieux vaut la liberté en enfer que l'esclavage aux cieux ». Nous ne prenons guère la généreuse détermination de dire à chacun ses vérités que quand elles sont blessantes. L'esprit, tout-puissant dans la délibération qui propose une entreprise, laisse souvent la volonté sans courage dans la détermination qui l'exécute.
Mon cher Remy, Ils ont les armes de l’oppression, nous avons l’amour pour notre patrie. Ils finiront peut-être un jour par tous nous assassiner comme ils l’ont fait avec Pius Njawe et bien d'autres, mais ils ne nous enlèveront jamais notre liberté et notre fibre patriotique. Un jour, le peuple camerounais rendra hommage à ceux qui ont combattu pour sa libération comme nous le faisons aujourd’hui pour nos pères indépendantistes. Et si le peuple nous refuse cette reconnaissance, l’histoire retiendra, et si l’histoire ne retient pas, Dieu le fera…De toutes les façons, nous sommes du bon côté de l’histoire. Par ta bravoure, tu donnes raison à cette citation de Léonard De Vinci qui disait : « Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s'est fixé un but n'en change pas ». Mon cher Rémy, tu es un héros dans le sens ou le percevait B. Samson : « un homme qui accomplit avec dévouement et détermination, courage et compétence, les tâches que son époque impose à tous ». L’horizon est ombrageux, mais notre détermination nous retiendra de l’abîme. Reste débout champion ! Le temps n’a pas d’idée, mais il a la doctrine de la détermination ».
Choix et commentaire de Ahmat Zéïdane Bichara/Moussa T. Yowanga