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5 Décembre 2017

Au Caire en Egypte, l’Agence France presse(AFP) révèle depuis hier lundi 04 décembre 2017 que l'ex-Premier ministre égyptien Ahmed Chafiq a annoncé dimanche qu'il réexaminait sa candidature à la présidentielle de 2018, annoncée la semaine dernière, après son rapatriement des Emirats arabes unis où il vivait en exil. Expulsé par Abou Dhabi, il était arrivé au Caire samedi soir mais sa famille, restée dans l'émirat du Golfe, avait indiqué n'avoir aucune information sur l'endroit où il se trouvait depuis son départ.Un proche de monsieur Chafiq a déclaré à l'AFP dimanche soir que l'ex-Premier ministre a parlé à sa fille « une minute », mais sans aucune précision sur sa « liberté de mouvement ».
Dimanche soir également, après une journée d'incertitude sur l'endroit où il se trouvait, monsieur Chafiq s'est finalement exprimé par téléphone dans une émission de la chaîne de télévision privée Dream TV.« Mon intention (d'être candidat à la présidence, N.D.L.R) était fondée sur les informations et les idées générales sur la situation actuelle du pays » vues depuis l'étranger, a dit monsieur Chafiq. « Maintenant, je vais sortir et voir la situation sur le terrain », a ajouté monsieur Chafiq, en précisant qu'il souhaitait désormais examiner la situation scrupuleusement. En présentant sa candidature dans une vidéo mercredi, il avait affirmé que le pays avait besoin de « sang neuf » pour affronter les « nombreux problèmes » de l'Egypte. Candidat malheureux à l'élection de 2012, monsieur Chafiq avait annoncé sa volonté de se représenter depuis les Emirats arabes unis, où il se trouvait en exil depuis cinq ans.
Monsieur Chafiq a également assuré durant l'interview télévisée avoir été très bien reçu par les responsables au Caire avant d'être conduit à l'hôtel. « Ici je vous parle et je ne suis pas otage ou quoi que ce soit », a-t-il dit, ajoutant qu'il devait rester à l'hôtel puisque sa maison avait besoin de réparations. Son avocate, Dina Adly Hussein, avait annoncé plus tôt dans la journée de dimanche avoir pu rencontrer son client après avoir lancé un appel aux autorités en ce sens. Monsieur Chafiq lui a confirmé être « en bonne santé et ne faire l'objet d'aucune enquête ». Ex-Premier ministre de Hosni Moubarak, nommé peu de temps avant la chute de ce dernier en 2011, Monsieur Chafiq est perçu comme un candidat sérieux face au président Abdel Fattah al-Sissi, qui n'a pas encore officiellement annoncé son intention de briguer un second mandat. Après sa défaite en 2012 face à l'islamiste Mohamed Morsi, Monsieur Chafiq a fait face à la justice pour corruption. Acquitté, il s'était réfugié aux Emirats.
Eric Mocnga Topona,correspondant spécial à Bonn en Allemagne