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REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !

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Parole au peuple(16ème) : « Pire on ne parle plus de nids de poule, mais des nids de dinosaures, qui endommagent nos véhicules et occasionnent des morts d'hommes », Me Hisseine NGaro

Le Directeur général du Fonds Tchadien d’Entretien Routiers visé par le coup de gueule du maître Hisseine NGaro via les réseaux sociaux aurait certainement dû passer une mauvaise journée. Il doit se sentir très mal dans sa peau ou disons-le tout simplement qu’il est « dans de mauvais draps ». Maître Hisseine NGaro dit tout haut ce que nombre des Tchadiens disent tout bas. Les multiples réactions des internautes prouvent à suffisant l’intérêt et la justesse d’avoir porté un tel débat à la place publique.

Hissein NGaro écrit : « Mon coup de gueule au Directeur général du Fonds Tchadien d’Entretien Routiers ! Très honnêtement et en toute sincérité, dites-moi monsieur le Directeur Général, pourquoi est-ce que vos agents prélèvent la somme de 500 FCFA, sur les cinq postes de péages entre N'Djamena et Kélo en passant inévitablement par Bongor ? Est-ce que vous avez emprunté cet axe depuis un certain temps ? Si oui vous aurez constaté que les usagers empruntent des pistes, juste parce que la bitume n'existe presque plus dans certaines zones sur des kilomètres. Pire on ne parle plus de nids de poule mais des nids de dinosaures, qui non seulement endommagent nos véhicules mais occasionnent parfois des morts d'hommes.

Beaucoup des usagers ne savent pas que ces tickets que vous nous remettez moyennant notre argent est un contrat qui vous lient à eux ! Oui il s'agit bel et bien d'un contrat de prestations de services. Celui de vous payer et rouler sur une route où le pneu ne doit pas crever après avoir heurté le bout pointu du goudron, celui de ne pas tomber sur un trou et voir un organe comme la crémaillère, la rotule ou tout autre pièce ou organe du véhicule se voir endommagé. Pour vous, c'est seulement engranger de l'argent pour votre institution, peu importe l'état de la route et les conséquences qui en découlent. De là, non seulement vous avez violé ce contrat, pire il y'a une forme d'escroquerie à grande échelle. Il va falloir désormais que les usagers à leur tour, chacun, lorsqu'il constate des dégâts matériels ou corporels dû au piteux état de la route que vous êtes censé entretenir, puissent saisir la justice et engager votre responsabilité civile pour réparations du ou des préjudices causés par votre machin que vous appelez honteusement route ».

Jackson Greinky affiche dès le départ de son intervention au débat son pessimisme : « Il n'osera jamais te répondre ce repris de justice-la »

Ali Senoussi Ali Haggar estime que ce : « Coup de gueule est légitime »

André Tyrion Bvakzahbo s’indigne tout autant que Hisseine NGaro et dénonce le fatalisme des usagers: « Compadre, tu es allé à Bongor et Kélo loin là-bas ? Il faut commencer par Moulkou à 40 km avant Bongor. Le pire, certains usagers, choqués qu'ils sont par l'état de cette route, donnent les 500 frs sans prendre le reçu. Pour eux, l'argument est tout simple : qu'ils prennent le ticket ou pas, la situation demeure. Conséquence : ce sont les péagistes qui encaissent les sommes contre lesquelles il n'y a pas eu de reçu. Pour finir, mon prédécesseur a dit que le DG du FER ne te répondra pas. Oui, il ne te répondra pas. Qui es-tu pour interpeller un DG qui n'a de compte à rendre à personne ? ».

Hisseine NGaro se tourne vers un interlocuteur en le nommant par son nom : « André Tyrion Byakzahbo, il a la responsabilité morale de répondre. Mais s'il préfère répondre par le silence, ça sera alors dommage ! »

André Tyrion Byakzahbo estime que : « Dans un pays normal, la moindre plainte d'un usager trouve automatiquement écho dès lors qu'elle est fondée sur des éléments objectifs et constructifs. Mais puisque nous sommes au Tchad, ceux-là savent qu'ils ne sont pas là pour servir le peuple. Du coup, ils se croient à l'abri de toute interpellation venant des gens de la basse extraction comme nous autres ».

Allaton Mbang Zakouma élargit le débat en s’attaquant au détournement des deniers publics : « Le régime de Deby est ainsi caractérisé. Les organismes publics ou les sociétés d’État font de l'argent pour les poches des individus. Toutes les sociétés d’État meurent depuis que Deby est arrivé au pouvoir, parce que l'argent généré par ces sociétés va dans les poches des gens comme Salaye Deby et Idriss Deby Itno. Les automobilistes doivent créer une association qui s'opposera à ce que ces voyous prélèvent indument leur argent. Il faudra créer des cadres solides de résistance contre ces comportements sauvages. Il faudra les civiliser ; on ne va pas continuer à subir leur sauvagerie. Les autres, sous d'autres cieux, gèrent bien la chose publique dans l'intérêt public, mais ces sauvages qui nous gouvernent confondent cette chose à une manne tombée du ciel entre leurs mains ».

Allahrabeve Isidore résigné s’appuie sur un exemple concret : « Un grand trou à 10 m de poste de péage de Koundoul mais on paye tjrs 1000 Fcfa pour un aller-retour sur Koundoul ! Hum »

Grace Helta utilise l’art féminin de culture tchadienne pour s’adresser à Hisseine NGaro : « Amour infini ne te fatigue pas tu n'auras pas de réponse mais tout de même tu as parlé, laisse ces incapables s’en prendre, fin bientôt et les gens soucieux de notre cher pays prendront la relève et surtout des dignes fils conscients ».

Didier Dacour espère que le coup de gueule fera prendre conscience en haut lieu : « Je souhaite vraiment que ce coup de gueule remonte en écho très haut.... Ce ne sont pas non seulement nos vies et véhicules qui sont en danger mais aussi les leurs ainsi que de leurs parents et amis… »

Nadjitan Ndoh met au jour les mauvaises pratiques : « Mon cher frère le BNF qui génère d’énormes revenus est une vache à lait pour certains de nos compatriotes. Hier un agent du péage de Koundoul est venu me rendre visite chez moi. IL m'a fait savoir que par semaine le péage de Koundoul génère pratiquement quatre à cinq millions mais les responsables viennent encaissés directement sans verser les recettes. Plus grave les agents n’ont pas eu le salaire depuis sept mois ».

Bonaz Cabral Aguide met en cause la responsabilité directe du chef de département : « Je préfère interpeller le premier responsable qu'est le ministre du ciel et de la terre, je veux dire l'inamovible ministre des infrastructures qui a placé ses parents à la direction du FER et ses différents postes de péages »

Maxwel Lo partage les préoccupations de maître Hisseine NGaro et prend position : «  Me, j'approuve le coup de gueule, ensuite je suggère que les usagers refusent de payer les 500 Fcfa de droit de péage (un seul qui arrive au péage, peut ne pas avoir le courage ou la force de refuser mais qu'il attende au poste les usagers suivants pour former un bloc de refus) et enfin je me demande si déjà en votre qualité de connaisseur de la chose judiciaire sur place, n'avez pas qualité à initier, enclencher ou conseiller (à un collectif d'usagers) la procédure judiciaire que vous évoquez (?). C'est parce que l'on accepte tout, même l'injuste, que tout se dégrade et rien ne bouge positivement ou ne s'améliore ».

 Hadjé Zara Madjiam est en parfait accord avec maître NGaro  : « Ton coup de gueule est légitime mon grand. Je me suis toujours posée cette même question concernant le FER ».

Ademadji Asrangar dit : « Vraiment. Ancienne belle critique dans un lot de silence ».

Abdoulsalam Kadergueli se prononce en fin connaisseur : « Maitre, la route est un ouvrage public. Et une des obligations principales en ce domaine est celle d'entretien. Même si le FER gère les routes en régis, il n'en est pas pour autant déchargé de l'obligation d'entretien qui incombe à l'État. Au-delà de la contrepartie financière qui consiste pour l'usager à payer un ticket de péage. Le seul défaut d'entretien qui causerait dommage aux usagers donne droit à répartition à la charge de l'État Mon avis est de multiplier les procédures en sens contre l'État. Une fois qu'il succombera autant de foi qu'il y aura de procédures. Et que le SG estimera que l'État est exagérément condamné. Nous roulerons tous sur des pistes en très bonne état et ce dans un bref délai. Au surplus on aura reçu soit de quoi assurer grassement les répartitions ou mieux acheter un nouvelle voiture ».

Bemba Beral se demande : « Alors que le chiffre d’affaires du FER tourne autour de 25 milliards ! »

Aimm Zabb déplore que : « Dans ce pays, il y a chaque jour de miracles. Malheureusement on a que des miracles anti démocratiques, abri social, anti justice, Que Dieu veille sur nous qui empruntons cette ces routes chaque jour et tout temps au prix de nos vies. Quelqu'un a dit que Bongor est loin. Effectivement Moi je veux relever même le cas de certains axes à N’Djamena ici même. On ne voit plus le goudron. Combien d'accident cela nous cause chaque jour sous leurs yeux. C'est juste des je-m’en-foutistes. Je suggère qu'en plus des plaintes pour nos engins, il faut que pour les accidents, des torts et des pertes de vie que ces routes nous offrent, il faut que ces hommes payent des dommages. Il y'a eu quand même beaucoup de pertes de vie. Quand je pense à Talino, Djorio et ces milliers de vies perdues sur ces axes c'est dommage ».

Mayangar Christian ironise sur la négligence du responsable incriminé : « Maître, le DG est entre deux avions. »

 Diane F. Hamel fait de l’humour : « Voyageant par air, il peut se permettre d'ignorer ce qui se passe sur terre !!! »

Maana Brahim Litassou se demande ce que font les hommes de la loi : « Que font justement nos Me qui aiment tant se faire appeler Maître ? Ne peuvent-ils pas saisir la justice pour tous les cas d'accidents dû à cet état défectueux des routes ? Ne peuvent-ils pas conseiller les victimes d'ester en justice ? Vous savez être intellectuel c'est d'abord s'investir pour l'humanité par le travail de l'esprit ! Des vies s'éteignent pour faute grave et le barreau ne fait rien pour aider ni éclairer la population qu'il est supposé défendre en prenant ses honoraires. Il faut au moins protéger son champ afin de récolter Demain. Aux USA ou chez les Anglosaxons ce sont les Avocats qui Vous proposent leurs services pour tout accident afin de vous défendre parce qu'ils sont les seuls à maîtriser la loi d'où ils tirent leur nom The Lawyers ».

Hisseine NGaro ne partage pas tout à fait le point de vue de Maana Brahim Litassou : « Un maître ne s'auto saisi jamais d'une affaire monsieur Maana Brahim Litassou. Tout ce qu'on peut faire, c'est de vous prodiguer des conseils comme je l'ai fait ci-dessus. S'il vous arrive un dommage du fait de l'état défectueux de la route, faites constater cela par un homme de l'art (huissier de justice) restez en justice. En principe, il y'a des Associations des Droits de Consommateurs et c'est à elles de dénoncer et agir au nom de ses membres. Comme elles sont en hibernation continue, nous autres, victimes de cette route dénonçons et donnons l'occasion à ceux qui voudraient intenter une action en justice de le faire ! »

NGaro Helta Noura Esperance soutient Hisseine NGaro : « C’est tout ? »

 Maana Brahim Litassou s’adresse directement à Hisseine NGaro: « Tout à fait d'accord qu'un Me ne s'auto-saisit pas. Mais Me, dites- moi, un Avocat n'a-t-il pas la qualité de Consommateur ? Ensuite un avocat victime ne peut-il pas ester en justice ? »

Hisseine NGaro répond aux accusations indirectes formulées par Maana Brahim Litassou : « D’abord, je suis Huissier de justice. Maintenant je peux vous répondre en lieu et place de l'avocat. Il est consommateur individuellement et personnellement et donc s'il est victime, va chercher à ester en justice et demander réparations si nécessaire. Il ne viendra pas agir pour vous comme ça, si vous ne sollicitez pas sa défense ! À moins qu'il soit commis d'office par l'état et là, généralement pour des cas de crimes par exemple ! »

Narcisse Dondji soutient Hissein NGaro: «Un coup de gueule qui a tout son sens Me. N'Djamena - Moundou, distant de 470Km seulement et pour temps de parcours d'au moins 9h. 5000Fcfa de péage, aller /retour. Est-ce c'est réaliste ? Le développement tant prôné par les pouvoirs publics ne fera jamais avec des routes jalonnées des cercueils. Que cesse cette forme d'escroquerie entretenue par un État en perte de bonne gestion de la cité de Toumaï ».

Bondoh Ndiekhor estime pour sa part : « Il y a de quoi s'indigner dans ce pays. Cependant, vous les hommes qui connaissez la loi devriez également aider les associations de défense des droits des consommateurs, les camionneurs et des commerçants à formuler un recours collectif devant les juridictions pour que les préjudices subis aient réparation et que l'autorité en charge de l'entretien routier puisse remplir ses obligations envers les usagers des routes. Il faut passer à l’acte !»

Tomasta Namde s’adresse à l’auteur de ce coup de gueule virtuel : « Maître Hisseine NGaro, c'est la loi du plus fort qui s'applique ici. Devant quelle justice le citoyen lambda ira-t-il se plaindre puisque tout est verrouillé. En tout cas c'est la honte ».

Arnaud Djimram fait appel à la force divine en rappelant aux voleurs des biens du peuple en ce termes : « Ces Soi-disant Directeurs-là, ils vont aller où ? Devant Dieu Même, ils vont rendre Compte encore de leur Méchanceté. Ils sont Les causes directes des accidents surtout de Ndjamena-Bongor-Kélo. Mais merci et paix à l’âme des victimes ».

Maana Brahim Litassou refuse dans un premier temps l’idée d’Arnaud Djimram à Dieu, mais il finit tout de même à faire recours à la Bible : « Pardon Arnaud laisse Dieu ! ça se règle entre nous ici-bas sur terre d'abord. Toi-même Dieu te dit : « tu es Dieu, car Dieu t'a fait à son image et à sa ressemblance. Fais ce que tu peux et tu dois faire. Dieu utilise l'Homme pour changer l'Homme. Agis maintenant en continuant l'œuvre de Dieu par la justice. Psaumes 82 : 6[6]. J’avais dit : Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très Haut. « Matthieu 6:33 [33] ; cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. « Jacques 1 : 25 [25] ; mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. Jacques 1 : 27 [27] ; la religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde ».

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