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6 Janvier 2018

Le FBI a désormais ouvert une enquête sur la Fondation Clinton comme le réclame depuis quelque temps les républicains et le président américain qui la soupçonnent de « corruption », selon la presse américaine vendredi. Les investigations des enquêteurs de la police fédérale se portent notamment sur les soupçons autour de donations faites à la fondation de l’ex-président démocrate Clinton en contrepartie de faveurs politiques durant la période où Hillary Clinton fut secrétaire d’Etat (2009-2013), selon le site d’information The Hill et d’autres chaînes de télévision américaines comme CNN et New York Times. Toutefois, l’information reste encore à être confirmée par le ministère de la justice américaine, dont dépend directement le FBI.
Courant novembre, la Commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants a eu des garantis des services du FBI selon lesquels le ministre de la justice, Jeff Sessions, étudiait l’éventualité de nommer un procureur spécial pour examiner le financement de la Fondation Clinton ou l’utilisation d’un serveur privé par son épouse Hillary alors chef de la diplomatie de l’administration Obama. « Maintes fois la Fondation Clinton a été ciblée par des accusations politiquement motivées, et à chaque fois, ces accusations ont été démenties. Rien de tout cela ne nous a fait chanceler dans notre mission visant à aider les gens », s’est défendu le porte-parole de la fondation, Craig Minassian, dans un communiqué. C’est le même son de cloche du côté d’un porte-parole de la candidate malheureuse à la dernière présidentielle, Nick Merrill, qui dénonce « une mascarade », soutenant que Jeff Sessions était à la solde du président Donald Trump en décidant d’enquêter.Il a poursuivi en défendant la fondation qu’il définit comme une organisation « philanthropique qui fait du travail pouvant changer des vies, que les républicains tentent de transformer en cible politique ».
Nul n’ignore que le président américain n’a cessé de réclamer à de nombreuses reprises que madame Clinton soit poursuivie par la justice américaine. Parmi les accusations portées contre elle, il a cité de manière récurrente, la vente de la société canadienne Uranium One détenant des mines américaines, au groupe public russe Rosatom en 2010. Il accuse Mme Clinton de collusion avec la Russie dans cette affaire de transaction. Grâce à cette vente, Rosatom a obtenu le contrôle de 20 % des réserves d’uranium américain. Avant la réalisation de cette transaction, la Fondation Clinton avait bénéficié d’importantes donations de la part d’Uranium One. Cela n’a pas échappé au candidat Donald Trump qui avait accusé Hillary Clinton en 2016, de s’être livrer à une forme de « corruption », digne « du tiers-monde» par l’entremise de la fondation. Les républicains l’avaient également accusée lors de la campagne, de conflits d’intérêts, puisque la fondation avait reçu d’importants dons étrangers lorsque celle-ci était à la tête de la diplomatie américaine.
Moussa T. Yowanga