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19 Février 2018

C’est la fin de calvaire de 475 personnes suspectées d’être membres de Boko Haram. Un tribunal nigérian, après une décision prise par le ministère de la justice à la suite d’une enquête judiciaire, s’est prononcé publiquement pour leur réhabilitation, selon l’agence Reuters. En revanche le ministère a annoncé la condamnation pour une peine supplémentaire de 15 ans à l’encontre de l’un des responsables de l’enlèvement en 2014 des filles de Chibok. Celui-ci avait déjà été condamné la semaine dernière à 15 ans d’emprisonnement ferme.
Le Nigéria a été la cible des organisations humanitaires qui l’ont critiqué pour le traitement des personnes détenues dans le cadre de ce dossier. Les droits des suspects ont été enfreints par les autorités judiciaires du pays, selon ces organisations. Certains détenus qui ont été jugés la semaine dernière avaient été arrêtés depuis 2010. « L’avocat des poursuites ne pouvait pas inculper faute d’éléments de preuve suffisants », selon le ministère de la justice. En octobre, 45 personnes supposées de mèche avec le Boko Haram ont été jugées et condamnées. Un autre groupe de 468 suspectes ont été libérés et 28 ont été placés en détention à Abuja ou à Minna.
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D.P