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26 Février 2018

La cacophonie autour du récent enlèvement des collégiennes par le groupe terroriste Boko Haram suscite tant de colère et d’incompréhension des et de l’opinion publique nigériane. Le mode opératoire ressemble étrangement à l’enlèvement collectif des écolières de Chibok dont certaines se trouvent jusqu’à présent entre les mains de leurs ravisseurs. Cette fois-ci les combattants de Boko Haram ont visé une école à Dapchi, dans l’Etat de Yobe dans le nord-est du pays. Selon des sources policières, le nombre des filles portées disparues depuis lundi dernier s’établit à 110 collégiennes contrairement à d’autres chiffres fantaisistes avancés précédemment par les autorités locales de l’Etat de Yobe.
Le ministère nigérian de l’information a confirmé dimanche ce nombre des filles restées introuvables. « Le gouvernement a confirmé que 110 élèves du Collège scientifique et technique de Dapchi sont portées disparues, après une attaque perpétrée lundi par des éléments supposés appartenir à Boko Haram », a indiqué le ministre en charge de l’Information dans le gouvernement du président Buhari. Monsieur Lai Mohammed, le ministre de l’Information, a affirmé que les forces de sécurité ont été déployées dans les écoles de l’Etat de Yobe et des efforts sont faits pour retrouver les filles disparus. Les officiels tiennent quasiment le même discours que lorsque les 270 écolières de Chinok ont disparu. Pourtant une annonce faite mercredi par le gouverneur de l’Etat de Yobe indique la libération d’une dizaine d’écolières par l’armée. Cette nouvelle erronée a suscité initialement un brin d’espoir des populations qui avait entraîné une liesse de joie dans les rues. Mais une autre déclaration contradictoire faite le lundi avait fini par doucher tous les espoirs relatifs au sort de ces filles toujours restées introuvables. Cet enlèvement collectif est le plus important après celui de 270 écolières de la ville de Chibok.
Moussa T. Yowanga