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29 Mars 2018

L’affaire d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï et sa fille continue de défrayer la chronique et surtout d’envenimer les relations diplomatiques entre Londres et Moscou. Empoisonnés le 4 mars dernier, le père et sa fille ont eu le premier contact avec l’agent innervant à leur domicile, en Grande-Bretagne, selon des sources policières. « Les experts ont déterminé que la plus haute concentration de l’agent neurotoxique se trouvait sur la porte d’entrée de ce domicile », selon le teneur d’un communiqué de la police britannique. « Des traces de l’agent innervant ont été trouvées dans d’autres lieux sur lesquels les enquêteurs ont travaillé ces dernières semaines, mais à des concentrations plus faibles que celle trouvée à son domicile », a clarifié Dean Haydon de la police londonienne.
Au cours de leurs investigations, les enquêteurs avaient déjà mis sous scellés un banc sur lequel les deux victimes étaient assises, un pub et un restaurant où ils étaient également allés, ainsi que la tombe de la femme de Sergueï Skripal. L’enquête pourrait prendre des mois malgré l’implication de quelque 250 spécialistes. « Ceux qui habitent dans le quartier des Skripal peuvent s’attendre à voir des policiers y faire des recherches, mais je veux réaffirmer que les risques sont très faibles et que ces recherches sont faites par précaution », a poursuivi Dean Haydon. L’état de santé des victimes ne s’est guère amélioré car ils sont toujours hospitalisés dans le coma. Les autorités britanniques ont accusé la Russie d’être le commanditaire de l’empoisonnement de Skripal et sa fille, ce que continue de nier Moscou dès le début de cette sordide affaire. En solidarité avec le Royaume-Uni, qui avait expulsé 23 diplomates russes en guise de représailles, plus de vingt-cinq pays ont annoncé depuis le début de la semaine des mesures semblables, auxquelles la Russie a promis de réagir. L’administration Trump a décidé d’expulsé 60 diplomates russes.
Moussa T.Yowanga