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REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !

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Tchad : « La nouvelle Constitution fait prêter serment le président de la République élu sur le Coran ou la Bible », révèlent les députés de l’opposition des groupes parlementaires(les Démocrates, l’UNDR, l’UDR et les Non-inscrits).

« La nouvelle Constitution fait prêter serment le président de la République élu sur le Coran ou la Bible. Elle remet donc en cause notre identité nationale : une République laïque, sociale solidaire, indépendante, et équidistante de toutes les obédiences religieuses. La laïcité est notre vécu commun. Les Croyants du Tchad ont du tout temps respecté les religions et les courants philosophiques qui sont un soubassement de notre tolérance et de notre cohabitation pacifique ». Ce beau paragraphe  ci-dessus porte démocratiquement et respectivement depuis le 22 avril 2018 la signature des députés tchadiens de l’opposition des groupes parlementaires entre autres les Démocrates, ceux de l’UNDR, l’UDR et les Non-inscrits. Et c’est dans un communiqué  de presse que ces députés de l’opposition des groupes parlementaires(les Démocrates, l’UNDR, l’UDR et les Non-inscrits) eurent décidé d’informer l’opinion nationale et internationale que loin d’être de petites retouches techniques ,les reformes institutionnelles soumises au vote de l’Assemblée Nationale de leur pays apportent de profondes et graves modifications à la loi fondamentale  qui régit actuellement ce grand territoire de la Sous-région Afrique centrale.

 

Tout ne s’arrête pas que là. En effet dans leur communiqué de presse, les députés de l’opposition des groupes parlementaires(les Démocrates, l’UNDR, l’UDR et les Non-inscrits) eurent aussi constaté ensemble que la nouvelle Constitution met sous la coupe de la Cour Suprême, elle-même sous tutelle du gouvernement, des Institutions comme le Conseil Constitutionnel, la Cour des Comptes, la Haute Cour de Justice etc. Faisant de la IVème République le dernier clou du cercueil de la Démocratie et de l’Etat de droit au Tchad. « Notre pays sera géré par un seul homme, fut-il élu, avec l’appui des chefs traditionnels aux pouvoirs étendus. En tant que cadre de l’action politique, la nouvelle Constitution porte atteinte à l’unité nationale en octroyant des statuts et avantages particuliers à des catégories spécifiques de Tchadiens en Droits et en Devoirs. Elle fait l’éloge du communautarisme, un système social incubateur du tribalisme et du régionalisme unanimement condamnés et rejetés par les populations ».

 

Là où les choses s’annoncent dangereuses pour le peuple tchadien, c’est lorsque les députés de l’opposition des groupes parlementaires(les Démocrates, l’UNDR, l’UDR et les Non-inscrits) révèlent surtout que dans cette nouvelle Constitution qu’ils dénoncent en chœur son contenu, tout simplement que : « la procédure de son adoption dénie au peuple tchadien le droit de se prononcer sur une loi fondamentale qui engage son avenir en recourant au vote simple des parlementaires. Alors que le passage d’un système semi-présidentiel à présidentiel intégral est une refondation ». Et c’est dans ce sens d’ailleurs que les députés de l’opposition des groupes parlementaires(les Démocrates, l’UNDR, l’UDR et les Non-inscrits) considèrent tous ensemble que : « Loin d’améliorer notre gouvernance politique collective, la Constitution de la IVème République est un recul historique. Elle tue la liberté, l’équilibre des pouvoirs, le progrès et la paix qui sont les différents degrés qui doivent marqués la transformation de notre pays. Les députés de l’opposition ne peuvent accepter une telle régression sociale. Les Tchadiens ne sont plus des citoyens libres et égaux, mais des sujets d’un système politique suranné ».

 

En dernier ressort, ces députés de l’opposition des groupes parlementaires(les Démocrates, l’UNDR, l’UDR et les Non-inscrits) exigent dans leur communiqué de presse un référendum populaire qui est la voie la plus démocratique de l’acceptation d’un choix. Ils demandent aussi à la population tchadienne dans son ensemble : Partis politiques, Associations de la société civile,les jeunes , les femmes, bref les forces vives d’assumer sa responsabilité face aux périls graves qui menacent leur pays. Ils attendent aussi de la communauté internationale une attitude solidaire du Tchad menacé par le chaos. Elle en assume aussi la responsabilité.

La Rédaction

 

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