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2 Mai 2018

Une attaque meurtrière d’une église dans la capitale centrafricaine a fait au moins 16 morts et près d’une centaine des blessés. C’est la conséquence des affrontements violents entre un groupe armé et les forces de sécurité au centre de Bangui. Le bilan de ces échanges de tirs mardi s’élève à 96 blessés et au moins 16 tués. Un membre de la milice du «général» Force aurait tenté de forcer un barrage des forces de sécurité intérieures (FSI), au niveau de la paroisse Notre Dame Fatima, c’est alors que les violences ont éclaté.
Les éléments des FSI ont tiré sur lui entraînant une riposte immédiate de ce groupe armé. «C’est la tentative d’arrestation de cet homme appartenant à la milice de « général » Force est à l’origine des violences », selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l’ONU en Centrafrique, cité par l’AFP. Cette version a été confirmée par de témoignages à la BBC qui disent tout est parti de «l’interpellation d’un jeune soupçonné d’appartenir à un groupe armé devant la paroisse de Fatima». C’est alors que peu après son arrestation, la paroisse en question a été la cible de tirs nourris.
Les balles ont commencé à siffler à l’intérieur de la paroisse autour de 10 heures ce 1er mai, tuant certains chrétiens dont l’abbé Albert Toungoumalet Baba. Aussitôt des manifestants se sont pris à la mosquée du 2eme arrondissement de Bangui qu’ils ont incendiée puis ont transporté les corps sans vie de prêtre et de trois autres membres de la Fraternité St-Joseph devant la résidence présidentielle. La situation est sous contrôle et « La Minusca a déployé des patrouilles pour sécuriser la zone et les autres points névralgiques de Bangui», déclare le porte-parole de la Minusca. Aucune réaction officielle n’a été communiquée jusqu’à présent. Ces incidents surviennent trois semaines après l’opération «Souloulou» lancée par les casques bleus de la Minusca et les FSI pour désarmer les groupes armés du quartier PK5.
Moussa T.Y