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20 Mai 2018

Probablement, beaucoup de Tchadiens ou autres lecteurs ayant axé aux réseaux sociaux liront immédiatement le coup de Badangaï 348 du Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad, publié depuis ce dimanche 20 mai 2018, faisant une analyse personnelle sur la rencontre ayant eu lieu le mercredi 16 mai 2018 entre Saleh Kebzabo en tant que chef de file de l’opposition tchadienne et le président de la 4ème République Idriss Deby Itno. Malgré qu’il eut confié ses intentions au lendemain de cette rencontre avec le président Idriss Deby Itno à Deutsche Welle(DW) le jeudi 17 mai 2018 au micro du journaliste Sandrine Blanchard que : « Mes convictions n’ont pas changé » pour tenter de rassurer le peuple tchadien, surtout ses différents électeurs, apparemment cela n’a pas suffit pour ceux qui doutent déjà de la manière où il gère l’opposition pour être vaincus facilement. Dans un commentaire qu’elle a publié pour le compte de sa Radio, la journaliste Sandrine Blanchard eut clairement constaté : « Une photo a surpris de nombreux Tchadiens : celle, publiée mercredi soir (16.05.) Sur le site de la présidence du Tchad, montrant le chef de l'Etat, Idriss Deby Itno, serrant la main à Saleh Kebzabo, le président de l'UNDR et chef de file de l'opposition. Cette rencontre étonne car les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis 2012, Saleh Kebzabo n'a jamais voulu reconnaître la victoire d'Idriss Deby à la présidentielle de 2016 ni participer aux consultations pour la réforme des institutions engagées par le pouvoir ».
Et le Coordinateur National de Lutte contre le Paludisme au Tchad semble être de ceux-là qui sont bien surpris par la poignée de main entre Saleh Kebzabo et Idriss Deby Itno de la 4ème République à l’issue d’un Forum National Inclusif boycotté par l’opposition. Djiddi Ali Sougoudi le dit de lui-même sur son Coup de Badangaï 348:« Quand un fauve redoutable, ayant ravagé du bétail, aborde le village en plein jour ou jour frisant et se balade dans les ruelles en terrain d’assurance, il y a deux interprétations possibles en science médicale et/ou psycho-socio-médicale: soit le fauve est neurologiquement atteint par une maladie virale comme la rage qui perturbe le centre nerveux du relationnel et des humeurs, soit le fauve est en inanition totale (faim et soif combinées) qui lui joue des tours hallucinatoires en lui ôtant ses habitudes de prudence. Alors revenons au Chef de l’opposition Saleh Kebzabo qui se rend chez le Président Deby à qui il a vigoureusement dénié toute légitimité depuis l‘élection présidentiel de 2016 jusqu’au forum et la 4eme République. En bon carnassier atteint de rage, avec une amnésie rétrograde sur ses contestations toujours d’actualité, Kebzabo rode, maraude et saute par les murs du palais Rose pour 3h30 de huis-clos avec son ennemi politique. C’est toujours beau de voir des ennemis politiques se congratuler, se saluer et se casser du sucre sur le dos du peuple ou de la masse. L’acte de maraudeur posé par Kebzabo mérite commentaires voire commérages et congossa. Permettez que j‘ais mon interprétation, à moi, déridant et en tournures loufoques ».
Pourtant dans une analyse publiée sur les réseaux Sociaux, le journaliste Eric Mocnga Topona travaillant pour le compte de DW eut donné des vraies explications afin que les Tchadiens ne fassent pas des amalgames sur cette rencontre entre Kebzabo et le patron du Mouvement Patriotique du Salut et chef de l’Etat. Eric Mocnga Topona l’avait dit en peu de mots : « Il faut dire que le Statut du chef de l’opposition est reconnu par les textes, notamment la Constitution. La loi dit donc que le chef de file de l’opposition peut demander à rencontrer le président de la République pour parler des sujets concernant la vie de la Nation. J’ignore le contenu de leurs échanges, mais le fait de recevoir Kebzabo ne signifie rien d’autre. Au Mali, Soumaïla Cissé , le chef de file de l’opposition a toujours été reçu par IBK,Zéphirin Diabré,le chef de file de l’opposition a toujours été reçu par Rock Marc Christian Kaboré … En Guinée Conakry ,quand ça chauffe ,Condé reçoit Cellou Dallein Diallo.Un opposant constructif peut être reçu par le président de la République , à qu’il fait par des vrais problèmes du pays. Kebzabo n’est pas allé négocier un poste ou signer un accord politique.En Allemagne,face au blocage ,Merkel était obligé de faire appel au SPD… De l’opposition. Dans le cas du Tchad,Kebzabo n’a pas rallié ,il a juste rencontre Deby.Même en France ,les adversaires politiques se parlent ».
Mais apparemment encore, ce n’est pas pour demain que certains tchadiens seront convaincus par une telle analyse, comme Djiddi Ali Sougoudi qui croit que : « Le maître de la calebasse de l’UNDR manque de fourrage certes et le fond de sa calebasse se voit cribler de grands trous béants qui ne retiennent plus les œufs de tous les poulaillers de toutes les fermes de Kebzabo autour de N’Djamena. L'églefin Élu de Léré-Centre cherche de quoi nourrir les partisans de son parti qui a trop résisté sans pouvoir faire chuter le rouleau compresseur du MPS qui a su lui ôter ses crocs de félin de petit poids à type de lynx rugissant par moment comme un lion. Dans une vie politique, nul n’est si con. Kebzabo se sent par ailleurs à l’étroit par l’arrivée aux affaires publiques du rival RNDT/Lereveil, parti Moundang qui glane l’électorat désabusé de UNDR, longtemps reclus dans l’opposition. Les différentes coalitions tentées par Kebzabo ont fait fiasco. L’UNDR perd du terrain devant les autres partis, petits ou grands. En allant négocier perdiem et zakatt au palais Rose, Kebzabo cherche une virginité à type d’hyménoplastie économique tout en contrecarrant les autres partis en manque de foin et de bourchoum (luzerne).Kebzabo a bien reconnu qu’il n’a pas discuté des sujets qui fâchent ( forum, 4e République, élections passées...) mais plutôt de la sécurité, des secrets inaudibles et autres blabla non expliqués, non entendus car à huis clos entre les deux politiciens. Tout laisse croire que Kebzabo cherche les frais de fonctionnement de son parti mais aussi des postes dans un prochain gouvernement pour se requinquer financièrement et pour enquiquiner les adversaires qui ravissent le terrain. Le MPS n’étant pas né de la dernière pluie se frotte les mains, très content d’avoir amené le fauve de la profondeur de sa forêt au milieu du village, devant la case du Chef du village ».
Aussi, Juda Allahondoum, le directeur de publication et fondateur du journal Le Visionnaire eut pour sa part cru que : « Pour la rencontre Deby-Kebzabo,ce n’est pas mauvais. Deby est président, il peut recevoir tout le monde. Ses amis comme ses adversaires. Mais, ce n’est pas le moment pour Kebzabo surtout qu’il est encore dans la logique de la contestation. On comprend aisément qu’il court pour les législatives à venir ».
Mais toujours avec la même force, le Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad considère que : « Et le fauve montre patte blanche, on l’examine encore pour trouver sur lui tout brin de nuisance. Mais l’on se rend compte que la bête errante n’est pas enragée ni porteuse de virus Ebola. Médicalement, le fauve Kebzabo, perdu dans les ruelles du village, est sain mais trop affamé et porte les stigmates d’un regret. Le regret de s’être trop opposé au MPS qui ne se prive pas de rire sous cape en regardant la posture de soumission d’un politicien pompeusement auto-désigné comme « Chef de file de l’opposition ».Indolent, famélique comme un chien de Kocoumbo dans le livre scolaire, toute honte bue, l’opposant Kebzabo titube en quête de sa bolée ou de sa calebassée (contenu d’une calebasse) auprès de son pire ennemi. La magie a encore fonctionné chez le MPS et Idriss Déby se reconfirme comme une fin politicienne, bien que mal entouré, et arrive à apprivoiser le plus vindicatif de tous les opposants. Désormais Kebzabo se taira et d’ailleurs il est présentement silencieux et hyper-occupé car il est entrain de compter, de peser, de soupeser la mallette Samsonite remise lors de sa visite au palais et d’en jubiler avec un rire du carnassier qui trouve une charogne sur le sentier de son maraudage. Peut-être Kebzabo a trouvé le meilleur chemin en allant toquer au portail du généreux président Deby. Et c’est ainsi que les Alhabo, les Dadnadji, les Pahimi ont trouvé les ressources de leur ambition politique en s’abreuvant d’abord à l’abreuvoir du MPS avant de jouer aux opposants farouches. Qui est fou pour crier famine éternellement et pour un idéal qui ne prend pas corps en dépit de bruits et de cris d’orfraie dans l’opposition? En tout cas pas Kebzabo qui dira: « yakhay, on est en politique et on n’est pas si ennemis pour ne pas s’entraider »!!!Seuls les imbéciles seront sidérés et pourtant, ainsi est la politique.Circulez!!! »
Ahmat Zéïdane Bichara
Encadré:Voici d’autres réactions assez importantes des citoyens donnant respectivement leurs versions sur cette rencontre politique Kebzabo-Deby. Ramadan Souleymane : « Je ne suis pas du tout surpris : Kebzabo est un véritable animal politique et lors de son passage à la Radio Ras-Le-Bol Tchad,il avait clairement déclaré qu’il ne regrette pas son soutien à Idriss Deby Itno en 1996 au deuxième tour des présidentielles. Et qu’il est prêt à le refaire lorsqu’il s’agit de son intérêt ou de celui de son parti ». Abakar Assileck Halata : « J’étais surpris de voir Kebzabo aller voir Deby comme rien n’y était et pourtant il avait un différend avec ce dernier. Je me rappelle encore de la disparition des militaires qui ont osé défier ce régime au prix de leur vie. Kebzabo a promis de former un gouvernement de salut national ? Ma déception est grande quand j’entends Kebzabo dire qui a les mêmes convictions que Deby, quelles convictions ? Kebzabo est disqualifié par la constitution révisée en 2005. Deby l’a remis en scellé, pour les prochaines élections, les Tchadiens méritent mieux, Deby et son opposition sont un handicap pour le progrès démocratique et l’alternance au Tchad. Bon début de Ramadan ». Athanas Biaksoubo:« Les Tchadiens eux-mêmes ne sont pas du tout sérieux. Aucun opposant n'a vraiment décroché la conviction du peuple. Ça ne sert à rien de demeurer opposant alors qu'il y'a des hypocrites qui font semblant de militer et sympathiser puis érigent des barrières à chaque avancée. Félicitations à vous ! » Moussa Djidda : « Mon frère Saleh Kebzabo je crois tu le connais bien Idriss Deby comme en 1996 et n'oublie pas le peuple tchadiens qui souffre le peuple te jugera » Georges Djim : « A quel temps leur conjugaison ? Nous espérons que passé, le présent et le futur l'emportent. À chacun son deal, mais le peuple jugera sans réserve ». Mahamat Ahmat Abdelkerim:« Et ce que le Peuple Tchadien a besoin de croire à un Opposant ? Existe-t-il des opposants Tchadiens ? Selon mon humble avis, la réponse est non. Au moins, l'on peut citer le disparu Ibni Oumar Mht Saleh, Acheick Ibni Oumar, Yorangar, Tom Erdimi qui ont opté pour un changement. Sur ce, le Peuple Tchadien veut un changement à tous les niveaux à commencer par l'appareil étatique, bref mettre les Hommes compétents à la place qu'il faut ».
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