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REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

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 Cameroun : «Je ne crois pas que le Cameroun ait besoin d’une intervention», déclare Joseph Antoine Bell.

L’interminable crise anglophone a fait réagir l’ancien capitaine et gardien de buts des Lions indomptables du Cameroun Joseph Antoine Bell, qui pense au stade actuel de la situation, il n’y a pas lieu de recourir à une intervention extérieure. Il s’est prononcé sur la crise qui secoue le Cameroun depuis 2016, lors d’un entretien avec le site Camerounlink, dans lequel l’ex-portier de l’équipe nationale soutient que nulle part dans le monde où l’ONU est intervenue on a réellement retrouvé la plénitude de sa paix et de la joie. «Je ne crois pas que le Cameroun ait besoin d’une intervention. Si c’est le cas le Cameroun le demanderait lui-même. L’ONU n’intervient pas souvent comme ça de son propre chef. Et puis surtout, il me semble que notre situation, là pour le coup j’ai l’impression que le cas du Cameroun ne semble pas traité comme beaucoup d’autres », a indiqué Joseph Antoine Bell, au cours d’un  entretien dont les propos sont rapportés par le site BBC Afrique citant Camerounlink.

Pour se convaincre de la pertinence de son argumentaire, l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille cite des anciens conflits tels celui du Royaume Unis contre les indépendantistes di Siin Féin, celui de l’Espagne contre les Basques de l’ETA, celui de la France contre les Corses, qui ont fait tant de victimes sans susciter l’intervention des forces onusiennes des Casques Bleues. Ce qui l’amène à penser aujourd’hui qu’il n’est pas nécessaire d’envisager une intervention extérieure dans la crise actuelle au Cameroun. «Je ne connais pas beaucoup d’Etats qui ont accepté la sécession et je ne connais pas beaucoup de pays qui ont proclamé qu’ils soutenaient des sécessionnistes. Plus près de nous, on a vu les sécessionnistes catalans et on a vu comment ça s’est terminé. Tout le monde reconnaît dans ce cas-là qu’il s’agissait réellement de démocratie. Les sécessionnistes utilisaient la démocratie pour essayer de se séparer de l’Espagne et l’Espagne a utilisé la démocratie pour combattre les sécessionnistes », a-t-il  ajouté. La minorité anglophone qui représente environ 20% d’une population camerounaise estimée à 22 millions d’habitants et deux régions sur dix, s’oppose à ce qu’elle considère comme une «marginalisation » dans la société, dont la responsabilité incombe entièrement au gouvernement de Paul Biya. Si certains activistes anglophones modérés exigent le retour au fédéralisme, une minorité plus extrémiste réclame la partition du Cameroun en deux Etats souverains, dont celui d’Ambazonie pour la partie anglophone. Les autorités camerounaises s’opposent catégoriques à l’une ou l’autre des ces deux scénarios envisagés.

Moussa T. Yowanga

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