Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !

Publicité

Afrique du Sud : La consommation personnelle du cannabis officiellement autorisée

Publié hier mardi 18 septembre sur le site RTBF-info Afrique, l’excellent article signé par notre consœur Valérie Hirsch traite de la levée d’interdiction de la consommation privée du Cannabis en Afrique du sud par la Cour constitutionnelle, qui l’a jugée contraire à la Constitution. Grands consommateurs de l’herbe, les Sud-Africains n’auront plus à craindre la prison, a expliqué l’auteure dudit article. «Ce ne sera plus un délit pour adulte de posséder du cannabis pour sa consommation personnelle », a rassuré le président de la Cour constitutionnelle sud-africaine, Raymond Zondo.

La décision a été prise à l’unanimité par les juges, au nom du «droit à la vie privée », se sont-ils justifiés. Il est désormais autorisé aux Sud-Africains majeurs de cultiver, posséder et fumer de la marijuana dans les «lieux privés » pour leur «consommation personnelle». Il revient à la police de se faire une opinion des limites autorisées, «sur des bases raisonnables », tant qu’une nouvelle loi n’aura pas été votée dans un « délai de deux ans ». Pour la majorité des Sud-Africains, cette décision est un grand soulagement pour de nombreux consommateurs de «dagga » (appellation local du cannabis). Les consommateurs préfèrent généralement l’herbe cultivée localement pour des raisons de qualité et de prix. Quelque 182 000 cultivateurs, vendeurs et consommateurs de «weed» ont été inculpés depuis mars 2017, dans la majorité des cas pour « usage personnel». Beaucoup trouvent en prison.

En août dernier, a également été condamné à cinq ans de prison dans le sud du pays. Le gouvernement n’était pas favorable à la légalisation du cannabis, pour des raisons évidentes de « preuves objectives de ses effets négatifs». Les partisans de la légalisation ont salué mardi la décision courageuse des juges de la Cour constitutionnelle, qui ont donné raison aux nombreux plaignants, parmi lesquels l’avocat rasta Gareth Prince et le président du petit parti «Dagga», Jeremy Acton. Malheureusement, la mesure ne donne pas la possibilité de fumer un joint dans un bar ou un lieu ouvert au public, a regretté monsieur Acton. «La police va pouvoir se concentrer sur la lutte contre les drogues dures comme l’héroïne, qui entrainent des comportements violents », espère Julian Munsami, manager d’un centre d’appel. «Mais il faut aller plus loin et autoriser la vente de cannabis à usage médicinal », affirme Jessica Pritchard, une étudiante. En novembre 2017, le Parlement sud-africain a rejeté une proposition de loi introduite en 2014 par un député souffrant de cancer.

Les députés ont considéré qu’une loi n’était pas nécessaire pour autoriser la production et la vente d’huiles médicinales. Cependant les autorisations nécessaires n’ont toujours pas été données par l’autorité compétente. Des pays africains de la région comme le Lésotho, le Malawi, la RDC envisagent de se lancer dans la production massive du cannabis afin d’approvisionner les marchés occidentaux (Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne et Espagne). Tandis que l’Afrique du sud continue à pulvériser des désherbants sur les petites plantations dans les zones rurales pauvres du pays, mettant en danger la santé des populations. «Le gouvernement devrait promouvoir la production de marijuana, qui peut avoir de multiples usages, et la taxer, pense James Cornwall, un programmeur de 31 ans. Ce serait bien plus positif pour le développement du pays, que se limiter à autoriser la consommation privée ».

Moussa T. Yowanga

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article