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26 Septembre 2018

Le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila a pris la parole mardi devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies à New York, au cours de laquelle il a demandé «le début effectif et substantiel du retrait » des forces onusiennes de son pays, réitérant le caractère «irréversible » du scrutin présidentiel fixé pour le 23 décembre prochain. «Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays, et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale », a-t-il lancé. La mission de paix de Monusco, qui regroupe quelque 17 000 Casques bleus pour un budget annuel d’un peu plus d'un milliard de dollars, est l’une des plus importantes missions de la paix onusienne dans le monde.
Pour rappel, le président congolais avait déjà au mois de janvier dernier réclamé le départ de la Monusco au plus tard en 2020. La République du Congo, encore « confinée il y a quelques années au rang d’Etat failli, affiche aujourd’hui des ambitions d’émergence incontestable tant les signaux économiques, sécuritaires et politiques sont encourageantes », a-t-il justifié. «En dépit des défis encore énormes (…), je réaffirme le caractère irréversible de la tenue des élections à la fin de l’année », a-t-il rassuré. «Tout sera mis en œuvre pour garantir le caractère apaisé et crédible du scrutin », a-t-il promis, tout en assurant que son pays s’opposera «à toute ingérence dans le processus électoral en cours », justifiant la prise en charge financière totale de l’organisation des élections par son gouvernement. Joseph Kabila qui est interdit par la Constitution de briguer un troisième mandat, dirige le pays depuis 2001.
M.T.Y