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28 Juillet 2019

Le monde est toujours en perpétuelle ébullition comme en témoignent les nombreuses informations sensationnelles voire insoutenables par leur caractère bouleversant. La semaine qui s'achève aura été marquée par des événements moins joyeux rapportés par les médias en ligne comme la RTBF, Le Temps, Le Devoir avec l'apport indispensable de l'Agence France Presse. L'île Maurice, l'Angleterre, la Russie, les Etats-Unis et Chine enfin le Canada sont les différents pays qui ont attiré l'attention et les regards professionnels des reporters des médias ayant pignon sur rue. La Rédaction met à votre disposition la sélection de quelques articles qui pourraient agrémenter votre dimanche du 28 juillet 2019 ! Bonne lecture.
En Île Maurice dans le continent africain, la RTBF a publié depuis le 24 juillet, une information selon laquelle ce pays est un véritable paradis fiscal, qui pénalise les rentrées d'argent en Afrique : «Après les « Panama papers » et les « Lux leaks », place aux révélations des « Mauritius Leaks ». 200000 documents, mis au jour par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), qui révèlent l'optimisation fiscale pratiquée par des multinationales à l'île Maurice, au détriment d'autres pays africains. Mondialement connue pour ses plages de sable fin, ses eaux cristallines et ses hôtels majestueux, l'Ile Maurice est un paradis pour touristes, autant que pour multinationales. Cette petite nation, nichée au milieu de l'océan indien, a instauré une fiscalité particulièrement avantageuse à l'égard des entreprises étrangères. Placée par l'Union européenne sur la liste grise des paradis fiscaux, l'île impose les bénéfices des grandes sociétés au très faibles taux de 3%. Et cela fonctionne.
Selon le consortium, 630 milliards de dollars d’actifs étrangers sont logés sur place. Goldman Sachs, Deutsche Bank, BNP Paribas, ou encore Wal-Mart, Whirlpool et Total, nombreuses sont les multinationales à avoir domicilié une partie de leurs activités sur l'île. Légale, cette course à l'optimisation fiscale pénalise d'autres pays africains, qui du coup se voit privés de recettes. La faute aux nombreuses conventions fiscales qui lient Maurice à un autre état d'Afrique. Ces traités, censés éviter la double-imposition des personnes, physique ou morale, permettent aujourd'hui à ces sociétés de toucher le jackpot fiscal. Présentes dans plusieurs pays d'Afrique, ces entreprises transfèrent artificiellement leurs bénéfices vers l'Ile Maurice afin d'échapper à l'impôt local. Résultat, un manque à gagner fiscal conséquent pour des nations en proie à la pauvreté. Le Lesotho ou le Sénégal souhaitent aujourd'hui renégocier leurs conventions signées avec cette île paradisiaque, à tous les sens du terme. En plus des multinationales, Maurice attire également de riches hommes d'affaires soucieux de réduire leur empreinte fiscale. Ils sont Ougandais, Nigérians ou encore Irlandais. Ainsi, Bob Geldolf, le rocker philanthrope, engagé pour une plus grande transparence des affaires, a domicilié sur l'île son fonds d'investissement, « 8 Miles », afin d'échapper à l'impôt. En réaction à ces révélations du ICIJ, l'ONG Oxfam plaide encore et toujours pour l'instauration d'un taux effectif minimum d'imposition mondial sur les sociétés "payable par toutes les multinationales où qu'elles soient implantées ».
En Europe, notamment en Angleterre, quatre adolescents âgés de 15 à 17 ans ont été inculpés pour «crime haineux» dans l’enquête sur l’agression d’un couple de femmes dans un bus londonien fin mai, a annoncé la police londonienne jeudi. Cette information a été publiée le vendredi 27 juillet par le journal de Montréal avec la participation de l'AFP : «Deux garçons âgés de 16 ans, un garçon de 17 ans, et un de 15 ans ont été inculpés de «crime haineux aggravé» et comparaîtront devant la justice le 21 août. L’un d’eux est aussi inculpé de vol. Deux garçons âgés de 16 ans, un garçon de 17 ans, et un de 15 ans ont été inculpés de «crime haineux aggravé» et comparaîtront devant la justice le 21 août. L’agression s’était déroulée dans un bus de nuit roulant à Camden, dans le nord de Londres, tôt le matin du 30 mai. L’une des deux victimes, Melania Geymonat, une Uruguayenne de 28 ans, avait posté sur Facebook une photo sur laquelle on la voit saigner du nez, sa chemise couverte de sang, tandis qu’à ses côtés, son amie apparaît bouleversée, son visage éclaboussé de sang. L’agression s’était déroulée dans un bus de nuit roulant à Camden, dans le nord de Londres, tôt le matin du 30 mai. L’une des deux victimes, Melania Geymonat, une Uruguayenne de 28 ans, avait posté sur Facebook une photo sur laquelle on la voit saigner du nez, sa chemise couverte de sang, tandis qu’à ses côtés, son amie apparaît bouleversée, son visage éclaboussé de sang. Elle avait expliqué sur le réseau social que sa petite amie, Chris, et elle se trouvaient dans un bus de nuit lorsqu’un groupe de jeunes hommes les avait prises à partie, «exigeant que nous nous embrassions pour qu’ils puissent nous regarder, nous traitant de lesbiennes et décrivant des positions sexuelles». Puis, elle avait expliqué que les adolescents les avaient frappées et volées. Les deux femmes avaient dû être emmenées à l’hôpital. Theresa May, à l’époque première ministre, avait qualifié de «répugnante» cette attaque qui avait suscité une vague d’indignation et d’émotion».
En Russie, le journal suisse Le Temps citant l'AFP alerte ce jour dimanche 28 juillet que plus de 1000 manifestants ont été interpellés à Moscou : «Les autorités russes ont fortement réprimé un mouvement de protestation ce samedi, moins d'une semaine après un rassemblement sans précédent pour protester en faveur d'élections libres La police russe a arrêté samedi plus de 1000 manifestants venus réclamer à Moscou des élections libres malgré l'accentuation de la répression contre l'opposition ces derniers jours. Moins d'une semaine après un rassemblement sans précédent depuis le mouvement qui avait accompagné le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012, les forces de l'ordre n'ont laissé cette fois aucune chance, ce samedi, aux protestataires de participer à cette nouvelle manifestation, non autorisée, devant la mairie de la capitale russe. Mobilisées en grand nombre, elles ont arrêté massivement les protestataires qui affluaient sur la principale avenue de Moscou, criant «Honte» ou «Nous voulons des élections libres» et les ont repoussés manu militari hors vers les ruelles alentour. L'opposition dénonce le rejet des candidatures indépendantes lors des élections locales du 8 septembre, qui s'annoncent difficiles pour les candidats soutenant le pouvoir dans un contexte de grogne sociale. Avec des interpellations, interrogatoires et perquisitions visant toute la semaine les figures de l'opposition russe, les autorités avaient clairement montré qu'elles répondraient fermement à la montée de la contestation ces dernières semaines. Un journaliste de l'AFP a pu voir des dizaines de manifestants arrêtés avant même le début du rassemblement. Selon les chiffres officiels de la police de Moscou, quelque 3500 personnes, parmi lesquelles environ 700 journalistes professionnels et blogueurs, étaient présentes samedi à la manifestation et 1074 ont été arrêtées «pour des infractions diverses». L'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations, dit aussi avoir recensé plus de mille arrestations. Plusieurs arrestations étaient violentes, une manifestante ayant notamment été blessée à la tête, selon le journaliste de l'AFP.«Nous manifestions pacifiquement, nous n'avions pas d'armes (...). Nous ne leur avons donné aucun motif pour des arrestations aussi violentes», a déploré Anastassia Zabalioueva, 27 ans, qui enseigne le français et l'anglais. «La dernière fois que j'ai vu autant de pressions, des arrestations et des perquisitions, c'était pendant les manifestations de 2012», a estimé pour sa part Alexeï Sprijitski, 42 ans.
Avant même le rassemblement, plusieurs figures de l'opposition ont été arrêtées au fil de la matinée telle Ilia Iachine, Lioubov Sobol ou Dmitri Goudkov qui avait affirmé vendredi que l'enjeu dépassait les élections locales. «Il s'agit de savoir si, dans la Russie d'aujourd'hui, il est possible de faire légalement de la politique», avait-il déclaré. Les domiciles et permanences de plusieurs candidats exclus avaient été perquisitionnés par avance et, mercredi, l'opposant numéro un au Kremlin Alexeï Navalny avait été renvoyé en prison 30 jours pour des infractions «aux règles des manifestations». Ces procédures font suite à l'ouverture d'une enquête pour "entrave au travail de la Commission électorale" de Moscou lors de manifestations mi-juillet. Elles peuvent aboutir à des peines atteignant cinq ans de prison, rappelant les importantes condamnations prononcées lors du mouvement de 2011-2012 contre le retour à la présidence de Vladimir Poutine. Redoutant une «répression massive à venir», l'ONG Amnesty International a, elle, critiqué une «tentative ouverte et sans gêne des autorités russes pour intimider l'opposition». En amont du rassemblement de samedi, la police de Moscou a publié une mise en garde aux citoyens et, fait inédit, proposé aux journalistes couvrant l'événement de transmettre leurs identités, augurant de nombreuses arrestations. Le maire de Moscou Sergueï Sobianine, un proche de Vladimir Poutine, a averti que se préparaient «de sérieuses provocations menaçant la vie et la santé des gens». Exceptionnellement élevée après l'annexion de la Crimée, la popularité de Vladimir Poutine a baissé depuis sa réélection pour un quatrième mandat l'année dernière et les scrutins de début septembre s'annoncent difficiles pour le pouvoir, surtout dans les grandes villes comme Moscou et Saint-Pétersbourg. L'enregistrement d'une soixantaine de candidats aux élections du Parlement de Moscou a été rejeté, officiellement en raison de vices dans la collecte des signatures nécessaires pour se présenter.Des participants indépendants exclus du scrutin ont dénoncé des irrégularités fabriquées selon eux de toutes pièces et accusé le maire loyal au pouvoir, Sergueï Sobianine, de vouloir étouffer l'opposition, qui espérait avoir son mot à dire dans la gestion du budget faramineux de la capitale.
Entre les États-Unis et la Chine, la guerre commerciale demeure vive, comme en témoigne la réaction brutale de Donald Trump face au peu d'empressement des négociateurs chinois, C'est l'AFP qui en fait écho pour le compte du journal de Montréal hier samedi 28 juillet : «La Chine aimerait bien jouer la montre sur le commerce jusqu’aux élections présidentielles américaines de 2020, espérant pouvoir ensuite négocier avec un président plus accommodant, a affirmé Donald Trump vendredi..«Je ne pense pas que la Chine pourrait signer un accord s’il y avait 2% de chance que je perde les élections», a déclaré le président américain depuis le Bureau ovale. «Ils se diraient: “Attendons, peut-être que Trump va perdre et que nous pourrons négocier avec une autre andouille de l’espèce de ceux qui ont autorisé des accords [commerciaux passés]”... Ils se diraient: “Attendons Joe Biden à la place de Trump”», a-t-il ajouté. Ces déclarations interviennent alors qu’une délégation américaine de haut rang doit se rendre à Shanghai la semaine prochaine. Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, se réuniront mardi et mercredi avec leurs homologues chinois dans la capitale d’affaires du géant asiatique.Washington et Pékin avaient brutalement interrompu leurs négociations en mai, quand les autorités chinoises étaient revenues sur leurs engagements, relançant leur guerre commerciale avec l’imposition de nouveaux tarifs douaniers réciproques. En marge du sommet du G20 au Japon fin juin, le président américain, Donald Trump, avait annoncé une trêve, mais les deux parties ne s’étaient entretenues depuis que par conférence téléphonique».
Au canada, le journal suisse Le Devoir citant l'AFP rapporte le samedi 27 juillet que deux fugitifs sont activement recherchés avec l'implication de l'armée sollicitée en renfort : «Un avion des Forces armées canadiennes est arrivé samedi dans le nord du Manitoba pour aider la Gendarmerie royale du Canada à retrouver deux jeunes suspects d’homicide. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait indiqué la veille que l’armée avait été appelée à fournir un appui aérien à la police dans sa traque autour de Gillam, au Manitoba. Dans une déclaration transmise samedi, les Forces armées ont indiqué qu’un avion Hercules CC-130H du 435e Escadron de transport et de sauvetage basé à Winnpeg participera aux recherches aériennes. Un agent de la GRC sera à bord de l’appareil pour diriger les recherches, selon cette déclaration. Selon la police, Bryer Schmegelsky et son ami Kam McLeod, âgés respectivement de 18 et de 19 ans, ont peut-être changé d’apparence pour échapper à l’intense chasse à l’homme lancée contre eux. Des policiers de plusieurs juridictions effectuent des fouilles à pied avec des chiens. Des drones sont aussi utilisés. Les deux adolescents de Port Alberni, en Colombie-Britannique, sont accusés du meurtre au second degré de Leonard Dyck, un professeur de botanique à l’Université de la Colombie-Britannique, et ils sont soupçonnés d’avoir assassiné l’Australien Lucas Fowler et sa petite amie américaine Chynna Deese. Les trois homicides ont eu lieu dans le nord de la Colombie-Britannique. Dans sa mise à jour publiée samedi, la GRC du Manitoba, a indiqué que les suspects n’avaient pas été aperçus de nouveau. Elle ajoute n’avoir obtenu aucune information qui permettrait d’apprendre qu’ils ont quitté la région. Selon le communiqué, des agents ont commencé à interroger les occupants de tous les immeubles dans la région de Gillam. Ils ont aussi rencontré des membres de la Première Nation de Fox Laxe.
Cette opération se poursuivra tout au long du week-end. «En plus de cette opération, plus de 100 résidences inhabitées de la municipalité de Gillam ont fait l’objet d’une fouille minutieuse. Les agents effectuent également des fouilles dans les gros bâtiments abandonnés comme le camp de la station de conversion Keewatinohk, qui est situé à proximité de Gillam et qui contient plus de 600 salles», peut-on lire dans le communiqué de presse. L’Assemblée des chefs du Manitoba a demandé l’aide du Bear Clan Patrol, un groupe de surveillance de quartier dirigé par des Autochtones. Selon l’organisme, le groupe a coordonné diverses équipes pour qu’elles se rendent dans certaines communautés des Premières Nations comme Fox Lake Cree Nation, York Factory First Nation et War Lake First Nation. «Les patrouilles procureront un sentiment de sécurité à nos communautés qui visent dans l’incertitude. Nous demandons à tous les membres des communautés de continuer à coopérer avec la GRC. Si vous apercevez ces jeunes hommes, contactez immédiatement la GRC. Ne mettez pas votre vie en danger. Verrouillez vos portes et surveillez vos enfants», a déclaré le grand chef par intérim Sheldon Kent. Un véhicule de marque Toyota RAV4 incendié, qui a été utilisé par Schmegelsky et McLeod, a été retrouvé près de Gillam cette semaine et la police a déclaré qu’aucun vol de véhicule n’avait été rapporté. La GRC au Manitoba avait demandé vendredi à quiconque aurait involontairement aidé deux jeunes adultes suspectés d’avoir commis des homicides à quitter la zone où ils avaient été vus pour la dernière fois à se manifester. La GRC a précisé que les policiers n’affirment pas que c’est ce qui s’est produit, mais qu’ils n’excluent aucune possibilité».
Sélection et commentaire de la Rédaction