Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
19 Août 2019

Le monde dans lequel l’on vit est souvent cruel et impitoyable car il ne se passe pas un seul jour sans que les médias ne fassent état des informations attristantes voire affligeantes. La semaine écoulée aura été marquée par une multitude d'événements parmi lesquels la Rédaction a minutieusement sélectionné pour ses lecteurs. Les articles ci-après appartiennent à trois organes de médias très prestigieux, à savoir Le devoir, la RTBF et l’AFP. La Rédaction vous recommande vivement la lecture de ces articles pour vous informer et surtout adopter une attitude de combat face à l’adversité et le flot de mauvaises nouvelles.
En Italie, les autorités acceptent de laisser débarquer 27 migrants sur leur sol, comme le révèle la RTBF citant l’AFP dans sa publication datée de dimanche 18 août : «Le ministre de l'Intérieur italien, le leader d'extrême droite Matteo Salvini, a laissé à contrecœur samedi débarquer 27 migrants mineurs non-accompagnés recueillis par le navire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, ancré au large de l'île de Lampedusa. « Evacuation des mineurs non-accompagnés accomplie », a tweeté l'ONG. Manifestement soulagés, parfois sourire aux lèvres, ces jeunes migrants ont été récupérés par les gardes-côtes italiens qui les ont amenés au port de Lampedusa, petite île italienne située entre la Sicile et l'Afrique du Nord. Une issue que certains d'entre eux attendaient depuis deux semaines en mer. Le ministre de l'Intérieur avait écrit plus tôt une lettre au chef du gouvernement italien Giuseppe Conte dans laquelle il déclarait qu'il pourrait autoriser les mineurs « présumés » à quitter l'Open Arms, bien que cela soit en « contradiction avec (son) opinion ». Vendredi, Marc Reig, le commandant du navire, avait décrit une situation « explosive » à bord, soulignant que certains migrants pourraient "se jeter à l'eau" pour rejoindre la terre ferme « à la nage ». « Tout le monde est cassé psychologiquement, cette situation est devenue insoutenable », avait-il affirmé à la chaîne de télévision espagnole TVE. Dans un tweet, l'ONG évoquait, elle, des menaces de suicide et exigeait un débarquement général pour « urgence humanitaire ». Matteo Salvini continue néanmoins de refuser que les 105 adultes et deux mineurs accompagnés toujours à bord puissent débarquer, bien que plusieurs pays européens aient accepté de les accueillir. « La Commission a eu des contacts intensifs au cours de la semaine écoulée et nous sommes très reconnaissants de la coopération de la France, l'Allemagne, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie et l'Espagne », a commenté vendredi une porte-parole de la Commission, Vanessa Rock. Mais « aucun pays européen n'a fait de pas formels pour accueillir les migrants se trouvant à bord », déplorent des sources au ministère de l'Intérieur italien, qui réclament des engagements concrets. Proactiva Open Arms a annoncé qu'elle aurait besoin de temps pour annoncer aux migrants que la plupart d'entre eux devaient rester à bord, alors que le bateau a jeté l'ancre au large de Lampedusa depuis jeudi.
Samedi, un procureur sicilien a mené une perquisition au siège des services des gardes-côtes italiens à Rome, dans le cadre d'une enquête contre X pour séquestration de personnes et abus de pouvoir, sur la décision d'empêcher l'Open Arms d'amarrer. La police a notamment saisi des enregistrements de communications entre le ministère de l'Intérieur et les services de secours, a rapporté le quotidien de gauche La Repubblica. Cette énième confrontation entre un navire de secours et le ministre de l'Intérieur italien s'est déroulée cette fois-ci dans le contexte de la crise politique qui secoue Rome. Matteo Salvini a fait voler en éclats le 8 août la coalition gouvernementale formée par sa formation politique, la Ligue (extrême droite), avec le Mouvement cinq étoiles (M5S, antisystème). Il a réclamé l'organisation rapide d'élections, alors qu'il est crédité de 36 à 38% des intentions de vote dans les sondages. Mais un front politique semble en train de se former contre lui, par le biais inattendu d'une alliance entre son ex-partenaire du M5S et le Parti démocrate (centre-gauche). La politique migratoire a pris une place centrale dans cette crise, dans l'attente d'un éventuel vote de censure contre le gouvernement au Sénat mardi. Dans le même temps, l'Océan Viking, bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), ne dispose toujours d'aucune solution pour faire débarquer les 356 migrants qu'il a secourus en mer. Il navigue désormais au ralenti à mi-chemin entre Malte et Lampedusa, tandis que le décret lui interdisant les eaux territoriales italiennes est toujours en vigueur et que les autorités maltaises restent sourdes à ses demandes».
Au Cuba, pays insulaire communiste des caraïbes, les autorités ont annoncé la mort de cinq personnes et un blessé foudroyés lors d’un orage, jeudi dernier, sur la plage à l’ouest de ce grand pays, selon l’information publiée depuis vendredi 16 août par le journal numérique canadien journal de Montréal, signée l’AFP : «Les victimes sont deux adultes et trois enfants, tous de nationalité cubaine, qui se trouvaient sur la plage La Puntilla à Santa Cruz del Norte, dans la province de Mayabeque, à 44 km à l’est de La Havane, où beaucoup d’autochtones passent leurs vacances. Un autre mineur a été blessé et se trouve à l’hôpital. Les défunts ont été retrouvés au pied d’un pin – sous lequel ils s’étaient abrités pendant l’orage–, que la foudre aurait frappé, selon les déclarations du capitaine de police Manuel Olivares à la presse d’État. «Les risques d’être frappé par la foudre sont particulièrement importants lorsque l’orage se prépare ou approche. Il faut sortir de l’eau, s’éloigner des arbres et des endroits où peuvent s’engouffrer les éclairs», a déclaré le météorologue Miguel Angel Hernández à la télévision cubaine. Cuba est l’un des endroits les plus frappés par la foudre au monde, en raison de la forte activité électrique qu’elle enregistre pendant les tempêtes, selon les autorités. Les orages s’abattent avec une force accrue sur l’ouest de l’île, dont La Havane, au cours de la saison des pluies, de mai à octobre».
Aux Etats-Unis, l’obtention de la nationalité américaine devient problématique pour les immigrants bénéficiant d’aides publiques, selon le journal Le devoir :« Le gouvernement de Donald Trump a annoncé lundi une nouvelle réglementation qui dénie désormais la nationalité américaine aux immigrants bénéficiant d’aides publiques. Les immigrants qui seront jugés susceptibles de devenir des «charges pour la société» se verront refuser l’accès au territoire et ceux qui sont déjà aux États-Unis se verront refuser la « carte verte », le permis de séjour américain, précise une nouvelle réglementation publiée par la Maison-Blanche. S’ils ont déjà une carte verte, ils ne pourront pas obtenir la nationalité américaine. La nouvelle réglementation, dite des «charges pour la société », vise les immigrants démunis, qui bénéficient à leur arrivée sur le territoire américain, pendant une période limitée, d’allocations logement ou de bons alimentaires. «Avec la réglementation des charges pour la société, le gouvernement du président Trump défend à nouveau les idéaux d’autonomie et de responsabilité individuelle, en s’assurant que les immigrants sont capables de subvenir à leurs besoins et de réussir ici, en Amérique», a déclaré Ken Cuccinelli, le directeur par intérim des services d’immigration américains.Cette nouvelle réglementation « protégera les contribuables américains, préservera notre système d’aides publiques pour les Américains vulnérables et fera respecter la loi », note un communiqué de la Maison-Blanche.La loi américaine sur l’immigration stipule que ceux qui viennent vivre aux États-Unis ne peuvent pas devenir une charge pour la société, rappelle la présidence. « Depuis des années, cette exigence claire a été largement ignorée, faisant peser une énorme charge sur les contribuables américains.
Aujourd’hui, la loi sur les charges pour la société va enfin être mise en oeuvre». «Beaucoup d’étrangers et de membres de leur famille ont profité de notre généreux système d’aides publiques, des ressources limitées qui auraient sinon pu bénéficier à des Américains vulnérables », note un communiqué de la Maison-Blanche. Cette décision pourrait affecter 22 millions d’étrangers résidant légalement dans le pays, ainsi que quelque 10 millions d’immigrants installés illégalement aux États-Unis, souvent depuis des années. Selon la Maison-Blanche, la moitié des familles étrangères résidant aux États-Unis comprennent au moins une personne utilisant Medicaid, le système d’assurance maladie public du pays réservé aux plus démunis. En outre, 78 % des foyers dont le chef de famille est un étranger peu éduqué utilisent au moins un programme d’aide publique, ajoute l’exécutif. M. Cuccinelli a précisé que la nouvelle réglementation entrerait en vigueur à partir du 15 octobre pour déterminer si les détenteurs de carte verte ont bénéficié d’aides publiques de façon abusive. Pour les groupes pro-immigration, l’utilisation de l’aide publique par les migrants ne pose pas de vrai problème. Le National Immigration Law Center, un groupe pro-immigrants, a annoncé lundi son intention de saisir la justice pour bloquer la mise en œuvre de cette réforme, qu’il a qualifiée de « politique raciste».
Toujours aux Etats-Unis, le média canadien Le devoir citant l’AFP informe son lectorat que des employés de Google s’opposent à un contrat avec les services de l’immigration américains : «Plusieurs centaines d’employés de Google ont appelé leur groupe à ne pas travailler pour les services de l’immigration américains, en leur fournissant par exemple un contrat pour du stockage de données en ligne, jusqu’à ce que ceux-ci « cessent leurs violations des droits de la personne ». Une pétition a été signée par plus de 600 salariés de Google, selon un décompte en fin d’après-midi mercredi. Elle a été suscitée par la nouvelle que l’Agence des douanes et de protection des frontières (CPB) s’apprête à lancer un appel d’offres pour un gros contrat d’informatique dématérialisée. Microsoft et Amazon pourraient figurer parmi les principaux rivaux de Google sur cet appel d’offres. « Le fournisseur d’infonuagique (cloud computing) qui gagnera le contrat sera celui qui va rationaliser l’infrastructure du CBP et par là, faciliter ses violations des droits de la personne », affirme la pétition publiée sur médium.com. «Il est temps de se rassembler et de dire clairement que nous ne travaillerons pas pour un tel contrat », dit encore le texte. Interrogé, Google n’avait pas immédiatement répondu.
La pétition exige que le géant de l’internet basé dans la Silicon Valley s’engage publiquement à ne pas soutenir les agences gouvernementales telles que les Services de l’immigration et des contrôles douaniers (ICE), le Bureau de réinsertion des réfugiés et le CBP (US Customs and Border Protection). En apportant un soutien technologique à ces agences dans le climat actuel, estiment les employés, Google « troquerait son intégrité contre un peu de profit », selon la pétition.«L’histoire nous le montre : il est temps de dire “NON” maintenant », lit-on dans la pétition. « Nous refusons d’être complices. » Ceux qui ont signé la pétition ont fait valoir que ce serait « inacceptable » pour toute entreprise de technologie d’être le fournisseur de ces agences, compte tenu des pratiques en vigueur à la frontière sud des États-Unis. L’année dernière, Google avait abandonné sa candidature à un énorme contrat d’infonuagique pour le Pentagone, d’un montant pouvant atteindre 10 milliards de dollars, à la suite d’une manifestation de la part d’employés qui exhortaient l’entreprise à éviter de travailler pour le secteur de l’armement. Ces dernières années, les employés de Google ont confronté la société sur des questions telles que le harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou la possibilité d’adapter une version de la recherche en ligne pour l’internet très censuré de la Chine».
Rédaction